‹ Encyclopédie des sciences médicales (volume 5)Chapitre 144 sur 242 · TESTICULE · texte numérisé non relu

TESTICULE

On a élevé des objections contre cette dernière dénomination portant sur ce qu’elle implique faussement l’idée de la présence d’hydalides dans la partie. La masse morbide en laquelle se transforme l’organe, est composée en partie d'un tissu solide et en partie de kystes dont la dimension varie depuis celle d’une grosse tête d’épingle jusqu’à celle d’une petite bille; quelques-uns d’eux contenant une sérosité jaune, claire et transparente, et les autres renfermant un liquide plus trouble. Celle maladie se développe surlout enlre trente et trentecinq ans , et quelquefois elle a été prise pour une hydrocèle, bien que la forme de la tumeur eut dû la faire reconnaître puisqu’elle est ovale et non piriforme , comme le sont celles qui proviennent d’une collection de liquide formée dans la tunique vaginale. Cependant , on 11e peut pas toujours distinguer avec certitude le caractère particulier de l'augmentation de volume du testicule due à la présence de kystes à l’intérieur de cet organe , avant d’avoir examiné la partie , celle-ci ayant été enlevée par une operation. Celte affection n’est pas de mauvaise nature, car elle ne s’étend jamais à d’autres parties ; elle peut cependant être compliquée d'un cancer encéphaloïde , maladie éminemment pernicieuse. L’ont traitement est inutile , parce que c est véritablement une affection organique accompagnée d’une désoiganisation totale du testicule et d’une altération de tissu telle qu’il y a inipossibilité que la partie recouvre son état sain. Les douleurs causées par le poids de la tumeur sur le cordon spermatique et la gêne produite par sou volume considérable contraignent souvent le malade a se soumettre à la castration.

Ce que nous nommons sarcome costique du testicule est appelé par M. Cru-

veilhier cancer alvéolaire , il l’a fort bien représenté dans la pl. I, liv. v, de son Anatomie pathologique. En disséquant la pièce d’après laquelle a été faite celte planche, il s’est assuré que la substance propre du testicule ne participait pas à l’altération morbidemais étaitpousséepar la production de nouvelle formation vers la surface de la tumeur où elle formait une couche assez mince , grise, et d’un aspect demi - transparent. « Plus nous avançons, » dit-il « dans l’étude des altérations morbides , plus nous devons être convaincus de cette vérité (qui je crois a été constatée par moi le premier) , c’est que nos tissus sont inaltérables et que ce qu’on appelle lésions morbides consiste en des productions de nouvelle formation douées d’une vie indépendante et que nos tissus ne sont susceptibles que d'hypertrophie et d’atrophie. Dans le cas présent l’atrophie s’explique parfaitement par la compression qu’avait subie la substance du testicule (l). »

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