‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 109 sur 242 · MALADIES DU SEIN · texte numérisé non relu

MALADIES DU SEIN

La classification des maladies du sein adoptée par sir Astley Cooper est celleci : .

Premièrement, les maladies qui resultent de l' inflammation ordinaire a l'état aigu ou chronique ;

Secondement, les maladies qui exercent une action particulière ou spéciale, mais qui ne sont pas de mauvaise nature et ne portent point atteinte à d’autres tissus ;

Troisièmement, celles dont l’action est non-seulement locale, pernicieuse et spécifique, mais qui sont encore liées à un état particulier et morbide de t économie, et qui, outre la partie atteinte dans l’origine, affectent de la même manière d'autres parties voisines et même quelquefois éloignées du siège primitif de la maladie.

La première classe des affections du sein comprend : 1° V injlarninalion aigue du sein et les abcès laiteux-, 2° l’inflammation chronique qui se termine à la longue par 1a suppuration ; 3° la tumeur laiteuse ainsi nommée par sir Astley Cooper parce qu’elle est due à l’obstruction d’un des conduits galaclophores, provenant de l’inflammation chronique, de me conformerai à celte classification après avoir indiqué quelques maladies du mamelon.

DE l’absence DES MAMELONS ET DES MAMELONS SURNUMERAIRES.

Quelquefois il existe une absence congénialc du mamelon; quelquefois il se trouve oblitéré accidentellement par des blessures, par la compression, par une brûlure, par des ulcérations vénériennes ou autres. Dans tous ces cas, il y a obstacle à l'excrétion du lait; et on ne peut diminuer la sécrétion de ce liquide par la mamelle qu’en employant les purgatifs.

Il existe quelquefois des mamelons surnuméraires ; par exemple il pruts’en i trouver sur chaque sein deux et même jusqu’à cinq (I). L’excision des mame-

CHIRÜRGICALE.

Ions surnuméraires est évidemment le moyen que l'on doit employer ; mais , comme il y a danger de se tromper en prenant le mamelon naturel lui-même pour un des mamelons anormaux, Boyer a peut être raison lorsqu’il conseille de différer l’opération jusqu’après la naissance du premier enfant, époque à laquelle on pourra reconnaître avec certitude le mamelon véritable.

Quelquefois le mamelon est imper foré, et ce vice est congénial. On ne peut reconnaître celte infirmité qu’après que la femme est accouchée de son premier enfant. Ce vice est incurable.

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