‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 587 sur 656 · I. CATHÉTÉRISME DES VOIES AERIENNES PAR LE NEZ · texte numérisé non relu

I. CATHÉTÉRISME DES VOIES AERIENNES PAR LE NEZ

Procédé de Desault. — La sonde dont on fait usage doit être en gomme élastique du plus gros calibre , et elle doit être introduite dépouillée de son mandrin, par une des fosses nasales jusqu’au pharynx, oii nécessairement sa direction change. Alors, en effet . elle se recourbe et se dirige en bas, direction dans laquelle on continue de la pousser jusqu’à ce qu’elle ait pénétré dans le larynx , ce que l’on reconnaît 1° au chatouillement douloureux que son introduction fait éprouver au malade, à la toux que sa présence provoque et au soulèvement en quelque sorte spasmodique qu’il fait naître dans tout le larynx; 2° aux vibrations qui surviennent dans la chandelle qu’on place audevant de l'ouverture de la sonde ; 3° enfin à la résistance que l’on éprouve à l’endroit où les bronc hes se divisent. On conçoit, en effet, que si la sonde, au lieu d’avoir pénétré dans le larynx, fût au contraire descendue dans I œsophage , tous les symptômes dont nous venons de parler manqueraient , et que l’opérateur devrait incontinent retirer l’instrument, afin de chercher à le faire pénétrer à travers les lèvres de la glotte, dût-il pour y parvenir introduire un mandrin dans la sonde afin de diriger plus sûrement cette dernièie.

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