I. PROCÉDÉ ORDINAIRE
Le moyen dont nous allons parler consiste à entourer d’un fil le pédicule de la tumeur et à serrer ensuite graduellement la portion comprise dans l’anse du fil , afin de pouvoir en opérer l’étranglement, et par suite la mortification et la chute. Le fil peut être de nature variable : ainsi quelques uns préfèrent le laiton , l’argent ; d’autres , au contraire, la soie, le chanvre ou la corde à boyau. Une fois , du reste , que l’anse embrasse le pédicule , on en ramène les chefs hors de la narine et on les passe dans l’ouverlure d’un serre-nœud destiné à graduer pour ainsi dire la conslriction du pédicule. Ce serre-nœud peul-êire lui-même composé de substances diverses : ainsi , celui dont Roderick faisait usage était composé de grains d’ivoire percés à leur centre d’une ouverture dans laquelle l’opérateur introduisait les chefs de la ligature, qu’il fixait ensuite sur une traverse située à l’extrémité du serre-nœud , qui avait la forme d’un chapelet ; ce qui permettait à l’opérateur d’accroître aisément la conslriction , puisqu’il suffisait, pour obtenir ce résultat, d’enlever un plus ou moins grand nombre des
TRAITÉ
•grains dont la réunion formait le chapelet.