FORMULE-MODÈLE
Potion excitante de Frank.
2[. Esprit de vin rectifié.... demi-once.
Eau de fontaine six onces.
Miel purifié demi-once.
M. A prendre en trois fois.
RHUM ( spiritus sacchari).
Nous devons dire un mot sur le rhum , c’est-à-dire de l’alcool impur qu’on prépare au moyen de la fermentation et de la distillation du suc de canne à sucre. Il ne diffère de l’esprit de vin et de l’eaude-vie ordinaire que par quelques propriétés particulières ; il s'offre avec les caractères suivants : il est d’une couleur jaune-obscure , de saveur chaude et un tant soit peu âpre, amère, d’une odeur aromatique particulière et de consistance huileuse. Le rhum contient effectivement des principes mucilagineux et une huile empireumatique âcre , pénétrante.
Le rhum produit sur l’économie des effets analogues à ceux de l’eau-de-vie.
Lorsqu’on en boit une petite quantité, on éprouve une sorte de liberté inusitée dans la respiration ; à doses élevées et continues, il ne produit pas des effets tout-à-fait pareils à ceux de l’eau de-vie ou de l’alcool. Aux îles où on fabrique du rhum , le peuple en boit en grande quantité, et pourtant on n’observe pas de ces graves dérangementsd’estomac qu’offrent tous les jours nos grands buveurs d’eau-de-vie. Les insulaires ordinairc-
croyons que toute résine purgative a toujoursuneaction plus prompte et plus énergique lorsqu’elle est dissoute par l’alcool, et que les coliques qu’elle donne ordinairement tiennent plutôt à son action particulière, âcre, irritante sur l’appareil gastrique, qu’à sa présence dans les plis intestinaux comme simple corps étranger. (A, d. trad.)
VIN
ment engraissent par l’usage du rhnm , tandis que nos ivrognes, au contraire , maigrissent le plus souvent. Il n’est pas rare de voir, chez les premiers, des vieillards. Chez nous, au contraire, on brûle pour ainsi dire l’existence à la fleur de l’âge. Qu’on ne vienne pas nous dire que même parmi nous il y a des exemples d'individus habitués , dès leur première jeunesse, aux boissons alcooliques et qui parviennent à un âge décrépit. De pareils exemples sont fort rares, et on ne les rencontre que parmi quelques sujets privilégiés d'une organisation athlétique. Un pourrait croire d’après cela que le rhum renferme quelque principe de vertu opposée à celle de l’alcool. Ce principe serait-il l’huile empireumatique ouïe mucilage qu'on y rencontre? C’est une question à éclaircir. Je ne dois pas quitter ce sujet sans faire remarquer que le rhum a trouvé un panégyriste exagéré dans le docteur Pollon , qui l’a préconisé dans le traitement d’un grand nombre de maladies pulmonaires chroniques, telles que asthmes, catarrhes, phthisies , etc.
Il assure avoir obtenu des guérisons étonnantes par la simple administration journalière d’une cuillerée de rhum dans du sirop. Si ces faits sont exacts, on pourrait expliquer l’utilité du rhum par son action sudorifique, ou bien par une sorte de déplacement qu’il opère de l’irritation chronique des voies aériennes sur le système gastrique: ou bien enfin l’asthme, et les catarrhes chroniques, dont il est question dans le livre de Pollon, n’étaient que des affections dépendantes d’une faiblesse générale.
ESPRIT DE CERISES ( spiritus cerasarum ).
Relativement à l’esprit de cerises , connu sous le nom allemand de kirschwasser , nous nous bornerons à dire qu'il n'est qu’un alcooloïde d’une composition très-variable; il contient de l’alcool , de l’eau et de l’acide hydrocyanique, dans des proportions indéterminées. On obtient cet esprit par la fermentation et la distillation des cerises pilées avec leurs noyaux. Nous reviendrons sur cette substance au sujet de l’acide hydrocyanique , dont les vertus sont opposées à celles de l’alcool.
VIN ( vinum ).
§ I«. Caractères physiques. — Le vin est aussi un produit de l’art qu'on obtient comme on sait par la fermentation du moût ou suc de raisin {vitis vinifera , clas. pentandria , ord. monoginia. L. ) Chaque contrée où l’on cultive ce précieux végétal, comine en Italie, en Grèce, en Espagne , en Hongrie, dans le midi de la France, etc., donne ses vins particuliers. Ils varient selon les espèces et le mode de culture des vignes, selon le climat, l’exposition et la nature du sol, la maturité plus ou moins avancée du raisin, etc. ; ils varient également en raison des procédés qu’on emploie dans la fabrication. La qualité des vins dépend spécialement de la proportion d’alcool , de matière sucrée et d’acide carbonique qu’ils renferment, et enfin de leur bouquet particulier. On appelle généreux les vins qui sont riches en alcool. S’ils sont chargés de matière sucrée non encore fermentée, ils prennent le nom de vinsliqueurs; on les appelle enfin vins mousseux s’ils sont plus ou moins saturés de gaz acide carbonique. La couleur, la densité, le goût, l’odeur, etc., des vins, les a fait distinguer en blancs , rouges , épais , légers , doux, amers, acides, avec ou sans bouquet, etc.
§ II. Notions chimiques. — Tout vin donne à l’analyse beaucoup d’eau, mêlée d'une quantité d’alcool en proportions variées, dont la moindre serait , d’après plusieurs chimistes, de sept centièmes, et la plus forte de vingt-cinq. On y trouve en outre un peu de mucilage et des principes sucrés , un élément analogue aux huiles volatiles qui en forment le bouquet, de l’extractif, de la- matière colorante et du tannin ; quelque sel à base de potasse, de chaux, d’alumine ; quelque acide libre, tels que le tartarique, l’acétique, le malique, et le gaz acide carbonique. Toutes ces matières varient dans leurs proportions, selon la qualité du vin. Nous renvoyons, pour de plus amples détails, sur ce sujet , et spécialement pour la théorie de la fermentation, aux traités de chimie.
§ lit. Effets sur les animaux. — Les effets du vin sur les animaux sont analogues à ceux de l’alcool délayé dans beaucoup d'eau ; leur différence d’intensité tient à la proportion plus ou moins grande d'alcool qu’ils renferment.
§ IV. Effets sur l'homme en santé.
— Toutlc monde connaît l’action qu’exer»
ViN.
ce le vin sui l’homme. Bien que la nature 11e nous l’ait pas fourni tout préparé, nous l’avons pourtant introduit au nombre de nos agents diététiques ordinaires; c’est peut-être pour cette raison que les effets du vin sur l’économie varient lorsqu’on en boit pour la première fois. A une dose modérée, le vin n’est qu’un simple stimulant chez les personnes habituées à sou action. La même dose devient hypersthénisante chez les personnes qui en boivent pour la première fois. Il provoque même des vertiges ou un trouble des facultés intellectuelles. Le vin bu modérément fortifie, anime, égaie, éclaircit les idées, et répand une douce chaleur sur toute l’économie. Si on en prend cependant en grande quantité , et notamment pour la première fois , on éprouve d’abord une chaleur générale, la circulation et la respiration s’accélèrent ; ensuite la joie devient graduellement turbulente et se transforme en déraison ; la parole, qui dès le commencement avait acquis une prodigieuse volubilité, devient confuse, mal articulée , rauque et lente; des vertiges, des étourdissements, des illusions diverses se déclarent, puis des lassitudes, de la faiblesse, un tremblement dans les membres, la vacillation, et enfin la perte complète de l’équilibre.
L’appétit disparaît, une soif intense qu’on dirait ne pouvoir être étanchée tourmente sans cesse; la digestion s’arrête, des nausées et des vomissements donnent quelque soulagement passager, des sueurs coulent en abondance de la surface du corps et maintiennent l’ivrogne dans une espèce de bain général ; souvent même les urines s’échappent à son insu. Finalement , un long et profond sommeil met fin à cet état. Le lendemain , le tout est calme, les fonctions physiques et morales reprennent leur cours habituel. En s’éveillant, l’ivrogne ne conserve aucun souvenir de son étal précédent, ou bien il n’en a que des idées très-confuses. Si l’état d’ivresse se reproduit souvent, à de courts intervalles, s'il devient habituel en d’autres termes, des accidents bien plus graves se manifestent. Une insomnie complète tourmente toujours les buveurs ; ils ont souvent la fièvre, des coliques, des spasmes, la chaleurcutanée très-élevée, des sueurs fétides sur tout le corps et plusieurs symptômes qui caractérisent le delirium tremens. Enfin, la sensibilité s’affaiblit, survicut le coma apoplectique, la paralysie, et
enfin la mort termine cet état (1). On voit, par tout ceque nous venons de dire, qu’on peut produire à l’aide du vin tous les effetsde 1 alcool, mais d’une manière plus lente. Les mêmes altérations organiques existent d ailleurs sur les cadavres. Tout ce que nous avons dit, du reste, des infirmités produites par l’abus de l’alcool s’applique exactement au sujet qui nous occupe. On peut donc dire en thèse générale que les effets du vin sur l’économie dépendent uniquement de l’alcool qu’il renferme ; son action , par conséquent, est hypersthénisante -spinale. Plus le vin est alcoolisé , plus cette action est énergique. Nous ne voulons pas dire par là que les autres principes qui constituent le vin soient inactifs; ils délaient, modifient ou même corrigent l’action del alcool. C’est d’après ces modifications et par la nature même de ces principes qu’on observe quelques différences dans les effets des vins. On sait, par exemple, que les vins mousseux sont diurétiques,et que celui de Bordeaux au contraire est astringent, etc. Il est d’observation, d'ailleurs, que les vins généreux forts portent plus promptement à la surexcitation cérébro-spinale et gastrique et à l’ivresse que les vins doux, liquoreux, qui sont plus nourrissants , plus toniques que les premiers , mais moins irritants , et que les vins aromatiques sont moins enivrants et plus stomachiques que les spiritueux. — Il nous resterait pour compléter ce sujet à discuter deux questions de quelque importance ; l’une relative à l’action des éléments extractifs , salins et acides qu’on rencontre dans le vin; l’autre, à l’usage diététiquede ce liquide. Nous en parlerons plus loin. Tout ce que nous voulons établir pour le moment, c’est que le vin, de même que l’alcool, jouit d’une action hypersthénisante cardiaque, céphalique et spinale, et que cette dernière l’emporte principalement sur toutes les autres. — Quant au degré comparatif d’énergie des différentes qualités des vins, il pourrait être me* suré d’après la quantité d’alcool qu’ils contiennent. Les vins mousseux sont à conditions égales toujours plus faibles parce que l'acide carbonique qu’ils con-
(l) Deniquc cur homincm quem Tini tîi penclravit Acris, et In vena» diacestit diditu» ardor ; (Innacquitur gravita» niembrorum, prrpediuutur Crura vacillanti, tardecrit lingua, tiiadet incm,
Kant ocuü, clamor, singultu», furgia glitcuul?
Lucral. da B*ruiu uatura, lit. tu,
VIN
tiennent agit dans un sens contraire à l’alcool. Nous reviendrons sur ce sujet.
§ Y. Propriétés médicinales. — Les effets du vin dans les maladies viennent à l’appui des considérations que nous venons de signaler. Ce n’est pas sans raison que depuis un temps immémorial on a appelé le vin cardiacum cardiacorum, et qu’on l’a prescrit généralement contre tous les empoisonnements dits froids par les anciens; tels sont par exemple ceux que produisent la jusquiame, l’aconit, la ciguë, les amandes amères. On peut voir à ce sujet les livres de Macrobe (1), de Dioscoride (2), de Celse (3), d’Androcide qui, en écrivant à Alexandre, disait:
Cicula homini venenum est , sicut vinum (4). De nos jours on peut également avoir recours au vin dans les cas d’empoisonnement par ces substances, si on n a pas sous la main des remèdes plus énergiques, plus excitants. Souvent un seul verre de vin généreux a été suffisant pour dissiper les premiers phénomènes d une très-forte action de l’eau coohibée de laurier-cerise, à arrêter les vomissements, les évacuations alvines, les sueurs excessives, et dissiper les défaillances,
1 abattement causés par la frayeur, le froid, la faim; à combattre les vertiges produits par la fumée du tabac et par les exhalaisons méphitiques.
L’état de langueur , d’abattement que produisent les maladies graves et les longues convalescences, est souvent heureusement combattu par le vin. Dans le traitement des maladies hyposthéniques en général, on a porté aux nues, et avec raison, les effets salutaires du vin. Il ne faut pas cependant se méprendre sur la nature de la faiblesse qu’offrent beaucoup de malades; elle n’est souvent qu’apparente, et si l’on ne tenait pas compte de *a véritable condition pathologique, on pourrait l’augmenter singulièrement par l usage du vin. Souvent l’abattement n’est rr, S°.rlei d’aPl'endice de la maladie
nrouvï'ïi dC leSPèce d’inertie qu’éprouvent les organes à la suite de grands
idSCnU *ndiUn notoires. Ce" élit et n î!rP , îponl.anea,ent avec le temps,
' waïUcramdfc que l’usage du vin
XrdU,S,t 3 ma,adie’ Si cependant 1" faiblesse parait tenir à l’effet d’un trai-
(D Saturnal. vu, cap. vi.
y) b'br. v, cap. xi.
Snîsteffiind-iCa' '‘h’ V’ CaP* «Vit.
I ) Uist. Plinia». vu, cap. XCv.
tement nnli-phlogistique trop énergique, l’usage modéré du vin pourrait être utile. Il importe cependant, avant d’administrer ce moyen , que la condition pathologique soit complètement dissipée.
Je sais bien que cette pratique est blâmée par plusieurs praticiens, parce que, dit-on, elle expose à la reproduction des accidents inflammatoires; mais, je le demande, est-ce qu’un malade déjà atteint d’affection hypersthénique reste toujours sous l’influence de la même diathèse?
Non , assurément ; et il est facile de comprendre que dans une maladie inflammatoire, par exemple, qui n’avait besoin pour se dissiper que de la soustraction de huit onces de sang , si on en tire douze, la diathèse se trouve changée, et le malade offre une faiblesse véritable due à l’excès, du traitement anti-phlogistique ; cette faiblesse-là peut être combattue parle vin.
Cette considération m’engage à répéter sans cesse à mes élèves qu’on ne doit traiter les maladies qu’avec beaucoup de prudence, sous peine d’être obligé plus tard de combattre des maladies secondaires dues à une médication excessive ou trop énergique. Pour le reste des effets thérapeutiques du vin, je renvoie le lecteur à l’article Alcool.
§ VI. Action chimique. — Comme agent mécanique, le vin n’agit que par 1 alcool qu il contient; il est légèrement astringent ; les autres éléments y sont en quantité si minime, que nous ne saurions leur attribuer une action évidente (1).
Comme moyen légèrement astringent, le vin est employé en petit bain et en fomentations, contre les enflures chroniques externes et les contusions récentes. — La pratique d’injecter le vin ou de faire pénétrer ses vapeurs dans l’abdomen après la paracentèse, bien qu’elle ait réussi une fois à Warre (2) et une autre lois a Lhomme (3), ne Saurait être recommandée par les médecins prudents.
(1) Les vins rouges renferment, indépendamment de l’alcool, un peu de tannin qui leur communique un goût âprede la matière colorante, de l’hydrochlorate de soude, du tartrate de chaux, du sulfate de potasse , etc., et des acides libres ; tous ces principes peuvent aussi contribuer aux qualités astringentes dont ■’V^'fent. (jy. d. trad.)
\2> PMlos. transact., vol. xux, P. xu p. 484. *
févr3i)erAÏ827?én6r' d° m6dCC'' ’0m’ XUI>
viw.
Beaucoup de malades effectivement ont été victimes de cette imprudente application incendiaire.
§ VII. Mode cC administration. — Tout le inonde connaît la manière d’administrer le vin. C’est donc plutôt dans le choix de l’espèce, dans le degré de délaiement et dans la dose, que le jugement du médecin est nécessaire. Ces conditions^ ne peuvent être déterminées que par l’examen des conditions du malade, les exigences et les habitudes de l’organisme.
[Noie d. irad.) Nous croyons qu’il n’est pas superflu d’indiquer ici les différentes maladies où l’usage du vin a été préconisé par plusieurs écrivains. — Welse, De Ilaen , Brera , Strambio , trouvèrent très-efficace le vin, même à forte dose, pour calmer et guérir la colique métallique. Neumann, Tissot, Borsieri, Manni, et nombre d’autres praticiens ont reconnu que dans certaines lièvres intermittentes, rebelles au quinquina et à d’autres fébrifuges, il n’y avait de meilleur remède que le bon vin à fortes doses. Huxham le vante beaucoup dans les fièvres nerveuses, lorsque le collapsus et l'épanouissement sont parvenus à un très-haut degré.
Voici ses propres paroles : In tali profuso et colliquativo sudore, scepius vini generosi rubri parvam quanlitatem maximci dedi cum utililnte (1). De Mes a s’exprime ainsi : Omnibus cordiacis palmam prœripit vinum rhenanum ad unc.ias duas omni bihorio datum e eu] us usu pulsum plcniorern fiet , coma im~ minui, oplimi est augura. M. Petit prescrit le vin , lorsque la fièvre typhoïde s’accompagne d’un état de faiblesse trèsprononcé et de coma. — Les anciens , entre autres Arétée , conseillaient, dans les péripneumonies des vieillards, le vin à petites doses répétées. Laennec et Moscati le prescrivent également dans les mêmes cas. M. Chomel dit s’être bien trouvé de l’emploi du vin dans la pneumonie des ivrognes. Dans certaines pneumonies épidémiques ou adynamiques, Stoll, Huxham, Frank, Pinel et autres assurent que les saignées sont meurtrières , tandis qu’on a presque toujours à s’applaudir du prompt usage des toniques, et notamment du vin généreux.
M. Guersent vante le vin et autres toniques, pour remédier à l'incontinence d’urine chez les enfants, pendant le sommeil. Les lavements vineux sont recom-
(1) Opéra, tom. u, p. 88.
mandés par Frank dans certaines diarrhées opiniâtres sans fièvre. On préfère, contre le scorbut, l’emploi du bon vin à tout autre moyen. On doit aussi, d’après plusieurs praticiens, considérer le vin comme un excellent auxiliaire de tout remède contre les scrofules. — Les vins amers à forte dose ont été vantés pour expulser le tœnia. — Rush, Hosack, Schneider et autres, qui regardent le tétanos comme une maladie essentiellement hyposthénique , recommandent pour le combattre l’administration du vin et de l’alcool. On sait que Léveillé et Stokes admettent deux espèces de delirium Ire mens. 1° Ou le malade, abusant continuellement des boissons spiritueuses, est subitement mis à un régime austère et à l’eau pure; 2° ou un individu, non habitué aux alcooliques, s’y livre avec excès . tout d’un coup. Dans le premier cas, le délire tremblant est dû à la privation ab- ■ solue des liqueurs alcooliques, et doit être traité par les hypersthénisanls, tels
Îue le vin , l’eau-de-vie, l’opium (l). — • >n connaît assez l’utilité du vin injecté dans la vaginale testiculaire, pour la gué- rison de l’hydrocèle. On vante aussi l’ef- ficacité des injections vineuses contre:
certaines blennorrhagies et leucorrhées..
L’application des compresses de vin surr les gerçures du mamelon est conseillée par un grand nombre de praticiens. — Greenbon recommande le vin contre les brûlures; il couvre les parties brûlées de compresses imbibées de vin, ou d’alcool mêlé d’eau, pour provoquer, dit-il, une réaction subite. — Les bains vineux, lespédiluves et les fomentations de même; substance, notamment des vins médicinaux, ont été préconisés contre certains rhumatismes chroniques, contre les paralysies, la goutte, la sciatique, l’œdème des extrémités, et notamment des arliculations tibio-tarsiennes. — Nous allons nous borner à présenter ici quelques for mules des plus usitées de vins médicinaux. Nous devons cependant faire remarquer que plusieurs de ces vins contiennent des substances dont la vertu dynamique est opposée à celle de l’alcool.
Vin diaphonique de Huxham.
2J. Viu de Malaga, 10 gros •
Tartre émétique, 1 graina
A donner 30 à 40 g. toutesles deux heures !
(1) Histoire de la folie des ivrognes pai Léveillé. \V. Stokes; Nib. d. Heil. OCK inn. Kraukh. Leipz., 1855.
VIN
Vin. antiscorbuticum.
2J.Rad. recent, raphani rustic., 1 livre. Bardanæ, 5 onces.
Fol. recent, cochlear., 6 onces.
Nastur. aquat., ibid.
Benabungæ, ibid.
Fumariæ, ibid.
Seminis sinapi, ibid.
Salis atnmoniaci, 3 onces.
Incisa etcontusa infundantur per octo diescuin vinialbi, libr. 36. Expressa filtrcntur.
Dosis. Datur per cyathos.
Vinum diuretico-catharticum.
2[ Rad. irid. florent., 2 onces.
Encilæ, demi-once.
Scillæ, ibid.
Sennæ, 2 onces,
dalap, 2 drachmes.
A ini albi, 4 livres.
Infunde frigide.
Dosis. Onces 2 à 4 mane.
Vin. am. Æ diniburgensium.
2J. Rad. gentian., demi-once.
Cortic. peruv., 1 once.
Aurant. recent., demi-once.
Winterani, 1 drachme.
Infundantur calide cum vini opt. libr.