‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 132 sur 226 · ANIMISME — ANJORRANT · texte numérisé non relu

ANIMISME — ANJORRANT

leoient les manifestations de la vie aux propriétés des divers tissus dont se compose le corps humain ; la vie se trouvait par là décentralisée ei fortement incamée dans les différents organes. Depuis lors les biologistes se sont partagés entre deux tendances. L'une, Fécole de la méthode exclusivement expérimentale, a marché dans la voie de décentralisation ouverte par Bichat : le corps humain est une association ; l'unité élémentaire, le vrai individu, c'est la cellule ; « il n'y a rien de plus dans l'organisme total que ce qu'il y a dans les cellules ou dans la substance interc^liulaire ; le seul résultat du rapprochement harmonique de toutes les cellules en tissus, organes, appareils, est de combiner les actions cellulaires existantes, d'en former un tout synergique, un concert.» (V. le cours de M. Cl. Bernard, /^ei^we sctentif., avril 1870.) L'écueil de cette tendance, c'est de s'absorber dans la multiplicité des détails. A ses yeuxy l'animisme est une notion métaphysique, nuisible à la science. L'autre tendance veut réagir contre les excès de l'analyse ; elle aftirme que les cellules vivent par la vie du corps entier, c'esl-à-dire par l'unité première et créatrice dont elles procèdent ; le caractère dominant de tout ce qui vit est l'unité; l'organisme est l'unité se manifestant, l'unité extériorisée, l'individualité étant incarnée au même titre dans chacune des cellules (V. plusieurs art. de M. Ghauil'ard dans le Correspondant ^ 25 oct. 1873, 25 mai 187-t, 2.% fév. 1875). On conçoit que cette école compte d(»s animistes à des degrés divers. Il est natui^l que des i^iilosophes, df»s Ihéologiens, parlant non de l'obsei-vation externe, de la périphérie, mais de l'obsenation interne, se soient aussi prononcés pour la doctrine de l'animisme ; ils ne prétendent pas pour cela expliquer le mystère de cette actimi de l'àme sur l'organisme ni suppléer à l'expérimentation |)our tout ce qui concerne Tanatoniie et la pathologie, mais •ils eslimenl que le rapprochement harmonique des cellules vivantes doit avoir une cause, vivante aussi, et que Tanimismo est le système qui sauvegaixle le mieux les caractères n\spectifs de ces deux substances distinctes et insé|)arables, l'ùme et le corps, qui constituent notre être complet. — Voy. A. Lemoine, Le Vilalismeel l'Animisme de Stahl^ 1865; Fr. Bouillier, Le Principe vital tt C Ame pensante, 2« édit. 1875.

A. Mattbb..

ANJORRANT. Une famille de ce nom avait pour chef, à la fin du quinzième siècle, un avocat du roi à la cour des comptes, Louis Anjorrant, seigneur de Glaye et de Souilly, dans la Brie. Un demi-siècle après, Jean et U(»naud, fils de Louis, étaient l'un président, l'autre conseiller au parlement de Paris et partisans plus ou moins déclarés de la Réforme. Renaud l'embrassa d'un tel zèle, qu'il abandonna ses fonctions pour se retirer à Genève, où il fut -reçu habitant en 1554, bourgeois en 1556, et membre du grand conseil de la République en 1570. 11 mourut le 25 août 1572. Jacob Anjorrant, son fils, né à Genève en 1566, étudia le droit, entra au grand conseil en 1593, et se consacra tout entier au service de la République. 11 était négociateur excellent. Depuis 1593 jusqu'à 1(329, il se passa peu d'années où il ne fui envoyé en mission à l'é- . franger, tantôt en Hollande, en Allemagne, en Angleterre, en Ecosse, pour quêter au profit de la seigneurie et des Eglises, tantôt à la cour de *

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