D. TRAITEMENT. MÉTHODES ET PROCÈDES
Il existe quatre grandes méthodes pour pratiquer l’opération dont nous parlons, savoir : 1° Y iridotomie, ou incision de l’iris, ou bien encore corêtomie ; 2° l’t ridcctomie ou corectornic , ou son excision; 3° Yiridodiatysie ou corediatysie , ou décollement de la circonférence de l’iris; 4° corectopie , ou déplacement de la pupille naturelle. —
(1) Thèses chir. de Haller, t. i.
(2) Trans. philos. Soc. R. de Londres,
Peut-être le lecteur trouvera-t-il ces ; dénominations singulières et leur adressera-t-il les reproches qu’elles méritent. . Mais à quoi bon nous occuper d’une discussion de mots quand nous avons; tant de choses importantes à décrire?' Disons seulement que nous n’avons pas cru devoir admettre la méthode quii consiste à détacher une fausse mena — brane placée dans la pupille et à rétablir ainsi l’ouverture naturelle de l’iris,, méthode que M. Huguier a décrite sousle nom de core'anaplaslie. Woolhouse,.
du reste, avait déjà eu recours à une.' opération de cette nature, qui nous paraît être une fausse cataracte ; et c’est: cette circonstance , ainsi que nous l'avons déjà dit, qui a conduit à considérer! cet écrivain comme ayant le premierr pratiqué l’opération de la pupille artificielle. — Maintenant , avant de décrire les méthodes que nous venons d'énumérer et les procédés divers qui s’y; rattachent, disons quelques mots de l’i— ris au point de vue de son anatomie chi- rurgicale.
E. ANATOMIE CHIRURGICALE
Or, l'iris est tendu comme un voile entre la cornée et le cristallin, et se trouve éloigné de 3 millimètres environ de la cornée vers son centre , tandis qu’il s’en rapproche au point de se.
trouver en contact avec elle à sa circonférence. En arrière, celte membrane:
est contiguë à la capsule cristalline, au. point qu’il est difficile ne ne pas léser; celte dernière, alors même qu’on agit sur l'iris par sa face antérieure, et qu’on; est nécessairement obligé de l’atteindre; quand on agit par sa face postérieure.' Enfin, par sa grande circonférence, cette; membrane est continue au cercle et aux procès ciliaires. Quant à la texture de; l’iris, on sait combien peu elle est connue : ainsi , une apparence de fibres, rayonnées à sa grande circonférence et circulaires près de son centre a fait penser depuis long-temps à l’existence de deux muscles antagonistes ; mais des faits nombreux n’ont pas justifié cette hypothèse : ainsi , on a vu une pupille artificielle créée au milieu des fibres radiées offrir des mouvements de dilatation et de resserrement (Janin). Le plu* souvent, du reste, aucun écartement ne survient dans les bords de sa division: aussi personne ne songe-t-il plus à fonder une méthode opératoire sur cette,
DE MÉDECINE OPERATOIRE.
texture soi-disant musculaire. Seulement chaque opérateur a soin de mettre «à contribution la faculté qu’a cette membrane de se dilater et de se resserrer , lans l'état sain , sous l’influence de la belladone. A la suite de l’inflammation îhronique de l’œil, il n’est pas rare de /oir celte faculté disparaître ; à plus orte raison en est-il ainsi lorsqu’il est urvenu des adhérences entre l’iris et a capsule du cristallin.
r. IRIDOTOMIE, OU INCISION DE LA PUPILLE.
très sur 16 de longueur, et portant à son extrémité deux tranchants , dont l’un , droit, est confondu avec le dos de l’instrument à peu de distance de la pointe, et dont l’autre, convexe, est étendu à toute la longueur de la lame. Cet instrument, W. Adams l’introduit comme celui de Cheselden ; mais une fois l’iris incisé, il s’en sert ensuite pour diviser avec le tranchant convexe le cristallin et pour amener quelques fragments de ce dernier entre les lèvres de la solution de continuité faite à l’iris.
Cette méthode comprend deux variées : dans l’une, une incision simple est iratiquée à l’iris; dans l’autre, l’opéateur a recours à une incision comosée.
. IRIDOTOMIE SIMPLE, PAU SCLÉROTICONYXIS.
Procédé Cheselden. — Un couteau à une déliée et à un seul tranchant est itroduit dans la chambre postérieure l’endroit où pénètre l’instrument dans opération de la cataracte par abaisseent ; puis l’iris est percé d’avant en •rière, le dos de l’instrument tourné 1 avant, le tranchant en arrière , et la ipille incisée transversalement en rerant l’aiguille. Sharp, son élève, préféit se servir d’une aiguille terminée à n extrémité par un ou deux bords anchants.
Procédé Wemhold. — Il se sert de seaux-aiguilles qu’il introduit par la lérotique, et qu’il ou vre aussitôt qu’il pénétré dans la chambre postérieure ; e fois ouvert , cet instrument repréite de petits ciseaux, qui servent à diler l’iris transversalement ou longilinalement. Reste ensuite à les fermer à les retirer.
Procédé Jurine. — L’aiguille , iniduite dans la chambre postérieure iveise d abord l’iris d’arrière en avant pénétré dans la chambre antérieure , is rentre dans la postérieure d’avant arrière. Cela fait, l’opérateur conrtil en une seule incision les deux jures, et, à cet effet , porte en bas et arrière l’instrument de façon à le jager complètement de l’iris avant de faire sortir.
IRIDOTOMIE SIMPLE , PAR SCLEROTICO- TOMIE.
Procédé de W . Adams. — U se sert 1,1 Petit couteau large de 2 milliruè-