‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 450 sur 656 · OS DU B U AS · texte numérisé non relu

OS DU B U AS

H umer us.

Quant à l'humérus, peut-être fait-il exception à la règle commune ; à en juger au moins par le nombre de fois qu’il a été trépané.

os de l’épaule.

Scapulum.

Peut-être est il vrai de dire aussi que le scapulum se trouve placé à cet égard dans des conditions spéciales. On sait du reste que Mareschal a guéri un- militaire chez lequel il s’était formé, à la suite d’une plaie par instrument piquant, un abcès à la fosse sous-scapulaire. — Une couronne de trépan appliquée par cet habile chirurgien sur la portion d’os attaquée , lui permit de vider le foyer et de tarir promptement la source du mal. Celse de Londres ne fut pas moins heureux dans une autre circonstance ; cette fois, en effet, il s agissait d’une nécrose, mais sle malade n’en guérit pas moins. A en croire MM. J. Cloquet et Jobert, ils auraient vu l’un et l’autre au musée anatomique de l’école d’Alfort, des pièces anatomiques dans lesquelles le scapulum était non-seulement nécrosé, mais encore dans lesquelles la portion nécrosée se trouvait elle-même embrassée par les deux lames de l’os nouveau. Or, à coup sur, si un cas pareil se rencontrait jamais, il exigerait l’application de plusieurs couronnes de trépan. Quant à la clavicule, il est douteux qu’elle s’hypertrophie jamais au point de réclamer, à raison du volume de son séquestre, l’application du trépan ; la molette concave, la scie à chaîne ou les divers osleotomes dont nous avons déjà si souvent parlé nous paraissent de nature à permettre à l’opérateur d’en débarrasser le malade, d où il suit, ainsi que nous le disious en commençant, que la trépanation des extrémités déjà très-rare le deviendra encore chaque jour davantage.

MANUEL OPERATOIRE.

Dans le cas où l’on se déciderait à trépaner le cubitus ou le radius , il conviendrait d’inciser les parties molles de manière à mettre à nu la surface postérointerne du premier et la face postéro-externe du second.

A l'humérus, si c’était à la partie située au-dessus des condyles, et par conséquent au quart inférieur, Ae l’os du bras qu’on dût agir, un lambeau en demi-lune mais très-allongé permettrait à l’opérateur , si ce lambeau était détaché d’avant en arrière, de ne diviser qu’une portion des fibres du triceps et de les refouler assez loin en avant avec le biceps et les vaisseaux ; au quart supérieur, au contraire, le bord libre du lambeau serait dirigé en bas, et, quant à l’application des couronnes, on se laisserait, comme pour les extrémités inférieures, guider par les circonstances.

Quant à l'omoplate, on conçoit qu’il est difficile de tracer d-es règles qui aient quelque valeur; les circonstances pathologiques peuvent variera l’infini:

aussi, à l’imitation de M. Velpeau, qui est grand partisan , pour toutes les opérations de ce genre, des lambeaux semilunaires , "nous bornerons-nous à déclarer que chaque praticien doit se laisser guider par L’étal des parties qu’il a sous les yeux, et par le siège et 1 étendue de la lésion.

A la clavicule, si tant est qu’on se décide à y appliquer le trépan ; une fois l’os mis à nu par un lambeau semi-lunaire que le chirurgien doit faire soulever de bas en haut, l’opérateur appliquerait la couronne et terminerait l o— péralion ainsi qu’il a été déjà dit si souvent. En résumé, on le voit, la trépanation, excepté pour les os du crâne, peut être, sinon toujours, du moins fort souvent, remplacée par la résection ou l’excision ; aussi' conseillons-nous au lecteur après avoir parcouru oes lignes de relire avant de prendre un parli.tout le chapitre des résections.

TUMEURS CORNEES.

L’organe de l’olfaction est un de ceux où se manifestent assez souvent des tumeurs cornées dont il est d ailleurs 0 difficile de se rendre compte. .1 ai eu occasion, pendant un de mes dern.e»

séjours à Paris, de voir M. Bcrard en extirper une à l’hôpital Saint-Antoine-

DE MEDECINE OPERATOIRE. 663

Elle était d’un volume assez considérable, et au dire du malade elle lui occasionnait des douleurs assez vives : et comme elle rendait son visage on ne peut pl us difforme, il était très-impatient de se la voir enlever. — Le succès couronna la tentative ; et le manuel opératoire employé pour l’extraire fut si simîle, que nous ne croyons pas devoir îous y arrêter.

. tumeurs cancéreuses.

Occupant de préférence la partie iné rie ure ou le lobule du nez, les tumeurs ancéreuses sé rencontrent parfois aussi ependant aux ailes ou à la racine de et organe. Elles se présentent en généal sous la forme d'un petit bouton à lur début, ou sous celle d’une petite errue à démangeaison vive et bientôt livie d ulcération qui se cicatrise et ulcère de nouveau jusqu’à ce qu’enfin le nmsse par prendre le caractère can- :reux. Dans d’autres circonstances,

quoique beaucoup plus rarement, la tumeur acquiert au contraire un volume extrême avant de s'ylcérer : enfin, plus rarement encore, au lieu d’une seule tumeur il y en a plusieurs, et chacune déliés forme pour ainsi dire un cancer isolé. Quoi qu’il on soit, il s’en faut du reste que des douleurs vives lancinantes s observent dans toutes les affections dites cancéreuses de cet organe nous ' avons eu occasion de le^conslater encore récemment, et ce fait, nous nous empressons de le reconnaître, avait été signalé avant nous. Un caractère au contraire à peu près constant est la rougeur de la peau, qui est en même temps amincie et luisante; on conçoit du reste que les altérations de l’organe de l’olfaction doivent dépendre le plus souvent de 1 ancienneté et de la gravité de l’affection. Ainsi le mal peut être porté au point que le nez soit plus ou moins détonne, 1 angle interne des yeux plus ou moins recouvert par les prolongements e ta tumeur, le canal ou le sac nasal plus ou moins comprimé.

TRAITÉ

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