EXCISION EN DEMI-LUNE
iu. ruchcrand a conseillé de se borner a taire une simple incision en demilune, avec des ciseaux courbes sur le pial ou avec un bistouri; niais M. Yelpeau a fait remarquer avec raison que cette maniéré d’opérer était loin d’être nouvelle, puisqu’on en trouve des traces dans b.d Acquapendente, et qu’elleétait en usage du temps de Ledran. Du reste nen n est facile comme d’exécuter le procédé qui s’y rapporte; puisqu’il suffit d enlever le mal a l’aide de l’incision dont nous avons parlé, et de pansu- ensuite lu plaie à plat.
appréciation.
L excision en demi-lune ne convient que dans les cas où la maladie est Supenicielle et où le cancer sién-e sur bord labial. Alors, en effet, ce procédé oflre un avanlage réel, car on est pS* assez heureux pour voir la cicaldce se ctrécir considérablement et à un point
cl qu il ne reste plus à la place K T
L;excis,|ouUên PC" t,r°r°ni,e*
. s ? tn v est préférable, au cou aIr°’ dans les cas où les tumeurs can-
Malte.
TRAITÉ
céreuses sont circonscrites et ont des racines profondes, ou bien encore quand l'affection a son siège aux commissures.
Dans ces cas, en effet, alors même que Ja maladie envoie des prolongements dans la joue, l’opérateur peut essayer de les enlever complètement, en combinant entre elles plusieurs incisions en Y, de manière à réunir leurs bords par la suture et à fermer la plaie par première intention. — Dans les cas enfin où la perte de substance est telle qu’on ne saurait espérer parvenir à la déguiser à l’aide de ce moyen, l’opérateur alors peut recourir à l’un des procédés de chéilo plastie dont nous avons déjà parlé (l).