‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 46 sur 656 · II. b. Procédé de Garengcol · texte numérisé non relu

II. b. Procédé de Garengcol

Cet écrivain recommandable a conseillé de recourir au procédé suivant :

« S'il s’agit du médius ou de l’annulaire , il faut dégager son articulation avec l’os du métacarpe par une incision de chaque coté faite avec un bistouri droit, et qui pénètre entre les os du métacarpe au-dessous de leur tête : il suffit, au contraire, ajoute-t-il, de le dégager seulement d’un côté quand ou opère sur l’indicateur ou l'auriculaire. »

Une remarque sur laquelle Garengeot insiste est de ne pas faire l’incision destinée à dégager le doigt positivement sur le milieu, mais sur le côté du doigt qu’on

veut retrancher, afin de conserver plus de peau , et procurer par là une cicatrice moins difforme , et conséquemment une guérison plus prompte. Reste h couper ensuite le doigt dans l’ariiculalion, en ayant soin de la fléchir auparavant pour avoir plus de jour et mieux apercevoir les ligaments : ceux-ci une fois divisés, le doigt sera redressé, et le bistouri achèvera la section des ligaments. Le chirurgien devra couper encore longitudinalement la gaine des tendons au moins d’un travers de doigt pour éviter l'étranglement , l’inflammation et les abcès qui surviennent dans la main quand on ne prend pas cette précaution (t. ut, p. 431-432).

Page 1