DES OPÉRATIONS QUI SI! PRATIQUENT SUR LE COU
corps étrangers.
Les lésions du cou, quelque simples qu’elles paraissent, doivent toujours fixer l’attention de l’homme de l’art, en •aison de l’imporlance des parties qu’on [ rencontre et des accidents graves qui uccèdent quelquefois aux pl.iii s les plus uperficielles, à celles même, par exem- >le , qui n’intéressent que la peau, ainsi [ue le prouve le Mémoire de Dicffen- >acli (1). Notre intention, du resle, n’est >as, on le conçoit, de nous occuper des ilaies de cette région, et de nous écarter le notre sujet; aussi dirons-nous seulenent quelques mots des corps étrangers [ui peuvent s’y fixer. A pari, du reste, es projectiles lancés par la poudre à :anon, on voit rarement les instruments aisser une partie de leur substance dans e fond de la plaie; toulefois, dans cerains cas, l’instrument peut s’engager lans le parenchyme des vertèbres et s’y iriser, et il peut se faire aussi qu’un >areil phénomène ait lieu sans que l’in trument ait pénétré aussi profondément:
émoin le fait rapporté par La Marliiière,d’un jeune enfant qui, voulant aire claquer son fouet, s’en frappa après ivoir attaché une épingle au bout de la icelle , et se sentit piqué à la région intérieure du cou, et tut bientôt pris 1 une gêne dans la respiration et d’un jertain gonflement avec crépitation, qui je tardèrent pas à s’accompagner de iymptômes de suffocation qui firent :raindre pour les jours du malade. Traité )ar les antiphlogistiques, comme atteint le phleginasie laryngée, cet enfant était ur le point de succomber, lorsque (*)
(*) Rust’g-Magazin, l. xli , part. 5, p. ’f- Archives gén. do méd., t. vi, p. 253.
La Martinière fut appelé et se hâta d’explorer avec soin les parties, et fut assez heureux poursenlir un durillon profond sur un point de la peau. A l’aide d'une légère incision et de pinces, La Martinière s’empara de cette espèce de petit nœud, qui n’était autre que l’épingle, qui traversait la trachée , et dont la tête se trouvait masquée antérieurement par le gonflement. Une fois ce corps étranger enlevé , l’enfant guérit en quelques jours (1).