SÉTON
Employé plusieurs fois dans ces dernières années par Dorsey, qui l’a préconisé, le séton lui a presque toujours réussi, du moins si l’on en croit M. Pliysick; et mèmeiVl. Laugier (t), qui ignorait, alors
(1) Journal hebdomadaire. 1828.
qu’il en a recommandé l’emploi, les
succès qu’en avait obtenus Dorsey.
Quoi qu’il en soit, lorsque la grenouil--| lutte est récente et qu’on vent faire ; usage de ce moyen, il convient de Ira — j verser la bouche avec une aiguille-i courbe à anévrisme , assez large toute--, fois à sa partie moyenne pour donner-i] lieu à un écoulement facile du liquide plus étroite vers son chas, celle aiguillée traîne après elle plusieurs fils de soieej réunis ou non en cordonnet, qui nfej doit pas remplir entièrement l-ouver--{ ture, afin de ne pas compromettre l’opé-ration. — Ce ruban de fils de soie esfef ensuite noué en anse lâche, mais fermées en anneau, et abandonnée ensuite au bout de quelques semaines, alors que h» guérison est obtenue. — En agissant die la sorte, l’opérateur établit deux orificessi et cela peul être considéré à bon droi t comme un avantage réel, car il y a liera de supposer que l’un d’eux au moins) restera fistuleux. — Lorsque la tumeuiq offre un volume considérable, et surtou-j lorsqu’elle est remplie de concrétions oot de sable salivaire, il convient alor:
d’exciser une partie de la paroi anté-e rieure et de se servir de l'ouverture, pour livrer passage au séton ; car on es { plus sûr alors d’obtenir une ouvertur.
permanente, et par conséquent une guée.
rison plus durable.
extirpation.
Marchettis, ayant eu occasion de donr.
ner des soins à un individu atteint d’unir grenouillette si volumineuse qu’ellil comprimait les artères carotides et !j trachée-artère, se décida, le malade rt pouvant avaler ni respirer et ayant vide plusieurs fois sans succès la tumeur, ü décida, dis-je, à pratiquer une incisioy au cou, puis à passer un séton jusqct dans 1a bouche et à couper les vaisseaitj uutricaires de la tumeur; mais il i fi parvint toutefois à guérir le malacn, qu’après avoir détruit le kyste par f fer rouge. Il paraît certain cependa f que l’ablation de la tumeur a été pr.r, tiquée avec succès. En tout cas, Merci | rial, Diemerbroek et Boisset l'ont r > commandée; mais nous ne saurionsdisil mnler que cette opération peut êt y* longue, douloureuse et même expot j le praticien à blesser les artères ranine d aussi ne conseillons-nous que 1 excisii partielle. — L’extirpation complète, < reste, n’est presque jamais nécessaire, IP
DE MÉDECINE
lus souvent il suffit d’enlever la poron qui fait saillie et de loucher le fond e la plaie avec le nilrate d’argent pour a obtenir la guérison.
APPRÉCIATION
Parmi les procédés dont nous avons arlé, le bouton à demeure de Dupuy- •en jouit d’une certaine réputation ; lais il importe de ne pas oublier qu’à époque où il en préconisait l'emploi, le hirurgien de l’Hôtel Dieu considérait i grenouillette comme une tumeur savaire, et cela est si vrai qu’il comparait emploi de ce moyen, pour le résultat, celui de sa canule pour les fistules icrytnales : toutefois, à nos yeux, l’exision telle que nous l’avons décrite ous paraît préférable, surtout pour les ysfes extérieurs; néanmoins nous som- :es obligé de convenir que pour peu ne la tumeur soit étendue en arrière,
1 voit assez souvent les bords de l’exsion se rétracter plus que le fond du yste et menacer de se réunir : aussi ne mîmes-nous pas éloigné de lui prérer le séton, non toutefois que nous irtagions le sentiment de M. Velpeau, îi voit dans l'application de ce moyen le ressemblance entre le traitement de grenouillette et celui de l’hydrocèle, don nous, en effet, on ne saurait étair d’analogie relativement à l’action de moyen entre ces deux affections; car ns la grenouillette il s’agit de proire un orifice fisluleux, et non d'enn;mer le kyste. Ceux qui s’en sont ■vis dans les cas dont nous parlons saient lort bien du reste qu’en en fai—
)t usage ils ne provoqueraient point phlegmasie dans la poche accidente- Ce qu’il leur importait le plus it de guérir le malade, par une méide simple et facile , et qui promît en me temps une guérison à peu près •taine, et sous ce rapport le séton 'riu, nonobstant le peu de cas que nble en faire M. Velpeau, une menti i>a' Licuhire. La cautérisation du d du kyste avec le niir.de d’argent a ssi entre le* mains de M. Malgaigne un sujet chez lequel , après l'éxci- ?, les bords se rétractaient plus que ond; et il est bon d’en tenir compte ilr s’en servir au besoin.