VII. KYSTES OSSEUX
Ainsi que le maxillaire inférieur , le maxillaire supérieur peut être le siège de kystes dont la nature et surtout l’étiologie sont encore mal connues, mais qu’on observe plus particulièrement cependant chez de jeunes sujets. Ainsi, il. Diilay a eu occasion de voir un individu chez lequel une dent canine avait donné naissance , par son développement, à une tumeur de la voûte palatine, et nous avons ouï naguère Dupuylreu raconter un fait semblable à sa clinique. — Quant au liquide contenu dans ces kystes osseux , il est souvent de nature séreuse ; et quant aux caractères propres à établir le diagnostic de ces tumeurs, il est vrai de dire qu’ils sont à peu près les mêmes que ceux que l’on rencontre dans l’hydropisie du sinus maxillaire : ainsi , gonflement de la joue et de la voûte palatine, rétrécissement de la fosse nasale correspondante,
et surtout , suivant Dupuylren; crépi talion particulière déterminée par la pression. — Quoi qu’il en soit , le traitement de l’une et l’autre affection étant le même, on comprend que l’erreur, en supposant qu’on en commît une, sous le rapport du diagnostic , ne saurait avoir d’importance. Le traitement consiste, en effet, ou à inciser la partie antérieure du kyste et à en enlever une portion’, après quoi la poche, une fois le liquide évacué , revient sur ellemême et finit par s’oblitérer; ou à évacuer le liquide en perforant l’alvéole en arrachant une dent : et, pour notre part, nous préférerions ce moyen à celui dont nous venons de parler précédemment.