B. METHODE OVALAIRE
Procède de M. ScouLctlen. Déjà employée par Lassus, Béclardet Richerand, celte méthode a été décrite ainsi qu’il suit par M. Scoutetten : Si l’on agit sur le membre gauche , l’opérateur, la main armée d’un bistouri, en porte la pointe à une ligne derrière l’articulation et fait avec le plein de l'instrument une incision qui, se dirigeant de haut en bas, arrive à la commissure du pouce et contourne ce doigt ; puis, suivant la direction des plis qui existent à la face palmaire de l’articulation métacarpo-phalangienne, le chirurgien remonte sur la face dorsale du pouce p-our former, en se réunissant à l’incision première , un angle d’environ trente degrés. La peau incisée, un aide l’écarte du pouce pendant que l’opérateur divise les fibres musculaires adhérentes à l’os; cette dissection sur les parties latérales doit s’étendre à toute la longueur du métacarpien , tandis qu’à la face palmaire elle ne doit s’élever que jusqu’au milieu de l’os. — Arrivé à ce point de l’opération, le chirurgien cherche de nouveau l’articulation avec le doigt indicateur de la main gauche et, lorsqu’il l’a rencontrée, il y laisse cet organe, divise la partie postérieure des tendons extenseurs et long abducteur qu’on laisse adhérent à l’os qu’on enlève; enfin, approchant la pointe du bistouri tenue perpendiculairement à l’articulation , il l’y enfonce et divise transversalement la partie postérieure de la capsule. La tête de l’os ainsi dégagée, l’opérateur la rend saillante, en ayant soin de placer l’indicateur de la main gauche sous la partie moyenne du métacarpien , pendant qu’avec le pouce de la même main il presse sur son extrémité inférieure : la capsule incisée, il ne
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l'este plus (pie quelques fibres musculaires adhérentes à la partie supérieure de la face palmaire ; on les divise et l’extraction du métacarpien ne rencontre plus d’obstacles — S’il s’agit du membre droit, la première incision doit être faite sur le bord ra liai du métacarpien , et l’on cherche l’articulation carpo-métacarpienue avec l’indicateur de la main droite. Ces modifications n’ont lieu qu’autant que l’on n’est pas ambidextre.
C. Appréciation. Le procédé ancien perfectionné par 1\I. Lislranc est d’une exécution facile, et sous ce rapport il de vrait être préféré au procédé ovalaire; mais ce dernier donne inconieslablemerit une plaie et une cicatrice plus belle , et mérite par conséquent, dans la majorité des cas , la préférence. Le procédé proposé par .11. Velpeau , plus difficile encore à exécuter que le procédé de M.
Scoutelten , ne saurait donner de résultats meilleurs et doit être réservé pour les cas exceptionnels : enfin, si l’on se décidait à recourir à la méthode à lamlambeaux ; nonobstant les avantages que M. Velpeau trouve à la modification qu’il a établie, nousconseillerions le procédé qui consiste à commencer l'incision par 1 interligne métacarpien.
Pansement et suite. Dans le cas où l’artère radiale aurait été divisée, il faudrait y jeter une ligature; l'application simpledes surfaces suifirait, au contraire, dans le cas où les divisions de ce vaisseau auraient été intéressées. Quand on a suivi le procédé ancien, il est convenable , une fois les bandelettes agglutinalives appliquées, de mettre soit une quantité de charpie , soit une compresse graduée sur la face externe du lambeau, afin d’en presser la base contre le second métacarpien.