‹ Encyclopédie des sciences médicalesChapitre 117 sur 168 · GENTIANE · texte numérisé non relu

GENTIANE

Celle nction , cependant , se fait aussi sentir dans d’autres appareils, en particulier dans les vaisseaux sanguins; ce qui est prouvé par l’usage qu’on en faisait anciennement avant la découverte du quinquina. Willis, Il 1 is, Aliberl (18), Gesner(lO), Ludovico (20), Villars (21), Cliomel (22), Percival (23), J. Frank (24) et nombre d'autres, l’ont préconisée, soit seule , soit combinée au quinquina, pour augmenter l'efficacité de ce dernier remède, et couper plus sûrement la fièvre. M. Julia de Fontenelle, attaché à l’hôpital militaire de l’armée de Catalogne , lorsque le quinquina était à un prix exorbitant, traita tous les fiévreux avec succès à l’aide de la racine de gentiane en poudre. Le mémoire qu’il adressa à ce sujet à la Société royale de médecine de Marseille lui valut une médaille d’encouragement (25). La chlorose , traitée avec cette substance par Allioni (26), et d’autres maladies analogues , ont été guéries à l’aide de la gentiane , ce qui vient à l’appui de la thèse que nous soutenons. Elle a été utile contre l’hydro pisie et la scrofule, au dire de Plenk (27) , et dans les maladies de la peau, selon Wcinmann (28). Boerhaave appelait la gentiane remède souverain contre la goutte (29) ; elle a été louée aussi par Whytt (30) et par Quarin (31) contre cette maladie. La fameuse poudre du duc de Portland était principalement composée de gentiane.

(■18) Nouveaux éléments de thérapeutique, t. i, p. 152.

(19) EpisloL, 1. ii, p. G3.

(20) Pliarm. rnecl., p. 201.

(21) Flor. Delph., p. 504.

(22) Plantes usuelles, t. n, p. 137.

(23) Sarnnil. ans. Abl). z. G. f. p. a., 2 Dd. , 2 St., p. ICI .

(24) Saminl. auserl. Abh., t. xxir, p.

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