INFLAMMATION ET GONFLEMENT EXTRAOR- DINAIRE DE LA LANGUE
La langue, lorsqu’elle est dans un état d’inflammation , peut , devenir le siège d’un gonflement si énorme qu’elle finisse par remplir la cavité de la bouche, saillir en -dehors entre les dents et obstruer la déglutition et la respiration de la manière la plus dangereuse. Je me rappelle avoir vu à Bruxelles la femme d’un soldat, laquelle courut le plus pressant danger par suite d une affection de la langue due à 1 usage du mercure.
Le traitement antiphlogistique ordi-
enlèvemenl d’une portion de la lèvre ar l’incision demi-circulaire est vérita- Jement surprenant. Il u y a aucune icnitive de réunion à faire, le vide se coinle de lui-même peu à peu ; la perte de , salive par la plaie diminue tous les nirs; en un mol . ce mode opératoire si bien préférable à l’incision en co,'‘ cillée par quelques chirurgiens; apres-
elle dernière il reste entre les deux Ivres une inégalité qui donne lieu a un iraillemènt perpétuel. (Noie du (rail.)
DE PATHOLOGIE CHIRURGICALE
il aire n’offre pas un soulagement suffisamment prompt. La méthode la plus rationnelle consiste à faire deux ou trois incisions longitudinales sur le dos de la langue. L’hémorrhagie abondante qui en-résulle diminue bientôt le gonflement. Dans les cas graves tous les médicaments et aliments doivent être donnés ail malade à l’aide d’une sonde dégomme élastique introduite dans le pharynx par la narine.