AFFECTIONS SYPHILITIQUES DE LA BOUCHE
La langue est quelquefois le siéce d une ulcération vénérienne qui peut 'se développera la base, au sommet, sur les bords ou sur le dos de cet organe. Le docleur Colles dit que les caractères de cette ulcération n’ont point de constance. Quelquefois la pointe de la langue , quand elle est le siège de l’ulcération , se trouve épaisse et tronquée • la surface de l’ulcère est couverte d’une eschare mince et molle , et le bout de la langue est enflé et induré. Dans d’autres cas il peut y avoir un gonflement et une induration pareils, mais la surface de la plaie, bien que sordide , peut ne point oflnr d’eschare gangréneuse. Une ulcération sur le côté de la langue s’accompagne d’induralion , mais de moins de gonflement. Parfois les ulcérations vénériennes de la langue déterminent lep-onflement d’une des glandes lymphatiques situées sous la mâchoire. Généralement les ulcérations du dos de la langue sont dune forme circulaire et du diamètre d une p,ece de cinq sous; ils ont les ca-
(1) II y a une inflammation darlreuse
du pharynx qui donne lieu à de pelites
granulations; le pharynx es( rouge, sec,
ei une ou plusieurs de ces granulations peuvent elrc ulcérées; certains individus ont encore une inflammation folliculeuse
du pharynx par suite de laquelle se pro Misent des exsudations muqueuses
ou meme de petites ulcérations. Dans
ces cas divers, il est toujours aisé de
voir que I ulcération est superficielle et nest point à bords droits; d’ailleurs c est toujours a la parlie postérieure du pharynx que l’on remarque ces inflammations; tandis que, bien qu’on puisse rencontrer des ulcères vénériens sur cette même paroi postérieure, c’est, Ie plus souvent, le voile du palais, les piliers du voile du palais, et les amygdales jni sont le siège de ces ulcérations sy- P 11 1 ,cjues. Il e3t u no autre source tl’erreur qui n est point très-commune, mais
lin se rencontre pourtant quelquefois, des n t U mc,;cure peut donner lieu à
“ s mflammalions el ulcérations de la
I erreur est d autant plus aisée à com-
mettre qu’il y a eu autrefois une maladie venénenne que I on peut supooser avoir ététiauee sans mercure ou par des quantités insuffisantes de ce médicament • en pareille circonstance, on pourrait être enté de l’administrer de nouveau, tan!
dis que c est a sa présence dans l’ôcononne que sont dus les accidents. Ainsi que dans le cas où l’on a affaire à un chancre vénérien de la gorge, il v !
if b°!;d r.°uSeur> Puis ulcération à bord dui et saillant; quelquefois elle est ron geante, mais son fond est plus najré et moins jaune que celui des véritables ulr?
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o c., et, si on ne réussit pas ainsi on recourra aux gargarismes mercuriels ci aux préparations hydrargvriq ,0, • d ailleurs , les commémoratifs ëxaS' avec soin , fournissent en parefls cas 1 grandes lumières. Q
■420 Traite élémentaire
ractèresquc présentent les ulcères vénériens consécutils situés sur la peau.
L’induration offerte par un ulcère cancéreux de la langue a été comparée à la dureté de la pierre ( stony ) , et sous ce point de vue le docteur Colles trouve qu’elle diffère de l’espèce d’induration dont s’accompagnent beaucoup d'ulcères vénériens de cet organe. Mais, dit-il , si une espèce d’anneau ou cercle étroit et légèrement élevé, et d’une consistance très-considérable, renferme un ulcère dont la surface est assez nette pour ressembler h première vue à une plaie dans laquelle se prépare un travail de production de bourgeons charnus, nous pouvons dire sans hésiter qu’il est cancéreux. Dans tous les cas douteux le malade devra être soumis au traitement jusqu’à légère salivation.
Le plus grand nombre des ulcères de la langue, qui surviennent dans les cas de vérole, sont dus, d’après mon expérience personnelle , à l’action du mercure lui-même. Mais je n’ai pas besoin de m’étendre plus au long sur ce sujet, attendu que les ulcères de la langue sont examinés avec plus de détail dans la seconde partie de cet ouvrage.