‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 3)Chapitre 100 sur 656 · XI. Amputations dans les articles · texte numérisé non relu

XI. Amputations dans les articles

Sédillot. Parallèle entre les amputations dans la continuité el dans la contiguïté, in-4°, 183G.

Brasdor. Essai sur les amputations dans les articles. (Mém. de l’Acad. de ebir., t. v.)

i l’os obliquement; 4° de conserver

* toute la portion de parties molles né- » ccssaircs pour recouvrir la plaie, tan- » dis que par la méthode ordinaire, le lam- » beau toujours isolé, excepté à sa base, » a bien moins de vitalité pour se réunir,

* et s’il arrive quelques accidents secon- » daires, la suppuration peut les détruire » facilement ; 5° enfin la difformité du i pied est bien moins considérable. »

(Bull, de la facul. de méd. de Paris, t. v,

Waltiier. Uber die amputation in den Gelenlcen in schultergelenk uni zvvisschenden knochen der Fusswurzel der ersten und bwerten Reclie, mit beigefülzten operatione und heilungs. Seschichten. In abhandlungen ausdem Gcbiete der practischen medicin. besonders der chirurgie, etc. Landshut, 1810, in 8°, 1. 1.

Gantheret (Claude). Essai sur les amputai, dans les articulations. Thèses de Paris, 1820, n° 248.

Lisfranc. Règles génér. des désarticulations. Revue médicale, mars 1827.

Munzenthaler. Vcrsueh über amputationetn inder Gelenken. Leipzick, 1822, in-8°.

Dietz. Uber die amputation in und ausser den Gelenken. Wurzborug, 1827, in 8°.

Scoutettex. La méthode ovalaire, Paris, 1827, in-4°.

Nous joignons ici un résumé des règles générales qui doivent présider aux désarticulations.

Trois choses doivent surtout fixer l’attention de l’opérateur : 1° bien reconnaître l’articulation avant de commencer; 2° traverser l’articulation sans hésiter, en détruisant tous ses moyens d’attache, une fois que les chairs ont été divisées ; 3° enfin ménager suffisamment les chairs.

§ Ier. Règles pour traverser l’articulatiox.

Nous ne parlerons pas de la nécessité de bien connaître les parties sur lesquelles ou agit; car, en médecine opératoire, on e-.t coupable quand on porte un instrument tranchant sur des organes dont on ne possède pas tous les éléments anatomiques. Telle est ici surtout l’importance de la connaissance de ces cléments qu’on risquerait à chaque instant de commettre des erreurs, si l’on ne savait au juste la direction , la longueur et la largeur des ligaments. Eh! comment trouver le lieu précis de l’article, si on ne peut mettre à profit les tubérosités dont la présence est alors d’une si grande ressource? Les plis qui sc rencontrent aux jointures, et qui sont placés tantôt immédiatement sur l’articulation ellemême, tantôt dans le voisinage, ont aussi une grande valeur : il en faut dire autant des tendons qui s’y insèrent et qui peuvent être mis en relief par la con-

DS 'MÉDECINE

traction musculaire; qui ne voit qu’au besoin un praticien habile se sert egalement, comme point de repère dans des cas difficiles , des tubérosités situées dans le voisinage , alors que leurs rapports et leur distance ont été exactement déterminés ? lin vain on prétend que ces distances varient selon les différents individus, on s’expose à se fourvoyer en prenant les tubérosités pour guides.

Cette différence, quand elle existe, ne peut jamais être que de quelques lignes, et ces données, quelque approximatives qu’elles puissent être, n’en ont pas moins leur utilité. La possibilité de taire exécuter au membre certains mouvements propres à déceler les deux diamètres de l’article, et, par conséquent, le point où l’instrument doit commencer et finir, doit être prise aussi en considération.

Enfin, en l’absence de (rois points de repère, l’opérateur peut à la rigueur, après avoir incisé la peau dans la direction qui lui paraît la plus convenable, et avoir fait relever les téguments, chercher à reconnaître avec le doigt 1 interligne articulaire ; et dans le cas où le toucher n’indiquerait rien, placer l’instrument dans l’angle le plus rapproché de lui, puis le faire progresser le long de l’os en raclant et en sciant jusqu’à 1 article, ou en raclant et en sciant l’os jusqu’à l’arliculation où le couteau pénétrera pour ainsi dire de lui-mèine.

§ II. Règles tour traverser l’articulation.

Une fois l’article reconnu, il est convenable de laisser le pouce et l’index appliqués sur les deux extrémités du diamètre articulaire, jusqu’au moment où le couteau vient les remplacer; mettre le membre dans la demi-flexion, afin de tendre les tendons et élargir l’interligne articulaire, est un précepte auquel il convient de se soumettre sous peine de tomber dans l'arliculation voisine, ainsi qu'il arrive souvent, au pied et à la main.

Une faute que commettent souvent les personnes peu familiarisées avec les amputations dans l’article, est d’y pénétrer, avant d’avoir au préalable coupé, et de dehors eh dedans , les principaux moyens d’union des surfaces articulaires.

Commencer par l’un des côtés dans les articulations à engrenages multiples, et se garder d’enfoncer l’instrument à

mesure qu’on y pénètre, mais le retirer au contraire pour le porter ensuite plus loin, est un autre soin que doit prendre l’homme de l’art jaloux de diviser aisément tous les ligaments et de terminer promptement les désarticulations.

Un autre point essentiel a trait à l’étendue relative qu’acquièrent les articulations considérées sous le point de vue de leur désarticulation; en supposant en effet qu’aux yeux de l'anatomiste tel ou tel article ne présente qu’une ligne de surface , pour l’opérateur cette étendue se trouve aussitôt quadruplée : attendu que, comme ce sont surtout les ligaments qu’il importe de diviser en médecine opératoire, et que l’endroit où l’instrument agit importe peu , la largeur se trouve en définitive représentée par la distance qui sépare les différents points d’atlache des ligaments.

Lorsque dans une désarticulation il ne se rencontre que des ligaments dorsaux et palmaires, il ne faut pas hésiter, une fois ces ligaments divisés, à entrer à plein tranchant, entre les surfaces.

Lorsque, au contraire, il s’y trouve des ligaments interosseux, il importe auparavant de les attaquer avec la pointe de l’instrument en choisissant toujours l’endroit le plus favorable à leur section ; à la main et au pied, par exemple, les os étant plus espacés aux surfaces palmaire et plantaire, c’est dans l’intervalle que laissent entre elles les surfaces, qu’il faut porter l’instrument, en ayant soin d’incliner le manche vers soi, et en lui faisant former un angle à sinus antérieur de 45°, ef«n le relevant ensuite à angle droit. Ce dont il faut se garder surtout, c’est d’imiter la conduite de ceux qui ont l’habitude de luxer les os, afin d’avoir plus d’espace : une pareille manœuvre occas’onne toujours beaucoup de douleurs; et on ne doit y recourir qu’à la dernière nécessité ; encore, convient-il alors de se conformer aux préceptes suivants, savoir : luxer en bas jusqu’à ce que l’on soit arrivé au milieu du diamètre dorso- palmaire de l’article, pour ensuite agir en sens opposé en terminant de manière à séparer les surfaces, à l’aide de légères tractions parallèles à l’axe du moignon.

Faire marcher sur la même ligne le talon et la pointe, et, si on craint d’entamer les téguments, les éloigner à l’aide de légères tractions avec le pouce et l’indicateur gauche est encore une règle dont il est bon de se souvenir.

TRAITÉ

§ III. Règles pour ménager les

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