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AROME

§ Y. Appréciation de l'action. • — On ne peut se tromper en attribuant à l'épgnge brûlée une propriété hyposlhénisante lymphatico-glnndulnirc, eu égard à la grande quantité d'iode qu’elle contient. l.es autres éléments constitutifs que l’analyse chimique y a rencontrés ont, eux aussi, la même action thérapeutique, ainsi que nous le ferons voir. Le praticien pourra avoir recours à ce remède non -seulement dans les cas de goitres, mais aussi contre les phlogoses chroniques du système lyrnphatico-glnndulaire.

§ VI. Action mécanique. — On accuse à tort selon nous l’éponge calcinée de produire des cardialgies lorsqu’on en continue l’usage longtemps (85). — Le chirurgien met souvent à profit les propriétés mécaniques de l’éponge commune.

Avec elle il arrête les hémorrhagies externes en l’appliquant sur la partie blessée; il l'emploie pour tamponner, pour faire des fomentations, car elle s’imbibe et entretient les fluides chauds , froids ou médicamentés dont on veut faire usage. Préparée avec la cire, après l’avoir soumise à une forte pression, l’avoir fortement ficelée, imbibée de mucilage, de blanc d’œuf, etc., elle sert comme pessaire , comme moyen dilatateur de certains sinus fistuleux , etc. On se sert aussi de l’éponge préparée pour faciliter la dilatation du coi de la matrice dans les cas d’accouchement prématuré artificiel (86). On a conseillé l’éponge carbonisée pour faire de la poudre dentifrice , sans réfléchir que l’iode, qu’elle renferme en grande quantité, peut jaunir, agacer et même décomposer l’émail des dents.

§ VIT. Mode d’ administration. — On prescrit l’éponge brûlée en poudre , en décoction, ou sous forme de pastilles à la dose de 66 à 120 centigrammes (12 à 24 grains) pour les enfants, et de 1 à 3 grammes (20 à 00 grains) pour les adultes, doses qu’on peut répéter deux ou trois fois par jour.

Formulcs-m odclcs.

Pastilles.

2J. Éponge brûlée , 16 gram. (l/2 once). Extrait de réglisse, 30 gram. (1 once).

(85) Moral et Delens, Dictionn., t. iv, p. 515.

(80) Bulletin de l’Académie royale do médecine, t. v, n. 12, 1840, p. 25".

Mucilage de gomme adrag., s. q. M. faites pastilles 48.

On peut commencer par en prendre deux par jour en augmentant jusqu’à huit.

Yoici la formule des bols anti-scrofuleux de Bail.

2J . Eponge calcinée, 4 grammes (1 gros). Sulfate de potasse, 2 grammes (1/2 gros). Baume de soufre simple, 10 gouttes.

Sirop de gomme , s. q. Faites des bols d’un demi-gramme.

A prendre un le matin et un le soir dans un verre d’eau de mer naturelle ou factice.

Electuaire.

% Éponge calcinée, 8 grammes (2 gros).

Fleurs de soufre lavé, G gram. (1 gros et demi).

Conserve de roses , 90 gram. (3 onces).

M. faites avec un peu d’eau de roses un électuaire dont on pourra prendre une forte cuillerée à thé trois ou quatre fois par jour.

Pilules contre le goitre, les indurations des testicules et autres tumeurs glanduleuses.

2J. Hydriodate de potasse, G0 centigram. (12 grains).

Eau distillée , 1 gramme (18 grains).

Éponge brûlée et extrait de salsepareille parties égales, 20 grammes (5 gros).

Réglisse en poudre, q. s. M., faites 180 pilules.

A prendre de 12 à 20 par jour.

Poudres pour le même usage.

2J. Éponge brûlée, 2 grammes (1/2 gros). Mtrate de potasse, 1 gramme (l S grains). Sucre blanc en poudre, 4 grammes (1 gros).

M. f. un paquet.

On peut en prendre un paquet pareil trois fois par jour.

BROME ( Brotnum ).

§ Irr. Caractères physiques. — Corps simple, découvert en 1828 , par M. Balard de Montpellier , d’abord dans les eaux mères des marais d’eau de mer, ensuite dans le sel gemme, dans les eaux de la mer, à l’étal de bromures de sodium , de magnésium eide calcium; dans le lac asphaltique , dans les eaux

BHOME.

minérales d'Albano , île Bourbonne-lcs- Bains , de Lons-le-Saunier, dans l'éponge , ainsi que nous l’avons dit , et dans plusieurs espèces de plantes marines. On nomma cette substance brome, du mot grec bromo f, qui signifie infect. — Le brome se présente à la température ordinaire à l’état d’un liquide rougebrun , très - volatil ; il bout très- facilement et répand des vapeurs rougeâtres insupportables à l’odorat, ayant quelque analogie avec rôdeur du clilore.

§ IL Notions chimiques. — Le brome est compté au nombre des métalloïdes.

Il est peu soluble dans l’eau , mais trèssoluble dans l’alcool et l’éther. Il a peu d’affinité pour l’oxygène, avec lequel il forme l’acide bromique; mais il en a beaucoup pour l’hydrogène et notamment pour l’hydrogène bi-carboné avec lequel il forme uu composé analogue à l’hydro bi-carbure de chlore. Combiné avec les autres corps simples , il forme des bromures qui ont une très-grande analogie avec les chlorures , de sorte que, en connaissant les uns, on connaît les autres ; pourtant la solution des bromures est décomposée par le chlore qui est mis à nu.

§ III. Effets sur les animaux. — D’après les expériences de Balard, le brome a sur les animaux une action très-énergique, puisque une seule goutte mise dans le bec d’un oiseau a suffi pour le tuer

(87). D’après les expériences de Barthez, les effets du brome sont lout-à-fait analogues à ceux de l’iode (88).

§ IV- Effets sur l'homme en saute’. — On a généralement observé qu’aucun des habitants des bords de la mer où il y a des sources d’eau bromifère n’était affecté de bronchocèle ; tandis qu'à une petite distance de là cette affection pouvait se rencontrer très - fréquemment.

Werneck a déterminé, chez un homme sain, par le proto-bromure de mercure , quatre ou cinq évacuations de ventru faciles et fluides. Le bromure simple à la dose de deux à cinq centigrammes a déterminé des selles et une augmentation dans la sécrétion urinaire. A huit centigrammes, le même auteur a observé en outre des nausées et le vomissement. Les dérangements produits par cette sub-

(87) Epbêmérides médicales de Montpellier, mars 1828.

(88) Froricps Notiz. , 22 Bd., p. 144.

stance ont été dissipés assez promptement à l’aide de l’opium (89).

§ V. Effets dans les maladies. — Comme succédané de l’iode, le brome a été mis en usage avec succès par Fourché contre le bronchocèle, l’olorrhée ancienne scrofuleuse et autres maladies de ce genre (90). D’autres praticiens l’ont essayé dernièrement dans ces mêmes affections et notamment Naumann et Prieger (9 1 ). Magendie dit avoir guéri avec les préparations bronuirées des maladies utérines accompagnées d’aménorrhée cl d’hypertrophie du cœur (92).

Werneck et Graeïe vantent beaucoup les bons effets du brome dans le traitement du bubon vénérien et autres accidents de la vérole. Plusieurs praticiens se livrent de nos jours à des expériences cliniques dans le but de déterminer l’effet thérapeutique des préparations de brome; les résultats qu’on a déjà obtenus porteraient à faire croire que son action est analogue à celle de l’iode.

§ VI. Appréciation de l'action. — Que le brome jouisse, lui aussi , d’une action hyposthénisante lymphatico-glandulaire, on ne saurait le contester d’après les essais qu’on a déjà faits; et nous avons lieu de croire qu’on en étendra l’administration dans un grand nombre d’autres affections. Pour éclaircir davantage l’action de cet important remède, il serait utile d’en étudier l’action sur l’homme bien portant; cela conduirait probablement à la connaissance des véritables vertus de plusieurs eaux minérales et boues thermales qui en contiennent, action mystérieuse jusqu’à présent, et qu’on a tantôt louée, tantôt déclarée dangereuse ou inerte.

§ VU. Action mécanique. — Le brome produit comme l’iode une tache jaunâtre sur la peau où on l’applique. A forte dose il détruit l’épiJerme , sans pourtant offenser le derme. Administré à l’intérieur à petite dose et étendu ou mêlé dans un véhicule approprié, il ne produit pas d’irritation.

§ VIII. Mode d' administration. —

(89) Journ. de chir. u. augies., 14 Bd., t. il, p. 215, 219.

(90) La Clinique, t. ni, 1829, févr., n. 78.

(91) Ilandb. der mcd. Klinik., 2 Bd., p. 50. — Caspar, Wochenschr., 1835, n. 51.

(92) Formulaire, 1829.

LAIIYTE.-

Pourché a employé une partie «le brome délayé «lans quarante parties «l’eau distillée, et en a prescrit cinq on six gouttes, deux ou trois fois par jour. Il a fait usage aussi de l’hydrobromale de potassium en pilules à la dose «le 20 à 40 ccntigram. par jour (5 k S grains). — A l'extérieur on peut s’en servir sous forme de cataplasmes, arrosés d’une solution «le brome dans la proportion d’une partie sur dix, ou en onguent. Prieger se loue «les bons effets du brome dans le traitement des dartres humides, il l’employait sous forme d’onguent dont voici la formule :

2J. Bromato de potasse , 8 grammes (2 gros).

Axonge, 30 grammes (1 or. ce). M.

ylutre onguent.

2j. Brome liquide, 1 gramme (20 grains). Graisse de porc, 30 grammes (1 once).

M. f. onguent.

Pilules.

2|. Hydrobromate de potasse, 20 centigrammes (4 grains).

Extrait de taraxacum cl poudre deréglisse, q. s.

M. faites pilules n° 4, enveloppées dans de la poudre de lycopode.

Autres pilules de M. Græfe.

2j. Bromure de mercure, 1 gramme (20

Extrait de réglisse, s. q. pour faire G0 pilules.

A prendre trois pilules par jour.

Solution.

2J. Brome pur , 20 centigram. (4 grains). Eau distillée, 150 grammes (5 onces).

Sirop simple, 30 grammes (l once).

A prendre une petite cuillerée à thé dans un demi-verre «l’eau pure.

BARYTE [Baryte. j).

Chlorure de baryum , désigné dans les pharmacies sous le nom «l 'hydrochlnrate et de muriale de baryte (hrdrochloras barytis ) .

§ I". Caractères physiques. — Le protoxyde de baryum a été nommé terre lourde ou baryta , à cause de sa pesanleur considérable. Il a été découvert eu G ia comini.

1774 par Scheele , et on l’a considéré comme un alcali terreux jusqu’à Davy qui, l’ayant soumis à l'action d’un courant électrique, en a retiré le baryum , métal d'un blanc argentin, ductile, malléable , très-avide d’oxygène, et qui est le radical «1e l’oxyde qu’on connaît sous le nom de baryte. Cet oxyde pur est blanc, poreux, très-friable, d’une saveur caustique. Exposé à l’air humide il se lcquifie, puis il absorbé l’acide carbonique, passe à l’état «le carbonate pulvérulent et finit par perdre toute sa causticité.

§ II. Notions chimiques. — La baryte c[ii on a regardée pendant long- temps comme un corps simple n’est, ainsi que nous 1 avons «lit, qu un proioxyde de baryum. Elle verdit fortement la teinture «le tournesol cl n entre en fusion qu’a la chaleur produite par le chalumeau d’hydrogène oxygène. Sa pesanteur spécifique est de quatre. Combinée avec différents acides, elle forme des sels particuliers dont

-, 11, 1 «V«vviux, J ‘tia UUC

1 hydroehlorate et l’azotate ou nitrate de baryte. C’est l’hydrochiorate de baryte «iu’on emploie «le préférence. On l’obtient sous forme de prismes carrés, terminés par une surface oblique, d’une saveur amère très-piquante; il est soluble dans {[uatre parties d’eau à 10°.

§ III. Effets sur les animaux. — Les Anglais counaissaien t depuis long-temps l’action très-meurtrière des sels baryliques, et notamment du carbonate dont on se sert pour empoisonner les rats.

Les chiens auxquels Watt avait fait axalcr «le la baryte éprouvèrent des vomissements et de la diarrhée (03). D’après un grand nombre d’expériences entreprises par Brodie, il est démontré que l’hydroclilorate tic barylc agit sur le cœur en le rendant insensible à la stimulation du sang (94). Un lapin sacrifié par Orfila au moy«m «le la baryte caustique présenta a l’autopsie la muqueuse de l’estomac d’une couleur rouge - foncée , avec deux taches noires «l’un sang veineux vers le pylore. Le duodénum était à l’état naturel. Malgré cela, ce toxicologue pense que ce sel de baryte détruit rapidement la vie en agissant sur le système nerveux ; il fait observer qu’il est impos-

(93) Hïemoirs of ibe lilterary and phil. soc. of Mancester, t. m, p. 2, g r •

(94) Mérat et Dclons, Dictionn , t î

BARYTE.

sible d’attribuer cet empoisonnement à l’action irritante locale , puisque, avec un gramme d'un sel barytique appliqué sur une plaie, dissous et étendu dans l’eau, on fait périr l’animal promptement, tandis qu’une dose sextuple d’un acide , ou d’un alcali concentré, qui est bien plus irritant , borne son action à la localité et ne produit jamais la mort (95). Ce raisonnement d’Orfila est très-juste ; nous sommes seulement surpris que cet auteur ne l'ait pas appliqué à plusieurs autres poisons, qu’il a classés parmi les corrosifs, les irritants, etc., tels que l’arsenic, le sublimé, etc., lesquels jouissent de la propriété irritante à un degré bien moins élevé que la baryte. Il aurait alors renversé totalement sa toxicologie relative aux poisons chimiques et irritants, et il n’aurait pas entraîné dans l’erreur les toxicologisles qui mirent en pratique ses faux principes.

{JSote cl. trad.) [Dans un article sur l’hydrochlorate de baryte, rédigé par M. Orfila, il est dit : « Que le meilleur » antidote de ce sel est un sulfate soluble » qui le décompose sur-le-champ et le » transforme en sulfate de baryte sans >1 action sur l’économie animale (a). » Tandis que dans un autre article antécédent du même auteur, on lit :

« L’action de la baryte sur l’économie » animale est très-meurtrière; indépen- » damment de ses effets caustiques, elle » est rapidement absorbée , même lors- » qu’on l’applique sur le tissu cellulaire, » et agit sur le système nerveux en dé- » terminant les convulsions et la mort » [b). » Les personnes qui connaissent l’esprit à idées flottantes de M. Orfila ne seront pas étonnées de cette grossière contradiction.]

§ IV. Effets sur l'homme bien portant. — La baryte produit sur l’homme bien portant des effets analogues à ceux qu’on a observés sur les animaux , savoir, diarrhée et vomissement, ainsi que l’a remarqué Walt. La faculté d'abaisser l'irritabilité et la sensibilité avait déjà été remarquée par Ilufeland. Il faut dire pourtant qu’il croit que cet effet de la baryte a lieu parce qu’elle élève les

(93) Leçons de médecine légale, 2» éd., t. ni, p. CO.

(a) Nouveau dictionnaire de médecine, t. n,*p. 53.

(è) Dict., t. i, p. 211.

fonctions de la vie organique et reproductive (90). Notre physiologie cependant ne comprend pas de semblables mystères , et nous nous contenterons de tenir compte du seul fait de l’abaissement de deux facultés vitales sous l'influence de la baryte. Ilufeland lui-même, Richter (97) , et plusieurs autres signalent, parmi les differents phénomènes produits par l’hydrochlorate île baryte , le ralentissement de la circulation. On rapporte un cas de mort arrivé dans l’espace d’une heure par l’action de 30 gram. (i once) d'hydrochloratc de baryte. Elle a été précédée d’un sentiment de chaleur, de céphalalgie , de vomissements , de convulsions et de surdité (98).

§ V. Effets dans les maladies. — La scrofule est au nombre des affections que l’hydrochlorate, et en général toutes les préparations de baryte combattent souvent avec succès. (Jravfort(99) et Bernigav ont été les premiers à faire connaître l’utilité de ce remède dans le traitement de celte maladie (100). Un très-grand nombre de guérisons ont été obtenues depuis par une foule de praticiens (1). Cela seulement suffirait pour prouver d’une manière incontestable la propriété hyposthénisanle lymphatico-glandulaire de la baryte. Des phlogoses glandulaires ont été également guéries à l’aide de la baryte. Plusieurs exanthèmes chroniques, des impétigo, tels que la dartre fur* furacée, la teigne, la gale, ont été traités avec succès au moyen de la baryte par

(96) Journ., 29 Bd., 2 st., p. 112.

(97) AusfuhrI. Arzn., 4 Bd., p. 273.

(98) Journal of scienc. and the arts* 1818, p. 582.

(99) Duncan, Med. connu., t. iv, dcc.

il, p. 433.

(100) Specim. sist. obs. quasd. de cort. ulm. et ter. pond. sol. u. m. Erford.,

(1) Ilufeland, ci t. — Scassi, Diss. sull' uso del muriato di baryte. Genova, 1809.

— Scherff. Ilerz, ltufel., Journ., 2 Bd., p. 161 . — Thuessink, 1., 6 Bd., p. 677. — Brcefeld , 1., 20 Bd., 1 st., p. 150. — Armstrong, Duncan, Ann. of med., 1801, p. 570. — Pinel, Nosolog. phil., t. i, p. 237. — Henke Kindcrkr., 2 B., p. 230.

— Wendt Kinderkr., p. 524. — Jœrg llandb. z. Erk. u. Heil. d. Kinderkr., p. 794. — Voigtel Arzncimitt., 2 Bd., 3 Abtli., p. 544. — Sarlori, Beobacht. u. Abh., 4 Bd., p. 437. — Riçhter, Ausf.

Arzn., 4 Bd., p. 277.

BARTTÉ2 467,

Althof(2), par Bernigav(3), par Schmidt

(4), et par Gesenius (5). Ont été également guéris de la même manière les indurations du cardia , par Aschendorf (G); l’orchite, par Kohl (7) ; les engorgements et obstructions du foie, par Voigtel (8) ; la syphilis, par Allhof (9) et par Pearson (10) ; la blennorrhée opiniâtre, par Gesenius (1 1); l’asthme chronique avec catarrhe, par Willis (12) et par Keck (13); et même les tubercules pulmonaires, par Bucholz (1 4). Le squirrhe et le cancer ont été également traités avec avantage par plusieurs praticiens; et finalement les fièvres dites muqueuses (adéno-enlérites aiguës), et la vermination , par Hufeland (15) , par Wersel

(16), par Westrumb (17), par Bernigav ( 18 ) , et par Klohts (19). On sait que les affections vermineuses reconnaissent pour cause principale une phlogose de la muqueuse gastrique qui laisse transsuder une humeur viciée propice au développement des vers.

§ VI. Appréciation de l’action. — D’après ce que nous venons de dire , il est évident que l’kydrochlorate de baryte et la baryte elle-même ne diffèrent, quant au mode d’action, de l’iode et des autres remèdes que nous venons d’indiquer que dans le degré qui est un peu inférieur.

§ VII. Action mécanique. — L’action caustique de la baryte a fait proposer cette substance à la place de la pierre à

(2) De effic. ter. pond, salit. Gœlt.,

(3) Specim. cit.

(4) De baryl. mur. Lips., 1793.

(5) Hufeland, Journ., 4 Bd,, p. 719.

(6) Rust’s Mag., 8 Bd., p. 301.

(7) Hufeland, Journ., 7 Bd., 3 St., p.

(8) Arzneim., 2 Bd., 3 Ablli., p. 545.

(9) Lieu cité.

(10) On the var. articl. on tho cur. of lues vener.

(11) Lieu cité.

(12) Watt. Bergm., Journ. cité.

(13) Hufeland, Journ., 7 Bd., 3 St.,

(14) Chemischo Unters. Weim., p. GO.

(13) Lieu Cité.

(16) Hufeland, Journal cité.

(17) Hoffmann, Clin, annal., 1792, p.

(18) Ouvr. cité.

(19) Med. Bemerk. ub. d. Werk u. d.

Gcbr. d, Salz, Sçhwer. Zcrbst., 1793,

caulère. Lorsqu’on administre ce remède par bouche , cette action n’est presque pas appréciable, si toutefois on le délaie dans un véhicule convenable. Les vives douleursqu’ellc devait produire, au dire de quelques personnes, sont toul-à-fait imaginaires.

§ VIII. Mode d' administration. — Il estpréférable de prescrirel'hy drochlorate de baryte dissous dans l’eau distillée , que Je toute autre manière. Ordinairement on en dissout 16 grammes (4 gros) dans 30 grammes (( once) d’eau , et on en administre cinq ou dix gouttes , deux ou trois fois par jour aux enfants, ou de vingt à soixante aux adultes. Rien n’empêche d’ailleurs de le prescrire aussi en pilules malgré l’appréhension mal fondée de son action irritante qu’on pourrait facilement empêcher au reste en buvant par-dessus un fluide quelconque mucila- ' gineux. La dose est de 2 à 10 centigrammes (de 1/4 de grain à 2 grains). Quelques personnes en ont prescrit jusqu’à 30 centigrammes (6 grains) , et même plus.

( Note d. trad.) [MM. Pirondi et Lisfranc sont les seuls, à notre connaissance, qui aient employé l’hydrochlorate de baryte à des doses 'élevées d'après la méthode rasorierme. Le premier de ces praticiens assure avoir porté la dose à 8 grammes par jour (2 gros), dans 120 grammes (4 onces) d’eau distillée, prise en vingt -quatre heures. M. Lisfranc pourtant n’a jamais pu dépasser la dose de 2 grammes 1/2 (48 grains), dans des cas de tumeurs blanches articulaires, sans déterminer des symptômes d’empoisonnement. Cet habile praticien fait pourtant remarquer que les accidents éprouvés par les malades se sont déclarés le plus souvent à l’époque où le muriale de baryte produisait les effets les plus avantageux et avait presque amené la guérison, ce qui confirme pleinement la doctrine de Rasori.J

F or mules -modèles.

2J. Ilydrochlorale de baryte, 10 centigrammes (2 grains).

Eau distillée, 1 gramme (18 grains).

Mie de pain et sucre, s. q. Faites 16 pilules. 1

A prendre une toutes les quatre heures.

Solution.

2J. Hydrochlorate de baryte , 4 grammes

(1 gros).

Dissolvez dans de l’eau distillée , grammes (2 onces).

A prendre quarante gouttes quatre fois par jour dans une tasse de thé, de camomille, ou de tilleul sucré.

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