‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 483 sur 656 · VI. EXCISION DU BORD PALPEBRAL · texte numérisé non relu

VI. EXCISION DU BORD PALPEBRAL

Procède de Sclireger. — Pour exécuter ce procédé , l’opérateur , après avoir renversé la paupière , retranche avec des ciseaux courbes, et à l’aide d'un lambeau semi-elliptique , toute la portion qui se trouve altérée , ainsi que les cils qui s’y trouvent.

VU. APPRÉCIATION’

Nous avons passé à dessein sous silence un certain nombre de procédés qui ne nous paraissent pas mériter une description particulière : ainsi, le procédé de Cramptou, celui de Beer, ceux de MM. Gensoul (I), Legond (2), Velpeau (3). Dans notre pensée, quand on a eu recours aux bandelettes aggiulinatives , nous croyons, si on n’a pas réussi, qu’il convient de faire usage du cautère actuel ou de l’acide sulfurique

(1) Caron du Villards, ouvr. cité, t. i, p. 515-520.

(2) Revue méd. 185G.

(5) Méd. opérât., t. m, p. 360.

a la manière de Quadri , ou de recour à l’excision de la peau. Vient ensuit, en cas d’insuccès, l’excision du cart lage tarse, à laquelle il ne faut pas ri courir légèrement, mais que nous pr férerions en tout cas à ta destructic des bulbes et des cils, à cause de la dii formité que cette destruction déte mine. Et quant au procédé de Schrege qui u été préconisé de nouveau da:

ces derniers temps , nous conseillons nos lecteurs de n’y avoir recours qu la dernière extrémité ; car il est no seulement fort douloureux, mais il pn duit en outre une difformité des pl disgracieusès et surtout une rouge de la conjonctive, qui n’a plus de c pour la protéger, et une lagophthalm accidénlelle des plus graves (1).

§ VI. Adhérences vicieuses des pa pi ères.

L’adhérence congénitale ou acqui des voiles palpébraux réclame pour guérison le traitement recommandé poi la cure des adhérences anormales , nous nous eu sommes déjà occupé aussi no&s contenterons-nous de ra' peler ici que, dans les cas d’union cot plète , ce qui nous paraît le plus co: venable est de pratiquer d’abord , pr de la tempe , une petite ouverture q permette d’introduire une sonde cai nelée, puis de glisser dans sa cannelu un bistouri qui agisse de dedans i dehors. Dans les cas d’union incoo plète, au contraire, la sonde est intn duite immédiatement et sans incisic préalable. La difficulté réelle, dans cl cas, est tout entière dans le non-rétl blissement des adhérences , et malhfll reusement le procédé de M. Dieffenb^ ne peut que difficilement alors être rai en usage; mieux vaudrait, en elïa diviser le lien qui unit les paupières! l’aide d’une ligature métallique , airt que l’a conseillé Duddell. Nous n’ignl rons pas , cependant, tout ce qu’a di contre ce procédé M. Velpeau ; nu* peut-être ce chirurgien l’a -t— il jlfl trop sévèrement, surtout si l’on se rap pelle que, jusqu’à ce jour, on ne con naît aifcun cas de succès de l’état raor bide dont nous parlons, et cela nonob stant les divers moyens qui ont été nu

(t) Purnari, Trailé prnt. des mal. <h yeux, t. i, p. 559-560.

DE MÉDECINE

j usage. Peut-être sera-t-on plus heu- :ux à l’avenir , en se servant de la éthode donnée par M. Amussat, pour guérison des cicatrices vicieuses , et nous est doux d’en concevoir l’espénce.

Àj VII. Tumeurs des paupières.

Ces tumeurs peuvent être de diverses dures : les unes, en effet, sont enr slees , les autres cellulaires , et les irnières cancéreuses.

OPERATOIRE. 703

meur et de ne pas toucher au cartilage larse, sans quoi il exposerait le malade à une fistule , et dans tous les cas retarderait la guérison. Du reste, on préfère en général commencer l’incision par la face interne de la paupière, afin d’éviter au malade une cicatrice désagréable ; et mieux vaut alors la saisir par les cils et le rebord du cartilage tarse , puis la renverser sur une sonde placée horizontalement au-dessus du cartilage, et pratiquer ensuite l’incision transversale comme nous l’avons dit.

TUMEURS ENKVSTEES.

B. CAUTERISATION.

Divers moyens ont été conseillés , ùs on s’est tenu généralement à l’exùon et à la cautérisation. '

A. EXCISION

Ce moyen compte deux procédés, ns le premier, ^opérateur , après air placé le pouce sur la face interne tarse et l’indicateur sur la peau , brasse la paupière, et , la renversant dehors, presse avec le doigt sur la neur de manière à la faire saillir autant du pouce. Cela fait, il pratique 1 elle une incision transversale , puis î empare avec une érigne, qu’il conà un aide ; et après l’avoir isolée nplétement, il l’enlève aussitôt. Reste mite à réunir la plaie par première ention. Rien n’empêcherait, une fois umeur saisie , de l’enlever d’un seul p avec des ciseaux courbes sur le t , surtout si elle avait peu de voie ; cependant, en général , on pré- : le premier moyen , car, en y rcrant , on est plus sûr de ne pas tour à la conjonctive et de ménager les is sous-jacents. — Dans le second cédé , l’opérateur arrive jusqu’à la leur par la peau ; et , à cet effet, il . l’indicateur à la place qu’occupe le ce dans le. premier procédé , et le ce à la place de l’indicateur. Poust ensuite la tumeur, le doigt devient lecteur de l’œil et est préférable s à la cupule de plomb ou d’argent, plaque d’or ou de cuir dont on se 'ait autrefois. Reste ensuite à incites téguments et à prendre garde de ■ber a la tumeur, qu’on dissèque et ,n enleve après l’avoir isolée , ainsi l a été dit pour le premier procédé, seule chose dont doit se garder l’oileur est de ne pas traverser la tu-

La cautérisation a été mise en usage par quelques praticiens et notamment par Loyseau (i) , qui commençait par vider la tumeur afin de pouvoir ensuite en cautériser l’intérieur; et Chopart et Desault, qui ont préconisé l’un et l’autre cette manière d’agir, se servaient d’un crayon de nitrate d’argent. Dupuytren, qui préférait aussi, dans le traitement de ces tumeurs , la cautérisation à l’excision, avait l’habitude, une fois la paupière renversée, d’inciser du même coup de bistouri la conjonctive et le kyste , puis de vider ce dernier et d’en cautériser ensuite toute la surface avec un crayon de pierre infernale qu’il promenait au fond de la plaie. Le kyste s’exfoliant, on conçoit qu’alors la plaie doit se cicatriser promptement.

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