A. POINTS ET CONDUITS LACRYMAUX
On a vu survenir l’oblitération des points et conduits lacrymaux à la suite de quelques maladies cutanées générales (variole], ou de quelques affections aiguës ou chroniques des paupières, et on conçoit que quand un pareil état morbide arrive, les larmes rencontrent un obstacle tel qu’elles doivent tomber sur la joue et rendre la narine correspondante sèche. A en croire Heisler, une affection de celte nature n’est curable qu autant qu elle est déterminée par la présence d’une pellicule légère à 1 ouverture des points lacrymaux : aussi ordonne-t-il de la percer avec une aiguille et d’y introduire de temps en temps un fil d'argent ou une soie de porc pour tenir le passage libre. J.-L. Petit dit s elre servi en pareille occasion ît avec avantage d’un fil d’or très-mince ]u il introduisit dans le conduit inférieur et qu’il y laissa à demeure; et à > en rapporter à ce chirurgien célèbre e malade guérit sans larmoiement, nonibstant l’élatd’oblitérationduconduitsuaérieur. M. Velpeau (1) croit peu ou plu- ■°t ne croit pas h l’efficacité d’un moyen Jont suivant lui se seraient servis J.-L.
: etit et Pellier qui auraient passé un >ty let aigu à la place occupée par le :onduil, et en auraient ainsi refait un; :ar pour peu qu’on supprime ensuite le :orps destiné à dilater l’orifice, tout lussitôt ce dernier se fermera. Mieux audrait , dit-il, alors cautériser les ’oints lacrymaux. M. Malgaigne croit |ud serait peut-être bien en pareille ^constance de traverser la paupière
de dehors en dedans, pour pratiquer le conduit artificiel , ou bien d’agir comme le conseillait Monro, c’est-à-dire d’inciser le sac et de perforer les tissus avec une aiguille de dedans en dehors.
La sonde nasale, armée d’un dard et imaginée par M. Manec, rendrait peutêtre le passage de l’aiguille de dedans en dehors plus facile; mais si l’on se décidait à s'en servir, il est bien entendu qu’il ne serait pas fait d’incision.