CANCER DE LA LANGUE
Variables dans la forme qu’elles aftectenl, les maladies cancéreuses de la langue occupent cependant en général au début lu pointe de la langue, ou ses bords, et n’atteignent souvent alors, au lire de Lisfranc, que les parties superficielles. Dupuylren les a rencontrées souvent sous forme de tumeurs enkystées , conlenues dans l'épaisseur même des organes. Nou-s en avons vu récemment de pédiculées, et qui semblaient dues à la dégénérescence des papilles le§ plus saillantes. Quoi qu’il en soit, le seul moyen de traitement qui convienne à ces affections est l’ablation de la partie malade; mais on conçoit que l’opération ne saurait être la même pour tous les cas, et qu’on ne saurait, par exemple, traiter une tumeur pédiculée comme une tumeur enkystée siégeant dans l’épaisseur de l’organe, ou bien un cancer borné à la couche tégumentaire comme un cancer qui aurait atteint les parties plus profondes. Dans le premier cas, en effet, quand il s’agit d’une tumeur pédiculée, la section du pédicule suffit pour obtenir la guérison , et cette section peut être faite avec des ciseaux. Pour la tumeur enkystée, au contraire, il faut procéder d’abord par une incision, puis avoir recours à l’énucléation. Enfin pour le cancer extérieur superficiel , l’ulcère cancéreux et le cancer profond, il faut, suivant les circonstances, ou avoir recours à une dissection minutieuse, pour isoler exactement les parties malades des parties saines, ou cerner le mal par deux incisions semi-elliptiques, et avoir recours au besoin à l’excision
(1) Archiv. génér. de méd., 2° série , '• i. p. 582.
ou à la cautérisation, ou enfin à l’ablation du tiers, de la moitié et même de la totalité de l’organe.
EXCISION
Louis conseillait, alors que la pointe seule était envahie par le cancer, de s’emparer de la portion malade avec des pinces érignes , puis, à l’aide d’un bistouri, de la séparer complètement, e! en travers, des parties saines; mais on conçoit qu’en agissant de la sorte le sacrifice d’une partie assez considérable de la langue doit avoir lieu, pour peu que le mal s’étende un peu profondément:
aussi a-t-on renoncé depuis long-temps à ce procédé pour le suivant, qui appartient à Boyer.
Procédé de Boyer. — Dans un cas de la nature de ceux dont nous parlons Boyer fit asseoir son malade sur une chaise, et, après lui avoir fait appuyer la tête contre la poitrine d’un aide, et avoir placé un bouchon de liège entre les dents, pour tenir les mâchoires éloignées, il se plaça en face de lui , lui fit tirer la langue , la fixa à l’aide d’une érigne simple passée dans la partie malade, puis, s’emparant du bord droit de l’organe avec le pouce et l’indicateur gauches, il le fendit d’un seul coup avec des ciseaux jusqu’au delà de la tumeur. Laissant ensuite cracher le malade, il pinça de nouveau l’organe dans la partie malade avec la main gauche et pratiqua une deuxième incision en dehors de la tumeur, qu’il réunit à angle aigu à la première , de manière à comprendre toute la portion malade dans un lambeau triangulaire à sommet postérieur.
L’opération terminée , Boyer se fit un devoir de rapprocher les bords de la plaie, qui représentaient une excision, à l’aide de quelques points de suture entrecoupée ; et le malade guérit au bout de huit jours, sans aucun accident.
Procédé de M. Lisfranc. — • Chez un malade chez lequel il existait un ul cère cancéreux qui occupait le pilier droit de la langue près du pilier antérieur du voile du palais, pilier lui -même atteint par la maladie, M. Lisfranc crut pouvoir confier au malade, accoutumé à tirer sa langue en dehors et à gauche avec un linge, le soin de maintenir ccl organe pendant l’opération , et aima mieux faire usage de pinces de Museux que d érignes doubles. Or, la portion
TRAITÉ
malade une fois ainsi mue à nu, M. Lisfranc, aidé de M. Malgaignc, enlama la langue avec de forts ciseaux droits , puis avec des ciseaux courbes pratiqua ensuite une incision semi-elliptique qui comprit le pilier antérieur lui-même; puis, le doigt ayant senti encore un point dur au centre de la plaie, l’opérateur en fit également et tout aussitôt justice à l’aide des instruments susmentionnés. Au premier abord la perte de substance parut énorme , puis , la langue une fois rentrée dans la bouche, elle ne fut plus que minime, et le malade parla facilement. Malheureusement deux artères assez fortes avaient été divisées pendant l’opération , et on cessa de les retrouver quand on fit ressortir la langue. Du reste aucun écoulement de sang n’eut lieu ; mais on ne pouvait s’empêcher d'être frappé de l’étendue de la plaie, qui n'avait pourtant qu’un peu plus de 8 centimètres, alors que l’organe du goût sortait de la cavité buccale, et alors surtout que cet organe était dirigé en dehors. — La crainte de voir l’Iiémoirhagie succéder à l’ablation de l’organe du goût a long-temps, du reste, préoccupé les chirurgiens. On conçoit, en effet que , dans la plupart des cas , la rétraction que subit la langue après son amputation doit rendre infructueuses les recherches des vaisseaux, et qu’il doit être dès lors entièrement difficile d’avoir recours à l'application «lu cautère actuel dans une région aussi profonde et aussi rapprochée des voies respiratoires que l’est celle située près de la base de l’organe dont nous parlons ; aussi pendant long-temps se borna t-on, dans ce cas, aux moyens palliatifs, et plus tard eut-on recours, dans le but de s’en garantir, à la ligature préalable de l’artère linguale , cl ensuite à la ligature de la base de la langue elle-même, afin d’en obtenir le sphacèle. Toutefois, il faut le dire, la ligature, à laquelle avaient eu recours Lainotte , Ingli, sir Everard Home, de Bierken, pour enlever des portions plus ou moins étendues de cet organe atteintes par la maladie, était entièrement abandonnée, alors qu’elle a été remise eu vigueur par MAI. lYIirault, Ma yor, Cloquet, Lisfranc, etc., à l’aide de procédés divers, mais qui peuvent être rapportés à deux principaux : le premier, dans lequel la ligature ne dépasse pas le point d’adhérence de la face inférieure de l’organe; le second, dans lequel les chefs de lu ligature font rame-
•nés au dehors à l’aide d’une incision faite au-dessus de l’os hyoïde, la langue étant alors embrassée jusqu’à sa base?
. Procédé Mayor. — Dans- un cas ou une moitié de la langue élait seule malade, M. Mayor, au lieu d’imiter M. J. -J. Mirault d’Angers, qui en 1813 fit tomber une langue énorme, variqueuse ei fongueuse, qui dépassait de 24 centimètres l’ouverture des lèvres, à l’aide d’une ligature qui ne dépassa pas le point d’adhérence inférieur de l’organe du goût, M. Mayor, dis-je, commença par attirer cet organe en dehors, en se servant d’une érigne, puis avec en bistouri il le traversa de haut en bas sur la ligne médiane, depuis le filet jusqu’à la base, et en le ramenant eu avant la langue se trouva divisée en deux portions égales, puis avec sou tourniquet à cabestan il serra avec une ligature la portion malade, qu’il avait au préalable embrassée.
Procédé de M. J. Cloquet. — Un homme s’étant présenté à M. J. Cloquet avec un cancer qui avait trop d étendue en arrière pour être opéré à l’aide delà ligature par la cavité buccale, ce praticien , pour remédier à celle difficulté, pratiqua une incision sur la ligne moyenne de la région sushyoïdienne et porta par cette ouverture une aiguille courbe à inanche, fenêlrée près de sa i pointe, et avec laquelle il traversa la langue dans la partie la plus voisine de sa base. Grâce à la courbure de l’instrument, la pointe de l’aiguille se trouve • naturellement rapprochée des dents; et l'opérateur, après avoir introduit dans • son chas deux ligatures, la relira avec . ses deux liens, en lui faisant traverser r un trajet contraire au premier, de manière à entraîner la ligature à travers • la base de la langue. L’aiguille ayant : été enfoncée ensuite une autre fuis par;! la plaie du cou, cet instrument vint res- sortir alors au-devant du frein en même, temps que les deux chefs restés dans la bouche, après avoir élé pas=és dans son chas, furent à leur tour ramenés par la plaie du cou. De cette façon les quatre chefs pendaient au dehois, et il y avait dans la bouche deux anses de fil dont les extrémités sortaient par la région sushyoïdienne, dont l’une embrassait transversalement la moitié latérale de la langue, et dont l’autre était engagée dans une fente longitudinale préalablement pratiquée d’avant en arrière à la
pointe de l’organe par l’opérateur, q"> >
DE MÉDECINE OPERATOIRE.
en agissant de la sorle, étrangla entièrement la portion malade en dedans et en dehors, une fois les deux chefs de ligature passés dans les serre-nœuds.
Procède de M. G. Mirault d’Angers.— Ainsi que M. J. Cloquet , M.
G. Mirault pratique sur la ligne médiane de la région sus-hyoïdienne une incision étendue depuis un travers de doigt au-dessous du menton et de l’os hyoïde , et par laquelle il pénètre dans 1 intervallejdes muscles génio-hyoïdiens. Faisant ensuite tirer la langue hors de la bouche avec une pince garnie d’agaric, il traverse, à l’aide d'une grande aiguille , l’organe du goût à sa base ; puis il fait sortir l’instrument par la bouche et le replonge, par la même cavité, sur le bord de l’organe , et le fait ressortir enfin par la plaie du cou , de manière à serrer la moitié de la langue dans une anse de fil dont les extrémités passent par la plaie et sont resserrées ensuite par le serre-nœud. — Dans une *utre circonstance où il s'agissait d’un ulcère cancéreux et fongueux qui avait intéressé toute la largeur de la langue, e même praticien se contenta denier l'abord la moitié gauche de la langue; puis, une fois la ligature tombée le neuvième jour) en entraînant avec -He les parties qu’elle embrassait, il en plaça une autre sur le côlé droit seucmenl : ici, la partie située au-devant les ligatures , au lieu de se mortifier omme on s y attendait, continua à viic, ou du moins on vit les chairs se ecoller au-dessus du lien à mesure que elui-ci les divisait, et on fut assez heueux pour voir les parties changer d’as- 'ect et la guérison survenir (l).
M. Maingault (2), qui s’est aussi oc— upé de la maladie dont nous nous en- -e tenons en ce moment , a proposé introduire la ligature par la bouche t cle passer 1 aiguille sous la langue et e bas en haut, à travers lu base même e cet organe, de manière à éviter la laie du cou.
appréciation.
On ne saurait se prononcer d’une lanière absolue sur les divers procédés ont nous venons de parler : car, ainsi
(*) M«m. de i’Acad. roy. de méd. t !V "fascicule. ' '
<-) Journal du progrès, t. xiv, p. 511, r séné. 1
Malle.
que nous l’avons déjà dit, chacun d’eux peut avoir son mérite , appliqué à tel ou tel cas particulier; seulement, ce qu'il nous est permis d’établir , c’est qu’il ne faut recourir à l’amputation transversale de l’organe qu’auiant qu’il y a impossibilité de recourir à la formation de lambeaux latéraux. — Nous avons omis à dessein de parler à son sujet du procédé de Delpech (i) et de celui de Jæger (2), parce que ni l’un ni l'autre ne conviennent. Nous n’avons rien dit non plus de la compression , mise en usage avec succès par Freteau Delpech, elc. : car, encore une fois, il suffit, alors que la tumeur est superficie.11^ de l’enlever par le procédé de Louis ou de LDfranc ; et quant à la ligature, il importe de ne pas oublier que les procédés de MM. Jules Cloquet et Ma y or et ceux de MM. Mirault et Maingault ont un but different : celui des deux premiers écrivains, en effet, ayant pour but d’obtenir le sphacèle de la portion malade, tandis qu’en étreignant la base de la lingue, comme le recommandent les derniers, le sang continue à parvenir dans l’organe par les adhérences qui 1 unissent au plancher buccal et parles vaisseaux de la partie saine de telle sorle qu’il n’y a pas de gangrené à craindre et que la nutrition seule se trouve diminuée et modifiée assez heureusement pour faire disparaître quelquefois entièrement le mal ainsi qu’il est arrivé à M. Mirault pour le fait inséré dans les Mémoires de l’Académie de médecine. — Quant à la ligature préalable de l’artère linguale proposée par Béclard, bornons-nous k rappeler qu’elle a été mise en usage par JV1. Mirault , mais seulement du côté droit ce praticien n ayant pu réussir que de ce côlé. Du reste, M. Mirault n ayant pas pratiqué l’ablation de la langue, on ne saurait évidemment juner de 1 influence de la ligature de ce và’isseau surfil maladie; et pour résoudre une question aussi importante, on ne sauraa s’en rapporter entièrement au lait de Flaubert de Rouen , qui fut as sez heureux pour réussir, à l’aide de ce moyen, chez un individu dont la part e gauche de 1 organe du goût était enva-
"e P»p“»™n«r. Flaubert , c» e«i?
(2}) DoV’«rS,iM!>,c‘- Jl,în ,83,> SSl.
18(-;2 cxtirpalione linguæ. ErJang ,
TRAITE
après avoir pratiqué la ligature de l’artère linguale , lira la langue en dehors avec des pinces garnies d’amadou , lit ensuite une incision transversale audevant du pilier antérieur du voile du palais , puis en pratiqua une seconde entre la langue et la glande sublinguale, et enfin une troisième d’arrière en avant, et détacha ainsi la langue sans faire perdre de sang au malade , qui guérit en quinze jours. On conçoit cependant qu’on ne saurait en rien conclure sur les avantages réels de cette manière d'agir, avant que des faits analogues se soient présentés en beaucoup plus grand nombre.
ISTIIME DU GOSIER. ABCES DES AMYGDALES.
INCISION DES TONSILLBS.
M. Blandin nous paraît avoir établi une distinction qui doit avoir, en pathologie externe, quelque importance relativement au siège occupé par la collection purulente , et qui doit varier nécessairement suivant que la phlegmasie porte son action sur la muqueuse amygdalienne, sur les granulations de l’organe ou sur le tissu cellulaire qui le double en dehors (l). En médecine opératoire, celte distinction, quoique bien moins importante , a cependant encore quelque valeur alors qu’il s’agit, par exemple , comme cela a lieu dans le troisième cas, d’une tumeur qui tend à se faire jour vers la surface extérieure du col , un peu au-dessous de l’angle de la mâchoire : dans ce cas, en effet, les moyens à employer pour en obtenir la guérison peuvent être differents quelquefois de ceux employés pour les collections qui proéminent en dedans. Pour peu, en effet, que l’abcès proémine du côté de la bouche , il convient de l’inciser avec un bistouri pointu ordinaire, dont on entoure la lame d’une bandelette de linge jusqu’à quelques millimètres de la pointe. L’opérateur, à cet effet, fait placer le patient en face de la lumière , afin qu’elle pénètre dans l’intérieur de la bouche ; puis , abaissant la langue avec le doigt indiculeur d’une main, et tenant de l’autre le bistouri, il enfonce légèrement la pointe de ce dernier dans le foyer; imitant ainsi ce qui se faisait du temps de Dio-
(I) Dict. de méd. et de cliîrurg. prat. \ . n, p. 216.
nis (() , qui recommandait « aussitôt qu’on y sentait de la fluctuation, de ne pas différer de les ouvrir avec la lancette, qu’on aura entortillée d’une petite bazde, et dont la pointe se dirige sur la tumeur, où on lera une ouverture de la grandeur de deux saignées. » Il est encore quelques praticiens qui préfèrent faire usage dans ces cas du pliaryngolomc de J.-L. Petit, espèce de lancette enfermée dans une gaine aplatie, et d’où elle ne sort que lorsqu’on appuie sur une pièce de pousse qui se trouve à la partie la plus épaisse de cet instrument, cl dans laquelle cette lame rentre d’elle- même, en verlu d’un ressort , lorsqu’on cesse d’appuyer. Du reste, hâtons-nous de le dire, cet instrument , dont la première idée se trouve dans Paré (2) , n’est réellement employé qu’exccplionnellement. Terminons ce paragraphe en disant avec M.
Blandin que , dans le cas où l’on serait appelé pour donner ses soins à un malade atteint d’un abcès en dehors de l’amygdale, il conviendrait , avant d’en faire l’ouverture, d’attendre que le pus se soit rapproché de la peau , à moins cependant qu’on ne craigne de le voir fuser en bas sur le trajet des vaisseaux ; carotidiens. Au-dessous de l'angle de la mâchoire , en effet, dans le lieu où apparaissent ces sortes d’abcès, on rencontre , après avoir enlevé la peau, le’ peaucier et une lame fibreuse mince qui ; double ce muscle , un plexus veineux .
compliqué que forment les veines fa- • ciale, linguale , pharyngienne , laryngée , thyroïdienne supérieure, occipitale, et un rameau de communication i des jugulaires externe et interne : or, si l'on incisait de bonne heure , l’instru- • ment devrait pénétrer au-dessous du fj plan formé par ce plexus et léserait:!
vraisemblablement quelques-unes de ses branches, et pourrait ainsi provoquer.!
l’apparition d'inflammations graves de ces veines, ainsi qu'il arrive souvent pour la section des veines volumineuses1- 1 situées dans le voisinage du cœur. Toujours est-il que , dans le cas où le pus p manifesterait de la tendance à se porter a en lias, le long des vaisseaux caroti-it diens, il faudrait alors lui donner, issue I de bonne heure en divisant entièrement la peau et le peaucier, de dehors en j
(1) OEuvrôs de Dionis, p. 633.
(2) Paré, liv. vm, chap. 8.
DE MÉDECINE OPERATOIRE.
dedans, dans une étendue de 3 centimètres environ et en suivant une ligne parallèle à l’axe du corps. Une fois audessous du muscle, l’opérateur cesserait d’employer l’instrument tranchant:
il se servirait de la pointe mousse d’une sonde cannelée pour déchirer doucement le tissu cellulaire sous-jacent, à peu près comme on recommande de le faire pour la ligature des artères, au moment où 1 on cherche à soulever le vaisseau et à le séparer des parties voisines.
hypertrophie permanente des amygdales.
L’hypertrophie des amygdales peut donner lieu à une difficulté plus ou moins grande dans les fonctions de la déglutition , de la respiration et de la parole, et nécessiter leur excision partielle. On n’enlève en effet d’habitude ces glandes en totalité qu’autant qu’elles sont atteintes d’une affection maligne, l’enlèvement de la partie excédante suffit d’ailleurs pour la guérison ; et puis, il faut bien le dire, on ne saurait sans danger aller avec l’instrument Iran
fêter l’hémorrhagie (1). » A en croire Sabatier, ce passage aurait été mal compris, et, suivant lui, il devrait être traduit ainsi qu’il suit : « Lorsque les amygdales sont endurcies à la suite d’une inflammation , comme la membrane dont elles sont couvertes est mince, il laut les racler tout autour avec le doigt et les retrancher avec un bistouri (2). » Ambr. Paré (3J, qui s’est aussi occupé de ce sujet, conseille « de purger, de saigner le malade, de lui appliquer des ventouses derrière le cou c.t SU1 ^es épaules , faire frictions et ligatures et user de gargarismes astringents; et où elles aposlumeraient , on iera apertion avec la lancette. El posé le cas que l’on eût fait tout cela, néanmoins la fluxion fut augmentée de façon que le pauvre malade fut en’danger de mort pour ne pouvoir respirer ; afin éviter tel péril, faut fa.re incision à la trachée artère, appelée vulgairement la canne du poumon , au-dessous du nœud de la gorge. » — Fabrice d'Aquapendente nous paraît avoir nonseulement mal interprété les paroles de d , ’,,na-S ei,core critiqué injustement ^ginc , le tout pour arriver à
PPl’IVuino . v1
tidiens et surtout de la carotide externe , qui ne se trouve séparée de ce vaisseau que par le muscle constricteur supérieur du pharynx. - Quoi qu’,1 en •oit, on sait que ce point de chirurgie a ong-tcmps occupé les chirurgiens de ^ antiquité, et plus récemment ceux qui aisaient partie de l’Académie de chiitrgie. De nos jours, l’anatomie chirure et la physiologie ont fait justice e leurs craintes : aussi nous borneronsious a exposer succinctement ce qui a ■ipport aux discussions relatives aux itterentes opérations proposées contre
hyper rophie des amygdales.
an-eln ,0ld Và,pr°püS de ^excision ,
ti’il suit •?,?* Ve Se S eSt «M>rimé ainsi u It suit au chapitre 12 du livre vu •