‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 454 sur 656 · A. ARRACHEMENT · texte numérisé non relu

A. ARRACHEMENT

Le polype a-t-il son point d’appui siales parois du conduit et son pédicule est-il étroit, il convient de recourir a l’arrachement ; il importe seulement de le combiner avec la torsion pour rendre les douleurs moins vives. A cet effet , l’opérateur glissera les pinces jusqu’au pédicule et le plus près possible de l’insertion de la tumeur , afin de ne pas laisser du côté de l’oreille un fragment qu’il faudrait arracher ensuite. Dupuytren avait l’habitude de le pratiquer avec de très-petites tenetles d’acier portant un léger crochet à leur extrémité.

Une fois l’instrument arrivé sur la tumeur , il en faisait pénétrer les deux crochels dans sa substance et lui faisait ensuite exécuter un mouvement de rotalion sur sou axe pour rompre la racine, ou mieux encore pour en déterminer la torsion. — Une fois le polype enlevé, le sang s’échappe aussitôt; on le laisse couler pendant dix minutes ou un quart d’heuée, après quoi on déterge les parties avec de l’eau tiède; puis on absorbe le tout avec une éponge montée sur une petite pince, afin de mettre bien à découvert le pédicule, sur lequel on applique le crayon de nitrate d’argent. On renouvelle ensuite la cautérisation tous les deux ou trois jours pour faire disparaître entièrement le pédicule et empêcher la végétation.

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