ANICET — ANIMISME
qu'il succéda à Pie entre les années i54 et 156, et mourut en 166 ou 167. Polycarpe vint à Rome vers 160, mais ne put s'entendre avec Anicet au sujet de la célébration de laPàque (Irén., tfâ?r., 111, 3, 4; Eusèbe H. E.^ V, 24). On a inséré dans le Pseudo-Isidore et dans Gratien de fausses décrétales sous le nom de ce pape.
ANTMAUX purs et impurs (Lévit. XI, 1-31, cf. v. 46 ss. , Deut, XIV, 1-19). Les diverses catégories d'animaux impurs sont, d'après ces textes, les quadrupèdes ruminants qui n'ont pas la corne du pied fendue de part en part, les serpents, les reptiles en général et la plupart de» insectes, les animaux aquatiques n'ayant ni nageoii*es, ni écailles et ihi certain nombre d'oiseaux. Le rédacteur jéhoviste du Penlateuque fait observer celte distinction par Noé (Gen. Vil, l ss.). Voyez Histoire naturelle de la Bible ei Loi mosaïque.
ANIHISHE, doctrine qui attribue la vie de notre corps à une action de l'âme, celle-ci ayant deux modes de fonctionnement, l'un spirituel, produisant les pensées, les volitions, l'autre organique, produisant l'innervation, la nutrition, en un mot,tousles phénomènes de Tordre matériel.. L'harmonie qui relie entre elles toutes les parties du corps humain suggéra de bonne heure la pensée que les diverses fonctions obéissent à une énergie dominante, enqui se concentre l'unité de l'individu ; mais jusque dans les temps modernes cette énergie fut, plus ou moins vaguement, considérée comme distincte de l'âme raisonnable et immortelle. Au dixseptie>me siècle, les progrès récents des mathématiques et de la chimie inspirèrent la théorie iatromécanicienne (Descartes, Leibnitz), qui prétendait expliquer par des actions mécaniques toutes les manifestations de la vie, tandis que la théorie iatrochimique (Sylvius de LeBoë) les expliquait par des fermentations, distillations et autres actions chimiques. Stahl [Theoria medica^ 1707) fut le premier qui professa nettement* l'animisme, le formulant- dans sa rigueur extrême : l'âme forme,, fait son corps. Cet enseignement renfermait deux erreurs que les animistes actuels ont répudiées. D'une part, il prétendait que cette action exercée par l'âme était consciente, intentionnelle, puisque l'âme est essentiellement raisonnable et intelligente ; on a reconnu qu'il existe, même dans les faits de l'ordre spirituel, une activité inconsciente, une spontanéité instinctive, qui, pour précéder la réflexion, n'en est pas moins juste et vraie ; à plus forte raison, faut-il ranger dans le domaine de la spontanéité inconsciente l'action exercée par l'âme sur le corps, si intense ou si faible qu'on veuille la concevoir. De plus Stahl se représentait l'âme comme le premier moteur d'une machine ; il juxtaposait deux entités, dont l'une, principe de l'unité, était dépouillée de son expansion légitime, tandis que l'autre, organisme sans force organisante, était une construction compliquée, sans unité réelle. L'école de Montpellier (Barthez, Bordeu) essaya de rapprocher les deux entités en proclamant le vitalismej qu'on a appelé doctrine du double dynamisme, plaçant au« dessous de l'âme un principe vital distinct, qui régit les actes de la vie organique, principe indéfinissable du reste, parce qu'il échappe et s'évanouit lorsqu'on, veut le saisir. La doctrine des propriétés vitales, formulée parBichat, fut une transformation du vitalisme; elle rattacha direc-