‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 49 sur 656 · II. MÉTHODE a lambeaux · texte numérisé non relu

II. MÉTHODE a lambeaux

Cst placée^/6 ^isfranc. La main

doigts malaitr<IS"P|lnall°n ’ et ,cs fIUi,tre embrasses par la paume de

la main gauche de l’opérateur; le pouce, si l’on opère sur la main droite , est appliqué sur l’articulation du petit doigt , cl l’indicateur sur l’indicateur qui doit être amputé. Tout étant ainsi disposé , l’opérateur , armé d’un couteau étroit , pratique une incision demi - circulaire dont la convexité répond aux phalanges et qui , commencée au côté interne de la tete du cinquième métacarpien et longeant les points oh les doigts se détachent de la main , vient finir au côté interne du deuxième métacarpien.

La peau retirée par un aide , ou , au besoin, disséquée légèrement; la pointe du couteau est promenée sur les différentes articulations de manière à diviser les ligaments dorsaux et successivement les ligaments latéraux et palmaires de chaque article : reste ensuite à tailler le lambeau palmaire . et pour cela on fait glisser l’instrument sous la face inférieure des phalanges en commençant par le petit doigt et en suivant exactement la rainure qui se trouve à cette région. L’opérateur relève successivement chaque doigt pour mieux suivre la marche de l’instrument ; un aide est chargé du soin de soutenir les doigts à mesure qu’ils son! détachés et que le chirurgien se rapproche du côté radial.

Ces divers temps de l’opération ne sont pas modifiés quand on opère sur la main gauche ; seulement le couteau , au lieu de commencer par le petit doigt,’ agit d abord sur l’indicateur pour se diriger vers l’auriculaire.

Avec un peu d habitude, on divise les ligaments latéraux en même temps qu’on pénètre dans l’articulation , et de cette façon on diminue la durée de l’opération. Ou conçoit du reste que, par ce procédé , comme par celui de M. Cornuau , on pourrait , au besoin , n’amputer que deux ou trois doigts. Il suffirait seulement, pour obtenir ce résultat , de faire écarter ceux qui seraient sains, et d’agir surtout à l’aide de la pointe de l’instrument pour pratiquer le lambeau dorsal.

Il va sans dire aussi que les incisions déviaient être commencées et finies au niveau des articulations sur lesquelles on voudrait agir. Chez les sujets audessous de quinze à vingt ans , eu egard au défaut d’ossification complète des os , on pourrait à la rigueur inciser sur les cartilages d’ossification et gagner te a sorte autant en étendue sur chaque lambeau.

TRAITÉ

C. Appréciation. La méthode circulaire nous paraît plus avantageuse, bien qu'en y recourant on ait jusqu’à un cerlain point l’inconvé ient de laisser la cicatrice vers la portion moyenne du moignon et de l’exposer par là davantage aux déchirures résultant des chocs extérieurs; mais elle offre évidemment plus de précision que la méthode à lambeaux : aussi est-ce, en définitive, au procédé de M. Cornuau que nous donnons la préférence.

ü. Pansements et sw'tes. Le sang s’arrête d’hah tilde sans qu’on soit obligé de recourir à la tigaiure, à raison de la pression qu’exercent sur les artères les tissus réunis à J’aide de quelques bandelettes agglitlinati ves. Un linge fenètré et cératé, puis une certaine quantité de charpie, et quelques compresses longuettes placées en arrière ou obliquement ou dans le sens des bandelettes, enfin une bande dont les doloires, convenablement serrés, se prolongent jusqu’au-dessus du poignet et sont passés une fois ou deux entre la racine du pouce, le reste de la main et l’extrémité libre du inoignon , tels sont les objets dont on se sert pour maintenir l’appareil dans un état convenable.

j E. Accidents. Ils peuvent être les mêmes que ( eux mentionnés à l’occasion des amputations déjà décrites, et, comme la cause qui les produit est la même , ils doivent nécessairement être combattus par les mêmes moyens.

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