‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 502 sur 656 · I. INCISION LATÉRALE · texte numérisé non relu

I. INCISION LATÉRALE

a. Procédé de Wenzel.

Wenzel a conseillé d’en agir ainsi qu’il soit : le malade doit être assis sur une chaise basse, à un jour qui ne soit pas trop vif, car il est en général plus tranquille devant un jour médiocre.

Quant à l’opérateur, il sera assis sur une chaise un peu plus haute que celle du malade, et, comme les yeux de ce dernier se dirigent constamment vers le lieu le plus éclairé, il a soin de le placer obliquement vers une fenêtre, de manière que l’œil à opérer se trouve du côté du petit angle et rende plus facile la sortie de la pointe de l’instrument du côté opposé à celui par lequel il est entré. L’opérateur prend soin en outre de placer près du malade une chaise sur laquelle il appuie le pied droit; le genou, qui dans celle position se trouve plus élevé, sert à soutenir le coude du bras droit et à mettre la main à la hauteur de l’œil à opérer. Prenant ensuite le keratotomc de la main droite, si c’est l’œil ga uclie qu’il doit opérer, et viceversa, il le tient comme une plume à écrire, pose sa main et l’assure au côté externe de l’œil, en plaçant le petit doigt un peu écarté des autres sur le bord de l’orbite : dans cette position et après avoir pris ce léger point d’appui, il ne se presse point de faire l’opération, et il attend que l’œil, ordinairement trèsagité par les préparatifs, soit en repos, ce qui arrive après quelques instants et rend inutiles les instruments proposés pour tenir cet organe; une fois ce dernier en repos et tourné vers le petit angle, ce qu’on a soin de recommander au malade, de manière à voir plus facilement le point de la cornée par lequel la pointe de l’instrument doit ressortir, l’opérateur plonge l’instrument dans la partie supérieure et un peu externe de la cornée, à un quart de ligne de la sclérotique, de sorte que la lame soit dirigée obliquement de haut en bas et de dehors en dedans dans le plan de l'iris; et il abaisse en même temps la paupière inférieure par le moyen des doigts index et médius, qu’il tient légèrement écartés l’un de l'autre , ayant soin avant tout de ne faire aucune compression sur le globe oculaire et de le laisser parfaitement libre, afin de diminuer sa sensibilité et par conséquent de le rendre plus fixe. Quand l’instrument,

après avoir pénétré dans la cornée, arrive vis-à-vis de la pupille, l’opérateur en plonge la pointe dans cette ouverture par un léger mouvement de la main en avant; puis il incise la capsule du cristallin avac la pointe du kératotome et, par un léger mouvement apporté au premier, il le dégage de la pupille et traverse la chambre antérieure, il sort vers l’intérieur de la cornée , un peu du côté du grand angle de l’œil, à la même distance de la sclérotique que celle à laquelle il a percé la cornée par en haut et, continuant de pousser l’instrument, il achève ainsi l’incision de la cornée le plus près possible de la sclérotique. En dirigeant le kéralolome convenablement et en se servant à propos des deux doigts index et médius de la main opposée, la section sera grande, semi-circulaire et assez près de la sclérotique, ainsi que cela doit toujours être. En faisant l’incision de la cornée trèsprès de la conjonctive, il arrive assez souvent qu’il sort du sang ; mais l’opé- -I rateur ne doit pas s’en inquiéter, attendu que ce sont quelques-uns des I vaisseaux sanguins de la conjonctive qui rampent au bord de la cornée et qui ont été incisés en même temps que cette , tunique. Cette très-légère saignée lo- | cale ne peut être que très-avantageuse, bien loin de faire craindre aucun acci- - ] dent. Wenzel est tellement persuadé que cela peut être utile qu’il tâche au- | tant que possible de diriger l’incision de la cornée très-près de la sclérotique, . pour réussir à inciser les vaisseaux et à les dégager légèrement. Il m’a même : paru que très-souvent cela évitait de; l’inflammation: au reste il ne faut pas intéresser la sclérotique. « Si le bord H supérieur de l’orbite est fort saillant î et que l’œil soit fort petit et très-én- •! foncé dans la cavité orbitaire, il serait ti! très-ditficile de faire l’incision presque perpendiculairement, parce que le coronal se trouve gêné et obligerait de te- : nir l’instrument trop obliquement par !

rapport au plan de l’iris. Il serait impossible de sortir de la cornée à la dis- ; tance convenable. Dans ce cas, il faut il ■: diriger et tenir l'instrument beaucoup U. moins perpendiculairement , mais ce- |(t pendant il ne doit pas être horizon- ^ tal. u

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