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BISMUTH

plômes d’affections diverses. — Ici, nous dirons encore qu’on ne doit pas même les admettre comme des symptômes, puisque le spasme ne peut avoir lieu que dans les muscles volontaires, tandis que l'estomac el les viscères destinés aux fonctions de la vie organique n’ont point de ces muscles. Quant à l’usage du bismuth dans le choléra- uiorbus , l’expérience ne paraît pas en avoir confirmé l’utilité.

§ VU. Action mécanique. — 1/ application du magistère de bismuth sur les plaies n’a occasionné dans les expériences de Kerckzig aucune douleur, ni même d’irritation ; d’où l'on peut conclure qu’il u’a presque aucune action mécanique. Comme cosmétique (biauc de fard), on l’a employé depuis longtemps pour rendre la peau unie et blanche ; mais on observa qu’en s’en servant pendant long-temps, la peau devenait sèche et ridée. Ajoutons que ce cosmétique a l’inconvénient de noircir sous l'intluence des émanations sulfureuses; aussi les femmes qui s’en servent s’exposent-elles à devenir mulâtres, à cause des émanations animales hydro- sulfureuses.

§ VIII. Mode d' administration. — La meilleure manière d'administrer le sous-azotate de bismuth est en pilules. 1 La dose est de vingt, cinquante, quatrevingts centigrammes par jour. Cazal l’a donné jusqu’à ladosed’un gramme contre le tétanos; d’autres, à une dose encore plus élevée. Quelques-uns s’en sont bien trouvé en le combinant à la magnésie.

Formule.

2J. Sous-azotate de bismuth, t gramme

(18 grains).

Magnésie, tü grammes (4 gros).

Sucre blanc, 31 grammes (t once).

M. exact, et divisez en dix- huit paquets.

A prendre un toutes les quatre heures.

[Note d. trad.) [K œnigsdœrfer recommande le sous-azotate de bismuth contre l’asthme nerveux (a). Ifenke indique, dans le traitement des fièvres intermittentes , l’oxyde de bismuth à la dose de dix à quinze centigrammes toutes

(a) Allgem. mcd. Annal, des 19 Jahrh.

Giacomini.

les trois heures (b). Plusieurs observations recueillies par Urban et par Rrcicr constatent la valeur de cet oxyde, ainsi que du sous-azotale, contre les fièvres à accès, donné durant l’apyrexie (c).

Robertson van le le sous-azolale de bismuth contre la salivation ( d ). Rccamicr rapporle plusieurs observations qui prouvent les bons effets de l’oxyde de bismuth contre le vomissement opiniâtre et rebelle h tout autre remède (e). L’efficacité de cet oxyde dans Jes vomissements chroniques a été aussi constatée par Richtcr (f). K n liber t a employé avec avanjage le magistère de bismuth pour calmer le hoquet qui persiste à la suite du choléra-morbus [g). D’autres se sont bien trouvés du bismuth et de ses préparations, dans certains cas de choléra-morbus ; nous citerons spécialement les docteurs Gumbert (/«), Schæfer (/), Goldberg (k) , Wernery (/), Gottel (m), Bidder (n), Archambault (o). etc., etc.

Schrœder vante une pommade composée d’une partie de sous-nitrate de bismuth et de trois parties d’axonge, dans différentes maladies cutanées. Kerckzig dit s’être servi de cette pommade avec avantage contre la gale ( p ). Ilauff rapporle avoir guéri radicalement dis cardialgies chroniques avec les pilules suivantes :

2J. Magistère de bismuth, 1 gramme (18

Racine de belladone en poudre, 15 centigrammes (3 grains).

Rhubarbe en poudre, 4 grammes (l gros).

(Sirop de sucre, s. q.

Faites 80 pilules.

A prendre trois par jour ( q ).

(b) Tlufel. Journ., 1820, sept., p. 20.

(c) Journ. cité, 1827 et 1852.

(d) Med. and physic. Journ. 1815.

(e) Biblioth. médic., 1810.

(f) Richtcr, Arineinutlell., t. îv.

(g) Clarus u. Radius, Beytræge, t. i.

(li) Berlin. Clioi. Zeilg., 1851.

(i) Schæfer, Ub. d. Chol. in Czenstochau, 1851 .

(k) Berlin. Choi. Zeitg. cité.

(0 Heidelberg. Klin, annal, t. vu.

(m) Craefe u. Waller’s Journ. der Chir., etc., t. xxi.

(n) Rust, Magaz., t. xxxvr.

(o) Bulletin général de thérapeutique»

(p) Richtcr, Arzneimiltell. , t. iv, art, Bismuthum.

(7) Med. conversations-blatt., n.

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