IY. EXCISION DU CARTILAGE TARSE
V. P rocade de Saunders. — L’opé— eur commence par introduire une que mince de carton ou d’argent re la paupière et le globe de l’œil ; s, après avoir tendu sur elle la paure , il incise tout aussitôt les tégun!s et le muscle orbiculaire dans une ection analogue à celle du cartilage ;e et immédiatement au-dessus des ines des cils. Disséquant ensuite c précaution la surface externe de cartilage, il prolonge cette dissection ju’à ce qu’il soit parvenu à mettre à son bord orbitaire. Séparant alors artilage de la conjonctive en arrière, e détache en même temps sur les ;s, puis l’enlève en prenant soin de
pas intéresser le point lacrymal.
réfléchissant un peu à ce procédé, voit qu’il repose sur une donnée omique : en effet, le muscle élévade la paupière s’insérant à la fois r>ux téguments et à la membrane onctive , on conçoit que son abla- : ne lui ôte point ses attaches; seu- ^nt Saunders avoue qu’à la suite de -ration on voit sur la plaie extére, qui se guérit avec une rapidité [ -me , un fongus assez considérable,
’■ doi>t on se rend facilement maîtvec les caustiques ou l’instrument chant.
Procédé de Guthrie. — Le clnjen , la main armée d’un petit bisi ou de ciseaux mousses , en introla lame à l’angle externe de l’œil •atique sur la paupière une incision cndiculaire et qui comprend toute isseur de cette dernière; puis il en
fait une autre d’une égale étendue à l’angle interne et en dehors du point lacrymal. L’opérateur doit avoir soin de les prolonger assez l’une et l’autre pour que la portion de paupière sur laquelle se trouve le cartilage soit entièrement libre et indépendante de l’action du muscle orbiculaire. Cette précaution une fois prise , le chirurgien renverse complètement cette portion sur le front et l'y maintient avec le doigt indicateur de la main gauche; puis il enlève avec la main restée libre les adhérences musculaires qui pourraient avoir échappé à la première, dissection, et les laisse ensuite retomber sur l’œil , en même temps qu’il prescrit au malade de relever la paupière. Le cartilage tarse garde-t-il pendant l’exécution de ces mouvements une courbure anormale 1 opérateur , par une incision transversale , enlève une portion de la peau; comprise entre les deux incisions, puis retranche une portion assez grande de ce cartilage pour faire disparaître incontinent la courbure; et comme d'habitude c’est près de l’angle interne que la courbure du cartilage est le plus prononcée, c est aussi sur ce point que l’opérateur a soin de faire porter plus particulièrement l’instrument. Reste ensuite à passer dans les bords de la plaie transversale quatre ligatures dont on ramène les extrémités sur le front et qu’on. maintient à l’aide d’une bandelette agglutinative de manière à s’opposer a la réunion des portions détacliees de la paupière.