‹ Encyclopédie des sciences médicalesChapitre 45 sur 168 · BAIES DE · texte numérisé non relu

BAIES DE

il est utile de faire procéder son administration par un purgatif, et même d’entretenir le ventre libre pendant qu’on en fait usage. Délayé dans une émulsion, il pèse moins sur 1 estomac. Il y a des individus qui le tolèrent mieux en pilules, mêlé à une quantité suffisante de savon blanc ou de magnésie, ou bien de poudre d’iris. Les correctifs les plus vantés jusqu’à présent, sont l’acide sulfurique et la magnésie. Velpeau profère le donner en lavements pour prévenir les dérangements d’estomac ; il assure que l’effet salutaire est le même que s’il était pris par la bouche. L'huile essentielle de copahu enfin paraît être la préparation à laquelle on devrrit donner la préférence.

Dose. — Pour obtenir du baume de copahu tout l’avantage possible, il faut laisser de côté les anciennes doses , et s’en tenir à celles des Français. Delpech, Ribes et Anxians furent les premiers à le donner courageusement à la dose de deux grammes (demi gros) matin et soir, et même à la dose de quatre, six, huit grammes (un à deux gros) plusieurs fois par jour. On est venu jusqu’à en donner de trente à soixante grammes (une à deux onces) par jour. La dose de l’huile essentielle de copahu, établie par Cullerier et Bord, est de vingt-cinq à cinquante centigrammes (cinq à dix grains). Nous l’avons élevée pourtant jusqu’à huit grammes (deux gros) par jour sans le moindre inconvénient, et nous croyons même que si on veut en obtenir des elVets immédiats, il faut s’en tenir à peu près à cette dose.

Formules-modèles.

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