ART. II. AMPUTATIONS DU METACARPE
Les os du métacarpe , aussi bien que ceux des phalanges, peuventêtre amputés dans la continuité ou d>ns la contiguïté, suivant que la lésion pour laquelle on opère a elle-même plus ou moins d’étendue; mais, outre qu’il est de précepte, aux membres thoraciques , de conserver aux parties le plus de longueur possible, il y a ici, eu faveur de l’ampu ation dans la continuité, une raison anatomique importante a considérer, savoir: la difftcullé plus grande de l’amputnlion dans l’article pour les doigts indicateur, médius et annulaire.
A. ANATOMIE CHIRURGICALE
Les os du métacarpe forment dans leur ensemble une espèce de grille osseuse, plus large en général vers la partie moyenne qu’aux extrémités, et l’espace
qui sépare le second métacarpien d’avec le métacarpien du pouce est tel qu’on est dans 1 usage de ne point comprendre le premier métacarpien dans la description anatomique qu’on fait de celte portion de la main. Un grand nombre de muscles et de parties tendineuses , vasculaires et nerveuses revêtent cette région , surtout à la face palmaire. A part, en effet, les tenions aplatis des muscles extenseurs qui se trouvent à la face dorsale et qui ont un certain, volume , on n’y voit qu’un tissu cellulaire très-délié, quelques veines et un tissu cutané assez fin. A la paume de la main , au contraire, existent, dans les intervalles du grillage osseux représenté par les os, tous les muscles interosseux, les tendons des mu- clés fléchisseurs, les muscles lombricaux et les nomb euscs branches artéri* lies auxquelles donnent lieu les arcades palmaires superficielles et profondes; puis , de chaque côlé , les muscles des éminences Ihénar et hypothénar ; enfin , comme enveloppe intérieure , l’aponévrose palmaire et les téguments. Quant au degré de mobilité des sut faces articulaires , elle est , pour ainsi dire , nulle dans celles en rapport avec les os du carpe ; mais elle devient un peu plus prononcée dans les articulations digitales , et c’est là un avantage incontestable pour l’opérateur car la facilité que l’on éprouve à rapprocher leur partie antérieure, p* rmet en quelque sorte, quand on a scié l’os obliquement , de combler en grande partie le vide qui en ré-ulte. Nous avons déjà dit que, l’extrémité phalangienne des métacarpiens restant à l’état d’épiphyse jusqu’à l’âge de six ans , on pourrait , au besoin , lirer parti de celte particularité anatomique si on opérait sur des sujets de cet âger alors en effet il ne serait pas nécessaire de recourir à la scie pour entamer la tête du mélarnrpien.
Décrivons maintenant les différents procédés connus pour l’amputation des os du métacarpe dans la continuité.