II Y P O S T II É N I S AN T S ENTÉRIQUES
L’eslomac et les intestins ne forment qu’une seule cavité continue, un seul organe destiné à une même fonction:
C'est pour cette raison qu’un remède ne peut exercer son action sur l’une de ces parties , sans que le reste n’en ressente plus ou moins les effets. La division des hyposthénisants en gastriques et en entériques ne doit conséquemment pas être prise à la lettre; elle indique seulement que l’action de telle ou telle substance agit un peu plus sur l’eslomac que sur les intestins, et vice-versâ. La digestion est effectivement une fonction composée de plusieurs actes qui ne s’accomplissent pas également dans tous les points du même canal. Tant par sa configuration que par sa structure et sa situation particulière, chaque partie est destinée à un office spécial. Les hyposthénisants gastriques modifient plus particulièrement la sensibilité et le besoin de prendre des aliments, et la chymification qui a lieu dans l’estomac. Les hyposthénisants entériques, au contraire, portent plus particulièrement leur influence sur les autres opérations digestives, et notamment sur l’évacuation fécale, qui est entièrement confiée aux intestins. — Ayant déjà examiné ailleurs tous les actes divers de la digestion , et distingué ceux qui sont actifs de ceux qui sont passifs, ceux qui sont positifs de ceux qui sont négatifs, nous aborderons sans autre préambule l’étude des remèdes hyposthénisanls entériques ; mais avant ceux-ci viennent les hyposthénisants gastriques les plus légers.
TAMARIN ( Tamarinclus indien).
§ Ier. Caractères physiques. — Le tamarin est un arbre de la famille des légumineuses (triandrie monogynie, Lin.), originaire de l’Inde orientale, de l’Arabie , de l’Egypte et du Sénégal. A l’Amérique méridionale et aux Indes occidentales, il est probable qu’il y a été importé par les Espagnols. Le légume de cette plante estoblong, déprimé et un peu courbé, il offre deux, trois ou quatre cellules , renfermant chacune un noyau dur, anguleux et comprimé, luisant et brunâtre. Dans leur état de maturité, les gousses du tamarin ont une double écorce et une pulpe de couleur brune foncée, épaisse, qui ne remplit pas l’espace contenu entre les membranes du fruit; mais qui retient le noyau dans sa situation, par des filaments qui s’attachent à sa base. Cette pulpe placée avec les graines par couches , comprimées dans un baril, entre dans le commerce sous le nom de fruit de tamarin. C’est un mélange d’un roux tirant sur le noir, de pulpe épaisse, gluante, mêlée avec les graines, les filaments et l’écorce qui la contient; ce mélange a une odeur vineuse, une saveur plus ou moins acide, agréable. — On obtient de ce mélange la substance dite pulpe de tamarin , en le délayant dans l’eau bouillante, en l’évaporant et en l’épaississant de nouveau avec du sucre. On en trouve aussi dans le commerce ainsi purifiée.
§ IL Notions chimiques. — D’après l’analyse faite par Vauquelin, les tamarins contiennent de l’acide nitrique, de l’a-