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B. LIGATURE

Applicable surtout aux polypes qui naissent sur la membrane du tympan, la ligature, d’une exécution assez facile quand le polype .n’occupe pas tout le conduit , exige certaines précautions ; au contraire, quand la tumeur est vola-

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mineuse , d’habitude c’est au procédé de Fabrisy qu’on a recours ; mais on ne peut se dissimuler qu’il est parfois d’une exécution extrêmement difficile , à raison de l’embarras qn’on éprouve à faire pénétrer les canules qui servent à passer les fils. Ces canules toutefois-, n’en déplaise à M. Bonafond (1) , qui paraît , à la manière dont il en parle , ne les avoir jamais essayées , peuvent être introduites au nombre de deux , et même de trois, dans le conduit auditif, ainsi qu’il nous est arrivé récemment à Alger. Nous convenons volontiers cependant que les instruments de M. Bonafond paraissent préférables : ils se composent d’un porte-nœud , qui ressemble à celui que M. Récamier a recommandé pour les polypes de l’utérus ; seulement il n’a que l'2 centimètres de la tige jusqu’aux anneaux et 1 millimètre de largeur. Quant au serre-nœud , il est un peu plus fort ; sa largeur est de 2 millimètres et son épaisseur de î millimètre. Il consiste , du reste , en une simple tige d’acier offrant: 1° une ouverture ou clias à une extrémité , afin de faire passer les deux bouts du fil ; 2° un petit bouton à vis, qui se trouve placé à 7 centimètres de cette extrémité , et ce bouton à vis est précédé d’une petite œillère placée à la distance d’un demi-centimètre; 3° enfin, l’extrémité correspondante de l’instrument est libre et se fixe sur un manche d’ivoire à l’aide d’une vis de pression, -r- Une fois le fil engagé dans l’ouverture supérieure, l’opérateur passe, les deux clefs dans la petite œillère et les engage sous le bouton à vis , qui permet de les laisser libres ou de les serrer à volonté. L’anse du fil est ensuite portée , à l’aide des deux inslrumenls , sur le pédicule du polype; puis, ce porte-nœud retiré , l’opérateur , saisissant plus fortement les deux bouts du fil, qu’il a laissés très-longs, lire sur eux , pendant qu’avec le pouce il prend un point d’appui sur le bout du manche du serrenœud. A l’aide de la combinaison de ces deux mouvements, de traction sur les fils et de pression sur l’instrument, il résulte pour le pédicule compris dans l’anse de fil une. pression dont on dispose à volonté , et que par conséquent on augmente on on fait cesser complé-

(1) Bull, de l’ Acad . de méd., t. x, n° J, p. 29, lo octobre 1841.

(fement. Ajoutons que , pour peu que l’opérateur veuille incontinent terminer l’extraction , il luj suffit de faire exécuter quelques tours au serre-nœud en- serrant davantage l’instrument el l’anse de fil: — Dans le cas oh la donleur éprouvée par* le malade ou toul autre accident, s’opposerait à ce qu’or eût recours â une pression graduelle aussitôt que les fils seront fixés à ut degré supportable , le manche sera enlevé et le serre-nœud restera dans l’oreille, où il sera, selon toute apparence facilement supporté : car sa longueui seule est gênante , attendu qu’elle dé, passe l’oreille de 2 centimètres. — S l’on en croit M. Bonafond, on peut, i l’aide de ces instruments , appliquer li ligature sur presque tous les polypes ce qui est en opposition avec l’opinioi de la plupart des praticiens , et notamment avec M. Kranies (l). Nous ajou tons que, suivant M. Bonafond, soi procédé l’emporte sur celui de M. Fa brisy à raison 1° de son exécution plu facile ; 2° de la finesse des instruments qu’on engage plus aisément entre 1 polype et les parois du conduit ; 3° ( de la facilité de pouvoir être employé alors que l’introduction des canules d M. Fabrisy ne peut avoir lieu. Ces ca nules ont cependant un avantage, celi de pouvoir être coupées à une hautei qui ne dépasse pas le pavillon de l’c reille ; aussi peuvent-elles rester à meure pendant la nuit sans être tre incommodes. En retour l’opérateur i peut, alors que l’instrument est tr*p serré , le relâcher à volonté ; avant|i que présentent , au contraire , les «i struments de M. Bonafond. — Avantll terminer ce qui est relatif à la ligatutl nous. rappellerons que la plupart d dhirurgiens ont recommandé, pour d ' riger l’anse de fil jusqu'au pédicule, U sc servir d’un simple stylet fourch > mais il ne faut jamais perdre de v !

qu’un mouvement de tête un peu brt'1 que, une douleur vive , un écoulent»!

de sang, etc. , peuvent séparer le stpi du fil, et qu’il est très-difficile alojW ressaisir ce dernier au milieu des'?* » ties qui le masquent entièrement : a0 t vaut-il mieux faire usdge du porte-*® » à chas mobile, qui n’a pas cet inconvi nient.

(I) Traité des maladies do l’orcil

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