Gazelle de santé, 1822, n
(7) Journal général de médecine, avril 1828, p. 89.
lié. L’huile de copahu fut administrée à la dose de trois grammes (un gros), et en l’augmentant graduellement on arriva à huit grammes par jour. Quoique l’affection montrât beaucoup d'opiniâtreté, et que la fièvre persistât , nous pûmes nous assurer que sa force allait en diminuant, cl que l'estomac n’éprouvait aucun effet désagréable. La fièvre enfin cessa, les douleurs disparurent dans toutes les articulalions , excepté dans celle du pied qui resta encore gonflée, et qu’on traita par la suite localement avec des sangsues et des bains camphrés.
§ VI. Appréciation de l'action, etc.
— La vertu anti -blennorrhoïque du baume de copahu est-elle spécifique?
Nous ne le pensons pas, puisque la même vertu se rencontre également dans plusieurs autres remèdes. Les heureux résultats de ce remède dépendent , selon moi , de sa puissance hvposthénisanle cardiaco-vasculaire, laquelle se fait sentir de préférence dans les organes trèsvascularisés, tels que les poumons , la rate, les reins, et les parties génitales des deux sexes. Que l’action soit indubitablement hyposthénisante , on peut s’en convaincre en faisant attention aux maladies qu’on guérit avec le copahu, et aux deux expériences que nous avons faites sur les animaux.
§ VII. Action mécanique. — Le baume de copahu n’irrite pas les parties qu’il touche; cela est si vrai , que scs bons effets furent d’abord observés dans des applications sur des blessures et sur des ulcères. On peut en dire autant de son huile essentielle; néanmoins, il faut convenir que sur les parties dépouillées de l’épiderme, cette huile détermine une sensation de chaleur et de cuisson. Sur l'estomac cependant, le baume produit de la pesanteur et de l’embarras assez désagréable. Si la dose est un peu forte, et l’administration continuée pendant quelques jours, des rots pénibles, des nausées, une sorte d’inquiétude, des vomissements, et de l’aversion pour toute espece de remède , en sont souvent la conséquence. Cela dépend en grande partie «le la difficulté que présentent eu général toutes les résines à être digérées. L’huile essentielle n’offre presque aucun de ces inconvénients.
§ VI II. Préparation , mode d'administration, etc. — La question difficile à résoudre , c’est de savoir comment on pourrait rendre ce remède supportable à l’estomac à doses assex élevées. Souvent