‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 99 sur 656 · X. Méthode ovalaire · texte numérisé non relu

X. Méthode ovalaire

Laxgsnbecii (i). Biblioth. fiir die chirurgie, etc. 1807.

Bas (2). Bullet. de la fac. de méd. de Paris, t. v, p. 417, 420.

(1) » Do toutes les amputations, celle

• des os du métacarpe est la plus diffi- » cile ; j’ai eu plusieurs fois l’occasion de » la faire pour la carie de l’un de ces os, » les autres étant restés sains. J’avais à » pratiquer l’amputation de l’os appar- » tenant à l’index. Je lis à la peau une » incision en forme de F latin, compre- »nanl la peau malade; séparant ensuite » les parties molles de l’os, de manière » 5 le mettre à nu, je le sciai : l’hérnor- » rhagie fut peu considérable, et les lè-

• vres de la plaie furent réunies. La con- » slitul ion du malade était mauvaise,

• plusieurs abcès survinrent; circon- » stance qui retarda la guérison : cepen- » dant la plaie se cicatrisa bien ; et le » malade eut la main sensiblement ré- » lrécie, par suite du rapprochement du » pouce vers le médius. »

(2) lias, chirurgien en chef de l’hôpital général de Poitiers et non Lebas comme le dit 5t. Velpeau. « Je plaçai, dit 51. Bas » (il s’agit de l’amputation du premier

• os du métatarse), un aide à J a partie » externe du membre , pour tirer les

• téguments du côté du talon, les faire » tendre en tout sens, maintenir le pied » incliné en dehors, et écarter les qualro

• derniers orteils. Placé à la partie in-

• terne du membre, je saisis de la main » gauche le gros orteil; je le portai dans » 1 adduction, cl de la main droite, ar-

Guthrie. On gunshot wcunJs, p. 274,

• niée d’un bistouri, je commençai une » incision dont le point de départ fut à

• la réunion du lieu postérieur avec les » deux tiers antérieurs du premier os du » métatarse sur la surface supérieure.

• Cette incision fut conduite en ligne » Ugèremcni oblique en dehors jusqu’à la » réunion du premier avec le second or- » teil. Arrivé là, je changeai la direction » de l’incision en passant la lame de l’in-

• strument sous le gros orteil et prati-

• quai, dans le même temps, une seconde

• incision oblique d’avant en arrière et

• de dedans en dehors qui vint se ter-

• miner en formant un angle aigu au point » de départ de la première.

» Je passai ensuite ma lame de bistouri » autour de l’os pour en disséquer la por-

• lion inférieure, je coupai le tendon llé- » chisseur le plus près possible de l’en-

• droit que je voulais scier. Une com-

• presse longuette, dont le milieu du » plein fut placée entre les deux orteils

• et les chefs ramenés en sens contraire » sur le coude-pied, servit à comprimer

• les téguments, à les protéger de l’ac- » tion de la scie et à faire saillir la tète, » et la portion du corps de l'os qui dc- » vait être coupée. La scie appliquée sur

• le côté interne do l’os fut dirigée obli-

• quement de manière à former aux dé-

• pens de la portion interne un biseau un

• peu allongé.

» La plaie soigneusement lavée, je re-

• levai de bas en haut et de dedans en

• dehors la portion interne des tégu-

• ments que j’unis à la portion externe ;

• je les maintins dans un contact exact

• au moyen de bandelettes agglutinalives

• qui entourèrent la totalité du pied. Je » plaçai sous cette partie des tampons de » charpie, afin do comprimer également,

• de faire saillir en haut les parties

• molles et de ne laisser accumuler au-

• tour de la partie osseuse, aucun )i- » quidc qui eût infailliblement donné » lieu à une plaie fisluleuso.

• Le cinquième jour après l’opération

• je levai l’appareil ; la plaie réunie dans » presque tous ses points par première

• intention, fut remplacée dans la hui- » laine par une bel'e cicatrice linéaire.

• Les avantages de ce procédé sont ,

• 1° de d ninuer l’étendue de la cica-

• trice ; 2° de prévenir le malade de tous » les inconvénients qui peuvent résulter

• de la cicatrice inférieure toujours en » contact avec la chaussure ; 5° d’éviter

• une plaie üstuleuse quia leplus souvent » lieu, malgré la précaution de couper

TRAITÉ

Blakdin(J. B. J. A.). Essai sur l’amputation. Thèse 1803.

Aberketev. Ouv. cité.

Scoutetten. De la méthode ovalaire, in-4°, Paris, 1827.

N. B Suivant M. Yclpeau, cette méthode aurait été décrite au commencement de ce siècle par Cliasley, qui se serait même servi déjà de l'expression qui la caractérise pour désigner la forme de la plaie, mais nous avouons avoir vainement cherché la justification de celle assertion dans l’ouvrage indiqué par le savant professeur de la Charité. Le livre de Rust (Handbuch der chirurgie, t. i, p. 593.), n’en fait aucune mention, et, pendant l’année IS03, il n’a été soutenu à la faculté de médecine de Paris qu’une seule thèse sur la désarticulation du bras, c’est celle de Yalet de l’Hérault, chirurgien de lre classe ( Essai sur l’amputation dans l’articulation supérieure de l’humérus, n" 11, an xi). Le procédé dans ce travail ne ressemble aucunement à ceux de la méthode ovalaire. 11 se rapproche au contraire bien plus de celui de Dupuytren.

Quoi qu’il eu soit, il importe de répéter, nonobstant ce qu’on a dit, que cette méthode est d’une exécution plus difficile que celles à lambeaux et circulaire, et qu’il s’en faul qu’il soit toujours plus facile de conserver, en s’en servant, les parties saines. Cette assertion, comme le dit M. Textor ( Ephém . de Montpellier t. vu), avancée sans preuves à l’appui, est on ne peut plus contestable.

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