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mains des protestants qui, à la paix, n'obtinrent pas le droit d'exercer leur religion dans la province. La Saint-Barthélémy occasionna de nombreux massai^s dans TAngoumois. A l'époque de la Ligue le duc d'Epemon, qui tenait le parti du roi de Navarre et était gouverneur de la province, se réfugia à Angouléme pour se mettre à Tabri des ligueurs^ mais il se trompa en quelque sorte d'adresse, car ces derniers l'assaillirent trois fois dans le château, et ils fussent sans nul doule parvenus à le massacrer sans l'approche d'un gros escadron de cavaliers huguenots. Quand la Ligue eut été abattue dans la province, les protestants recommencèrent leurs assemblées publiques. Ceux d'Angouléme construisirent un temple à Pontouvre , et les pasteurs de la Rochefoucauld, Saint-Même et SegOnzac furent rétribués par Henri IV. Les guerres religieuses du dix-septième siècle vinrent troubler de nouveau les Eglises angoumoises, mais l'orage, une fois passé, elles reprirent leur première prospérité. Leurs pasteurs les plus distingués furent pour cette époque Pacard, Gommarc et Daillon. La révocation de l'édit de Nantes livra l'Angoumois aux convertisseurs et aux missions bottées. Les dragons parcoururent le pays en tous sens, recevant les conversions par milliers et domptant les opiniâtres par la force et la souffrance. D'un autre côté, les prisons se remplirent de nombreux confesseurs et spécialement le château d'Angouléme. Le commerce des papiers, si florissant jusque-là à Angouléme et dans les environs, fut anéanti par l'émigration, et la Rochefoucauld, ville riche et considérable à cette épocpie, perdit ses tanneries si renommées. On- ne trouva même plus assez de gens pour cultiver les vignes, et le commerce des eaux-de-vie en fut gravement atteint. La première assemblée du désert de l'Angoumois fut présidée, dans la nuit du 9 novembre 1716, àTouzac, par Jean Berthelot, prédicant du Poitou, condamné dans cette dernière province par contumace aux galères Tannée précédente. Le lieutenant criminel d'Angouléme le condamna à son tour à mort. Le premier moment d'effroi passé, Berthelot reprit ses prédications (1719), puis rentra dans le Poitou. Il eut pour successeur un prédicant venu des Cévenncs, nommé Chapelle, qui fut trahi et emprisonné en Saintonge. Plus tard apparaît le pasteur Gibert l'alné, quille dut qu'à la vitesse de son cheval de ne pas être pris à la suite d'une assemblée et fut condamné à mort par l'intendant de la Rochelle (14 juil. 1756). En 1763 il conduisit en Angleterre une colonie de réfugiés protestants, et périt en 1774 dans une assemblée surprise à Saint-Just en Saintonge. Le nombre des pasteurs s' étant beaucoup accru dans l'Angoumois par suite des progrès de la tolérance, les Eglises de cette province furent desservies dès 1761 par un pasteur spécial, nommé Martin « faveur dont elles jouirent jusqu'à la Révolution. Après le concordat ces mômes Eglises formèrent le consistoire de Jamac, qui comptait 4,000 protestants environ en 1870. — Voyez: Bèze, Hist, ecclés,; Bujeaud, Chroniq,prot. de rAngoum.^ 1860; Goguel, 1534-1836, Hist. et Uatiêtiq. des EgL réf, de la Charente^ 1836. E. Arnaud.
ANHALT (La Réformation dans les duchés d'). A Tépoque de la Réf<»tnation la maison d'Anhalt était divisée en deux branches représen* iées, Tune, par le prince Wolfgang, l'autre, par les trois fils mineurs du