‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 452 sur 656 · V. Oblitération et imper j or allai du · texte numérisé non relu

V. Oblitération et imper j or allai du

conduit.

L’oblitération peut être complète ou empiète , congénitale ou acquise , et e due ou au rapprochement des pas osseuses , ou à celui des parties lies, ou à une membrane faisant ofi de diaphragme. Lorsque le conduit fermé dès la naissance, il est peu e , on le conçoit , de dire s’il n’existe une simple membrane ou si au con-r ire le conduit manque entièrement :

si, dans ce doute, convient-il de prauer, avec la pointe d’un bistouri, une ision qui pénètre jusqu’à là profonir de quelques millimètres , de mare à être certain qu’il n’existe pas conduit si on ne rencontre pas de e. L’incision extérieure sera incon- -nt agrandie si on en trouve un; puis

*) ^rd, t. i, p. 33t.

on y introduira aussitôt une tente, une bougie, une c.tnùlb, ou tout autre corps dilatant, qu’on aura soin de renouveler et de laisser après la cicalrisation , ne fût-ce que pendant quelques jours. — N’existe-t-il qu’une simple membrane,

' et est-elle placée superficiellement, elle sera incisée crucialement à l'aide d’un bistouri très-aigu, qu’on aura soin d’entourer de linge jusqu’à 4 millimètres dé sa pointe, puis on enlèvera les lambeaux, La membrane est-elle au contraire située profondément, l’opérateur alors se servira d’un trocart dont la pointe dépassera très-peu la canule ; quelquesuns préfèrent alors , ainsi que le conseille Leschevin, de fixer un morceau de nitrate d’argent dans un petit tuyau de plume, e-t dç le porter directement sur le centre de la tumeur au moyen d’une canule. On ne saurait se dissimuler cependant, bien que cette méthode ait été employée par Boyer etltard, qu’on n’est pas maître de diriger à son gré l’action du caustique , et que si la cloison était adossée à la membrane du tympan on ne serait pas sûr de ménager cette dernière; aussi, pour Dotre part, préférerions-nous nous servir du bistouri. — Les moyens opératoires seraient les mêmes dans le cas où il existerait au pourtour de l’orifice ou dans la profondeur du canal des membranes accidentellement développées : il faudrait, en effet, en combiner le débridement avec les moyens dilatants.

§ VI. Accumulation du cérumen.

L'accumula'ion du cérumen peut nuire plus ou moins à l'audition , et sa densité est quelquefois telle qu’on éprouve quelque difficulté à l’extraire.

Les auteurs ont conseillé de ramollir le bouchon qu’il forme à l’aide d’injections huileuses, savonneuses, etc.; mais l’eau tiède poussée avec une certaine force est, ainsi que le prouvent les expériences de Ilaygarth et la pratique de Saunders et d’ïtard , Je meilleur dissolvant, sauf à se servir ensuite d’une petite curette, d’un cure-oreille, pour exlraire la concrétion. En tout cas l'operateur doit-il y procéder avec précaution, afin de ne pas déchirer la membrane qui tapisse le canal, encore moins perforer celle du tambour. Une fois le cérumen enlevé , les accidents de surdité disparaissent , ainsi que le prouvent les ob-

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servalions que l’on doit à Duverney (1), Bartholin (2), J. Cloqué t '(3), Jobert (î), Jacquemin (5).

§ VII. Corps étrangers introduits dans le conduit auditif.

Anatomie, chirurgicale du Conduit.

: — Le conduit auditif externe a ordinairement chez l'adulte une longueur de 22 à 27 millimètres- sa direction est oblique en dedans et en avant , et sa courbure disposée de telle façon que la convexité soit à la paroi inférieure et la concavité à la paroi supérieure. Bouché à son extrémité interne par la membrane du tympan , il est tendu en outre obliquement de haut en bas et de dehors en dedans , de telle sorte que cette extrémité semble n’ètre qu’une suite de la concavité de la paroi supérieure, plus courte par conséquent que l’inférieure. Plus large à ses extrémités qu’à sa partie moyenne , le conduit auditif présente une coupe transversale elliptique, dont il importe de bien connaître la disposition pour l’extraction des corps étrangers, Il ne faut pas oublier , du reste , que plus le sujet est jeune, plus la forme elliptique est prononcée, et que, chez les enfants, le grand diamètre de l’ellipse a une direction presque parallèle à celle de l’apophyse zygomatique , et se trouve par conséquent presque horizontal. On sait en effet que l’âge , en donnant naissance au développement de l’os mastoïde, relève l’extrémité postérieure de ce diamètre, au point qu’à la puberté il est oblique de haut en bas et d’arrière en avant, tandis que chez l’adulte il se rapproche de la perpendiculaire; forme, du resle, qu’il a presque complètement chez le vieillard , ainsi que l’a fait remarquer M. Lenoir.

Traitement. — Quant aux corps étrangers qui peuvent s’introduire dans le conduit , ils peuvent être rapportés aux trois classes suivantes. Ce sont :

1° des insectes vivants, une puce, une punaise , un perce-oreille , qu’on doit

(t) Traité de l’organe de l’ouie, p. 156- 157, 1683.

(2) Act. IlafFn., t. r, obs. 45, p- 82. — Plang., t. xviu.

(3) Clin, des liôp., t. iv, n® 21.

(4) Revue méd.,juin 1850, p.- 4M.

f5) Dict. de rnéd., t. xxn, p. 557.

chercher à enchevêtrer dans un flocor de laine ou de coton, ou à engluer avec uh stylet enduit de glu ou de poix conseillés déjà par Hippocrate; et quant on ne réussit pas , il convient d’essaye' de s’en saisir avec des pinces, ou d> les tuer en versant sur eux de l’huil ou de, l’eau chaude , ou des liquide encore plus actifs. Parfois aussi on ; rencontre des vers , qui ont été obser vés par Morgagni-, Valsalva , Saviard et la présence de ces animaux a donn lieu quelquefois à des douleurs fortes e parfois excessives de l’oreille , à de convulsions générales, à des syncopes etc. Le plus souvent, les injections hui leuses, ou celles faites avec des sub stances amères , suffisent pour en dé terminer la sortie. M. A. Bérard , a dire de son frère, a obtenu la sortie d’u de ces animaux en plaçant à l'entrée d conduit auditif des morceaux de viande 2° Des corps mous, tels que du cotor du papier, des insectes morts, des gra; nés de légumes, etc. ; tous corps étrar gers qu’il s’agit d’extraire en glissai entre eux et les parois du conduit u cure-oreille , un petit crochet, dont o se sert, une fois qu’il est arrivé au del du corps étranger , comme d’un levit du premier genre ; et dans le cas c leur volume serait trop considérabli on les divisetait a-vec une feuille-d( myrte étroite et pointue , ou avec to autre instrument tranchant; puis , ui fois le corps étranger réduit en fra:

ments , on les extrairait par morceau 3° Des corps durs , tels que petits cai loux , grains de plomb et de verri noyaux de cerises , etc. ; mais ici , faut en convenir , la difficulté est pl grande , et parfois l'opérateur le pl habile échoue. Quoiqu'il en soit , 1’ pérateur, quand il veut extraire c corps , commence par faire placer malade à genoux entre ses jambes et p lui tenir la tète renversée sur sa cuiss de manière que l’oreille affectée si exposée en même temps au jour et à vue de l'opérateur. Cela fait, il lubril ensuite le conduit en y introduisant l’huile ; puis il attire le pavillon en ha et en arrière avec la main gauche; saisit, avec la main droite , une curel mince qu’il engage le long de la pat inférieure du conduit jusqu au delà ' corps étranger „ ou du moins jusqu'à dessous, essayant ensuite de le repou ser en haut et en dehors , en se serva de la curette comme d’un levier du pr

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ier genre. Reste ensuite à faire suivre1 la curette la paroi inférieure , et ce •écepte s’étend à l’introduction de tout itre instrument à cause des .raisons* ivantes : 1° le diamètre du conduit ant un peu plus large dans le sens :rtical, il peut y avoir un vide entre i et Le corps étranger; 2° la nieni-.

ane tympanique étant plus inclinée :rs la caisse dans ce sens, on est moins tposé à l’atteindre. Ce procédé étant isé sur la disposition anatomique du >nduit, on conçoit que, chez l’enfant, faudrait diriger la curette le long de ; partie antérieure du conduit , et va- ;er par conséquent le point d’introduc- )n selon les âges. Nous avouons meme : pas être entièrement convaincu que paroi inférieure soit, même chez faille, le chemin le plus avantageux pour river au corps étranger sans léser la embrane du tympan : car, si la paroi i plus longue en effet, il importe Cendant de ne pas oublier que , eu ard à sa convexité, les instruments peuvent la suivre dans toute sa loueur ; et dès lors, obligé qu'on est de diriger directement en dedans , ils nt nécessairement heurter la memane tympanique, tandis que, cette imbrane étant pour ainsi dire contie avec la paroi supérieure, les instruits glisseraient presque parallèlement >a face externe et risqueraient peut— re moins de la blesser.

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