‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 495 sur 656 · E CONVIENT-IL D’OPÉRER LA CATARACTE A TOUS LES AGES · texte numérisé non relu

E CONVIENT-IL D’OPÉRER LA CATARACTE A TOUS LES AGES

A en croire quelques praticiens, il convient, dans les cataractes congéniales, d’attendre que l’enfantait atteint l’àge de raison avant de le soumettre à 'opération, car que ne doit-on pas craindre de l’indocilité de cet âge! Le sens de la vue nous paraît tellement nécessaire à l’éducation physique et mo- ’ale des enfants, que nous avouons partager un avis différent. Suivant nous, il J de l’avantage réel à opérer de bonne îeure (deux ans , par exemple) , car on ]evite au malade les inconvénients coninuels et pour ainsi dire involontaires lu globe, qui rendent d’habitude l’opé- •ation si difficile chez les aveugles de îaissance ; on prévient l’affaiblissement te la rétine et la formation d’adhérences le la capsule, ainsi que les autres comilications dont nous avons parlé. Loin :e se plaindre de l’indocilité habituelle le cet âge, le praticien au contraire oit se réjouir de la non préoccupation u malade, de la facilité avec laquelle n parvient à l’aide d’un peu d'opium, à lia ter la pupille et à obtenir uncalme qui e doit pas peu contribuer au succès de opération. Nous invoquerions au beoin, a l’appui de notre sentiment, les bservations de Saunders, qui a opéré vec le plus grand succès des enfants gés seulement de dix-huit mois, et eux, trois ou quatre ans ; et nous n'hétons pas, pour notre part, à opérer es enfants même d'un âge plus jeune acore. Quant aux personnes âgées, il est pas besoin, je pense, de dire que la laludie se trouvant chez elles le résul- !l de 1 les chances de succès sont *en moins grandes : aussi convient-il

| (1) Wfeller, ouvn crié. p. oqo.

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de ne recourir à l’opération que quand le malade offre les conditions les plus heureuses, et encore est-il bien d’attendre qu’il le demande lui-même. C'est donc dans l’âge adulte que l’opération a le plus de chances de succès, et les faits observés par M. Maunoir le démontrent.

F. CONVIENT-IL d’attendre LA MATURITÉ DE LA CATARACTE POUR PRATIQUER L’ûrÉ- RATION ?

On est généralement d’accord pour reconnaître qu’il convient d’attendre le développement complet de la cataracte avant de songer à l’opération. Mais qu’entend-on par maturité de la cataracte:’ Ici nous a vons besoin de rappeler que naguère il était admis en principe que la cataracte passait par divers degrés de consistance; qu’ainsi elle commençait par être molle et dillluente, et acquérait ensuite une dureté qui allait toujours en augmentant; et l’on jugeait alors de son degré de maturité par son degré de densité : aujourd’hui, au contraire, on sait que quelquefois la cataracte est dure dès le principe et que ce n’est que plus tard qu’elle devient liquide ; mais ce fait peut être exact sans détruire cet autre plus général, savoir que, produite presque toujours par un travail morbide de cause interne, elle n est réellement complète que quand cette cause a cessé d’agir sur l’œil, 'et qu’autant par conséquent que le cristallin est devenu pour ainsi dire un corps étranger.

G. CONVIENT- IL d’attendre l'OUR OPERER LA CATARACTE LE RETOUR DU PRINTEMPS ET DE L’AUTOMNE ?

Sans doute on opère des cataractes avec succès dans toutes les saisons de l’année, en ayant soin de soustraire l’opéré aux changements brusques de l’atmosphère; mais on ne saurait cependant méconnaître les avantages qu’il y a à attaquer l’œil qui en est atteint dans la période de l’année où les variations atmosphériques sont peu nombreuses et sous ce rapport on ne peut assez louer l.i sagacité de ceux qui avaient recommande de choisir de préférence le printemps ou 1 automne. Nu! doute qu’il ne i.ulle s en abstenir alors qu’il règne quelque épidémie un peu grave, des afections catarrhales, des rougeoles, des

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érysipèles, des ophthalmies, des fièvres typhoïdes, etc.

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