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une grande réseÉ*ve et entoui'ées d'une foule d'autorités ; leur but, suivant Abélard^ est d'exereer les jeunes gens k la recherche dé la vérité. Dans le Sic et non lui-même, il ne donne pour chaque question que les arguments afifirmatifs et les arguments négatifs ; il réservait les solutions à ses cours et à ses ouvrages dogmatiques. Quant au dogme, il le prend tel qu'il est fixé par l'Eglise ; de même qu'Anselme, il le suppose élevé au-dessus de toute discussion ; mais tandis qu Anselme s'appuyait sur Ësaïe Vn, 9 : si non eredideritis, non permanebifis, Abélard en appelle à l'Ecclésiastique XIX, A : qui crédit cilo, le vis est et vnnoimhitur, Anselme disait que pour comprendre il faut d'abord croire, Abélnrd prétend que puisqu'on ne peut pas croire ce qu'on ne comprend pas, il faut comprendre avant de croire. Anselme partait de la foi, Abélard part du doute qui est pour lui prima sapieniix clavis ; en un mot, s'il admet qUe la raison a des limites, il admet aussi que dans les matières qui sont de son domaine, elle est seule maîtresse, in ofnniùus his qta ratione discuti possunt, non est necessarium autoritatis judicium ; or, ce qui peut être discuté, c'est en définitive toute la doctrine ecxîlésiastique. En théorie il accepte le dogme comme incontestable, mais il ne le considère pas, comme le fait Anselme, comme étant la vérité absolue, 11 est pour lui une sorte de problème qui peut être démontré par la raison, tout aussi bien que celle-ci en démontrerait un autre, s'il était enseigné par l'Eglise comme vérité. — Les doctrines dont il s'est le plus occupé sont celles de la Trinité et de la Rédemption. 11 démontre que la Trinité est possible, qu'étant donnée elle n'a rien qui répugne à la raison ; se rattachant à la conception de saint Augustin, il dit qu'en Dieu on distingue la puissance, la sagesse et la bonté : la première engendre la seconde, et des deux ensemble procède la troisième i les trois personnes soÈil distinguées entre elle^ par les trois propriétés, mais elle ne forment qu'une essence, puisqu'il n'y a qu'un Dieu indivisible, à la fois puissance, sagesse et bonté. Gela revient à dire que les trois personnes ne sont ainsi que des personnifications de trois attributs divins, et que la notion qu' Abélard se fait de la Trinité est nominaliste. Dans sa manière de concevoir la rédemption, il se rapproche du rationah'sme moderne. Il soutient, il est vrai, que l'homme ne peut rien pour son salut sans la gràee, et que l'incarnation est le plus grand bienfait de Dieu ; mais le but de l'incarnation n'a été que de nous instruire. Dieu a passé sur la terre pour nous enseigner, par ses discours et par son exemple, d'une manière plus précise une loi plus parfaite que l'ancienne, celle de l'amour; à l'amour qu'il nous a témoigné doit s'allumer le nôtre ; c'est dans cet amour de l'homme pour Dieu, provoqué surtout par le spectacle ou le souvenir de la passion du Christ, que consiste l'efTet de la rédemption. La morale d'Abélard est en connexion intime avec sa manière d'emisager le christianisme ; elle est originale et elle a le mérite d'être fondée sur l'étude de la conscience {scito te ipsum), mais elle est plus philoso* phique que religieuse, car elle est toute subjective : la valeur de nos actes ne consiste que dans l'intention ; extérieurement ils peuvent être bons ou mauvais, mais s'ils sont faits sans intention bonne ou mauvmse^ ils sont indifférents. Le péché ne résulte que d'un consentement formel
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de la volonté ; le désir, la concupiscence sont involontaires, ils ne nous sont donc pas imputables. — Dans le monde catholique on a fait beaucoup d'efforts pour défendre Abélard contre le reproche d'hérésie. Nous n'avons ni à le justifier ni à le condamner ; il est pour nous un représentant de la libre pensée philosophique bien plutôt qu'un théoloftieh ; il est devenu la victime d'une époque, où le respect de la liberté n'avait pas encore pénétré dans les mœurs. Du reste, il n'a pas fait école ; il a exercé son influence, moins par ses doctrines, que par sa méthode ; ses doctrines étaient trop hardies pour trouver alors beaucoup de partisans, mais la forme de son argumentation, procédant par sic et non, convenait trop aux esprits, avides de subtilité, pour qu'elle n'eût pas dû ^tre généralement adoptée. — P. Abœlardi et Beloisx opéra, ed, A. Duchesne. P., i6i6,in-4'>. Ouvrages non contenus dans ce recueil: Theologix christianx libri V, chez Martène et Durand, Thésaurus novorum anecdot., t.V, p. 1156 et s. ; Ethica sive liber dictus scito te ipsum, chez Pez, Thésaurus cmecdot.^ t. III, p. 627 et s. ; Dialogus inter philosophum, judseum et christianum, ed. Rheinwald, Berl., 1831; Epitonie theologix christianx (ou Sententix, notes recueillies par un des auditeurs d'Abélard), ed. Rlieinwald, Berl., 1833. OmTages inédits d'Abélard, publiés par Cousin (contenant pour la première fois le Sic et non), P., 1836, in-i*; Sic et non, ed. Henriie et Lindenkohl (d'après un Ms. de Munich), Marb., 1851. (Un traité adversus h^vreses, dans le recueil de Duchesne, ne parait pas être d'Ab.) — Comp. Hist. lilt, de la FtYince, t. XH, p. 86 et s. ; Cousin, Fragments philosophiques, Abélard, 2» éd.. P., 1810 ; Ch. deRémusat, A6e7ar</, 2 vol.. P., 18-i3, ouvrage capital. Goldhorn, De summis principiis theologix abœlardeœ. Leipz., 1836. Lewald, De operibus Ab. quse e Codd.Mis. Cousin edidit. Heidelb., 1839, in-i«. Fi-erichs, De Ab. doetrina dogmatica etmorali. Jena, 1827, in-i». Bittcher, De Ab. theologia systeinatica, et Ueber das Werk Ab. Ethica. Naumb., 1843, 18^44, iD-4®. Sur la philosophie d'Abélard, voy; aus^i Hauréau, De la philosophie scoUutique. P., 1840. T. I, p. 267 et s. Ch. Schmidt.
ABiUBNSf Abéloniens, Abéiites, nom d'une secte qui parut dans le diocèse d'Hippone, vers l'an 370, et que nous ne connaissons que par une mention de saint Augustin (rf^ Hxres., n» 87), qui lui-même n'a su Texistence de ces hérétiques qu'après leur disparition. Ils prétendaient suivre l'exemple d'Abel, qui, d'après eux, avait été marié, mais avait vécU dans la continence. Chaque couple adoptait deux enfants, un garçon et une fille qui étaient astreints à siiivi^e la même règle. Walch (/Cefzergeseh., I, 608) ramène les Abéliens à une ancienne secte gnostique ou manichéenne, fondée sur le principe du dualisme.
ABELLI (Louis), né en 1603, d'abord curé à Paris, puis éveque de Rhodez, démissionnaire en 166i, relii-é h Paris au couvent de Saint- Lazare, mort en 16V)l. Adversaire du jansénisme, il publia un traité dogmatique, Medulla Iheologica, 1650 (souvent réimprimé depuis, encore 1839 à Mayence). C'est à cause de ce titre que, dans le Lutrin, Boileau appelle l'auteur le moelleux Abelli. Parmi ses écrits, assez nombreux, il convient de citer encore : Tradition de l'Eglise touchant la dévotion des chrétiens envers la sainte Vierge^ 1652 et souvent;
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Défense de la hiérarchie de V Enlise et de l'autorité du pape, 1659, în-^; et une Vie de saint Vincent de Paul, dont Abelli avait été Tami, i6(>4, in-^o.
ABEN-ESRA, dont le véritable nom est Abraham ben R. Meir ben R. Esra, célèbre rabbin espagnol qui vivait dans la première moitié du douzième siècle. La date de sa naissance (à Tolède, vers 1093), et celle de sa mort (à Rhodes, d'après d'autres à Rome, 1168 ou 1174) sont incertaines. Il fit de longs voyages en France, en Italie, en Angleterre, en Palestine et en Grèce, et cultiva toutes les sciences connues de son temps. Ses corehgionnaires l'ont surnommé « le Sage. » Les plus importants de ses ouvrages sont ses Commentaires sur V Ancien Testament (publiés parBomberg, Venise, 1526, plusieurs fois réimprimés et en grande partie traduits en latin). L'exégèse d'Aben-Esra se distingue par l'absence d'explications allégoriques, une tendance presque rationaliste, et une indépendance desprit rare à celte époque. Nous avons encore de lui des ouvrages sur la grammaire, la morale, la géométrie, l'astronomie, même quelques poésies (De Rossi, Dizionario storico degli autori Ebrei; Wolff, BibHoth. Hebr,, I, 71 et suiv.).
ABGARE ["Aô^apoç. AuY*poÇi "Sr^ta^Oi^^AgbaruSyAgabaruSyexi s^Tiaque Abgâr, Abgârâ (boiteux)], nom porté par plusieurs rois ou toparques d'Edesse. Le plus connu d'entre eux est AJ3gar Oukhâmâ (le noir), quatorzième roi d'Edesse, contemporain d'Auguste et de Tibère, et qui, d'après une ancienne tradition, aurait entretenu une correspondance avec Jésus. Entendant parler des miracles accomplis par ce dernier à Jérusalem, et en concluant que Jésus était « Dieu descendu du ciel ou le Fils de Dieu, » Abgare lui aurait écrit pour le prier de venir le guérir d'une maladie dont il souffrait , il lui proposait en même temps de chercher à Edesse un refuge contre les mauvais traitements des Juifs. Jésus répond en félicitant Abgare « d'avoir cru sans avoir vu,» et lui dit qu'il ne peut quitter Jérusalem où il doit achever son œuvTC ; mais, « après son ascension, » il enverra au roi d'Edesse un de ses disciples qui le guérira et prêchera l'Evangile à son peuple. Telle est, en substance, le contenu des deux lettres reproduites par Eusèbe {H, E., III, 13), qui prétend les avoir trouvées en langue syriaque dans les archives d'Edesse. Le même historien ajoute que Thaddée, un des soixante et dix disciples, vint en effet guérir Abgare et convertit ses sujets à la foi chrétienne. — Un siècle après Eusèbe, la tradition se montre plus développée chez Moïse de Khoren, historien arménien. Jésus n'envoie pas seulement une lettre à Abgare, il lui fait remettre son image qui fut longtemps vénérée à Edesse. Moïse de Khoren cite en outre deux lettres d'Abgai'e à Tibère, où il raconte la mort et la résurrection de Jésus et demande la destitution de Pilate; puis une réponse de Tibère qui dit avoir ordonné de recevoir Jésus parmi les dieux et promet de châtier les Juifs d'une manière exemplaire (Moïse de Khoren, Histoire, 1. II, c. 33). Le portrait authentique de Jésus, apporté à Abgare par son messager Hanan, est montré aujourd'hui à Rome et à Gênes (W. Grimm, Die Sage vom Ursprung des Christusbildes, Berlin, 1843). — La correspondance de Jésus et d'Abgare a été rangée de bonne heure parmi les apocryphes (con-
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cile de Rome, 494), mais elle n'en continua pas moins de jouir d'une grande autorité, et, même dans les temps modernes, des théologiens comme Grabe, Cave, Parker, etc., proposèrent de la joindre au canon du Nouveau Testament. Plusieurs dissertations ^e epistola ChristiadAbgarum on t été écrites aux dix-septième et dix-huitième siècles (Frauendorff , 1 696 ; Dalhusius, 1699; J.-E.-C, Heine, 1759; J.-S. Semler, 1768, etc.). Il est généralement admis que les lettres d'Abgare et de Jésus sont l'œuvre d'un chrétien qui voulait donner à l'Ëgiise d'Edesse une ancienne et glorieuse origine. Cependant une découverte récente vient de ranimer la controvei*se en fournissant de nouveaux éléments à la discussion. Moïse de Khoren cile le nom de l'écrivain contemporain d'Abgare qui aurait mis par écrit les faits dont il vient d'être question et déposé son œuvre daiis les archives d'Edesse; c'est Ghéroubna ou Léroubna. Or, en 1852, le P. Alishan trouva dans les manuscrits arméniens de la Bibliothèque nationale de Paris un ouvrage dont l'auteur se nomme aussi Léroubna, qui contient la correspondance de Jésus el d'Abgare et raconte l'histoire de la conversion des Edessiens par l'apôtre Addée (chez Eusèbe : Thaddée). Peu de temps après, Cureton découvrit dans deux manuscrits du British Muséum^ datant du cinquième et du sixième siècle, un long fragment de l'original syriaque dont l'arménien n'était qu'une traduction, et en prépara une édition [Ancient syriac documents relative to the earliest establishment of Christianity in Edessa, Londres, 1864; publié par M. Wright après la mort de Cureton). Le texte arménien fut traduit par M. Emin (Langlois, Collection des Historiens de r Arménie, 1. 1, p. 319 et suiv.) et par le P. Alishan [La lettre d'Abgare ou Histoire de la conversion des EdesséenSy par Laboubna, écrivain contemporain des apôtres, Venise, 1868). Enfin le texte sjTiaque complet, trouvé dans les manuscrits de Saint-Pétersbourg, vient d'être publié sous son \Tai titre par M. G. Philipps (7%e doctrine ofAddai the apostle, Londres, 1876). Le nom véritable de l'auteur est Laboubna, dont les formes Léroubna et Ghéroubna ne sont que des altérations. — Le P. Alishan, Cureton, Bickell {De re Sip^orum literaria. Munster, 1871), Philipps admettent que ce curieux document remonte jusqu'au premiei' siècle, mais contient un certain nombre d'interpolations de date postérieure. Quant à nous, en attendant une étude critique à laquelle la Doctrine de tapôtre Addée ne pourra manquer d'être soumise, nous estimons avoir affaire à un apocryphe rédigé au quatrièjne, peut-être au cinquième siècle, sur un texte plus ancien ou sur une tradition déjà courante. Riefi ne nous oblige donc d'admettre, conformément au témoignage d'Eusèbe, qu'un échange de communications ait eu lieu entre Jésus et un toparque de TOsroèno. A. Carrière.
ABlà ou ABIAH [Abiyâh, Abiyahou, Abiyâm; 'A6ia, 'A6to6, 'A6((x^; Abia, Abiam], roi de Juda, tils et successeur de Hoboam, ne régna que trois ans (957-955 av. J.-C.). Nous apprenons par le premier livre des Rois (XV, 1-8) qu'il fit toute sa vie la guerre à Jéroboam, roi d'Israël, voulant sans doute ramener par la force les dix tribus sous le sceptre de Juda; mais aussi qu'il vécut «dans tous les péchés de son père » et ne fut point un fidèle serviteur de Jéhova. Le
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récit du iivre des Chroniques est beaucoup plus détaillé et plus complet (3 Ghron. XIII), mais il est difficile de le regaitler comme entièrement historique. Le discours pieux mis dans la bouche d'Abia (v. 4-12), les chiffres de -400,000 hommes pour Tarmée de Juda, de H00,000 hommes pour Tarmée d'Israël, la défaite complète de Jéroboam, qui « nîsta sans force tant que vécut Abia » (v. 20) : tout cela s'accorde parfaitement avec le caractère de l'auteur des Chroîiiquet et sa tendance k glorifier le royaume du Bud, mais ne cadre pas sans peine avec les données plus historiques que nous trouvons dans le livre des Rois.
ABIATHAR [Ebyftthâr, 'AfiiOapj, le seul des fils du prêtre Ahimélech qui échappa au massacre de sa famille oi'donné par 8aiil et exécuté par Doëg Tlduméen (1 Sam. XXÏI, 20). Il se réfugia auprès de David, pour lequel il consulta plusieurs fois Jéhova au moyen de TEphod (1 Sam. XXIII, 9; XXX, 7). Plus tard, nous le trouvons cité comme grand prêtre à côté de Sadoc (2 Sam. XXII, 2o). Uesié fidèle à David pendant la révolte d'Absalon, il se rangea parmi les partisans d'Adonias contre Salomon (1 Rois I, 7, 25). Lorsque ce dernier fut monté sur le trône, Abiathar n'échappa à la mort qu'en considération des senices qu'il avait rendus à David et fut envoyé sur ses terres à Anathot (1 Rois, 26). Salomon le destitua de sa charge de gi^and prêtre et mit Biidoc à sa place (1 Rois 11, 27, 35), mais il dut garderie titre, car il est encore nommé à côté de Sadoc 1 Rois, IV, 4. Cette double grande préirise de Sadoc et d'Abialhar, sous David et sous Salomon, constitue une difficulté historique qui n'est pas encore résolue d'une façon satisfaisante : chacun d'eux représente une branche de la famille d'Aaron, le premier, descendant d'Eléazar, le second, dUthamar. 1 Chron. XVlll, i6 et XXIV, G, il faut corriger le texte et lire: « Abiathar, fils d'Ahimélech ; » de même Abiathîu* est nommé au lieu d'Ahimélech dans le second évangile (Marc II, 26) (voy. Ahimélech),
ABIOAIL [Abigayil, AStYaia], fenmie de Nabal qui possédait de grands troupeaux aux environs du Carmel. Elle était renonmiée pour sa beauté. A l'occasion de difficultés enire son mari et David, elle montra tant d'adresse et de prudence qu'elle se concilia les bonnes grAces de ce dernier (i Sam. XXV). Après la mort de Nabal, David fit entrer Abigaïl dans son.harem et en eut un fils nommé Kileab (2 Sam. III, 3) (voy. David),
ABILÈIfE ou ABILA [*Xîi\T,yr^\ contrée située en Cœlé-SjTie, entre TAnti-Liban et Damas, et citée Luc lll, l. Elle tirait son nom d'Abila, sa capitale. Celle-ci était à 18 milles romains de Damas, et 38 (ou 32) d'Héliopolis ou Baalbec (voy. Jtiner. Ant, et Tabula Peuting,), D'après saint Luc, l'Abilène formait , en la quinzième année de Tibère, 28-29 a. D. , une létrarchie entre les mains de Lysanias. Joscphe l'appelle ''AôtXa fj Ausavtcj (An/.,XÏX, 5, 1), et Ptolémée presque de même (V, 15, î{ 22). En l'an 37, l'empereur Caligula en fit présenta Hérode Agrippa. Certains auteurs ont prétendu, mais sans raisons suffisantes, que le témoignage de révangéliste était en désaccord avec celui de Josèphe. Suivant eux.
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ce Lysania» aurait vécu cent ans plus tôt, sous Antoine et Gléopfttre, et n'aurait jamais été tétrarque (voyez à ce sujet Wieseler : ChronoL Synop$U d^Fmngel.j p. 174-483, où la question est traitée à fond et à peu près résolue). Il existe des ruines sur remplacement même indiqué parles auteurs anciens pour Abila; elles sont sur les bords du W. Barada, à l'endroit où il quitte la montagne pour entrer dans la plaine de Damas. Aujourd'hui encore, la tradition y place le tombeau d*Abel, i€ Nebi BabîL » On possède des monnaies avec le nom de Lysanias qui en proviennent. Pococke y a même recueilli une inscription portant A'jîjaviou TeTpapxou, mais on ne Ta pas revue depuis. On y a aussi trouvé plus récemment des inscriptions latines.*— Letronne,«/otini. des savants, 1827, p. 168; Orelli, Jnscr. Lai., 4997, 4998. Voy. pour le reste : Porter, Joum. of sacred literature, july, 1853, p. 248 ss.; Robinson, Lat. bibL res, p. 478-483. P». Bbrqer.
ABIMÉIiECH [Abtmélèk, 'A6t(i.éXsx], nom porté par deux rois philistins de Guérar. Le premier enleva la femme d'Abraham pour la mettre dans son harem (Gen. XX), et la rendit à la suite d'un songe qui lui fut envoyé par Dieu; puis il fit alliance avec Abraham (Gen. XXI, 22-32). Le second figure dans une histoire à peu près semblable racontée au sujet de Rebecca (Gen. XXVI, i-il). Ces deux récits, auxquels il laut joindre Tenlèvement de Sara par le roi d'Egypte (Gen. XII, 15), ne sont vraisemblablement que les versions différentes d'un même fait. Il n'y ^, pas de raisons suffisantes pour croire, avec quelques exégètes, que le nom d'Abimélech (c'estrà-dire pçre du roi oûptre-roi) était un titra porté par tous les rois philistins.
ABIMÉLECH, fils du juge Gédéon et d'une concubine sichémite, égorgea ses soixante et dix frères après la mort de son père (voy. Jotham), et se fit proclamer roi par les habitants de Sichem (Juges IX) ; mais ses sujets ne tardèrent point à se révolter, et Abimélech Alt tué, en assiégeant Tébés, par une meule qu'une femme lui jeta sur la tcte du haut d'une tour (voy. Juges),
ABISAO [Abîchag, 'A6taiY]) jeune fille de Sunem qui fut introduite dans le harem du roi David pour le soigner sur ses vieux jours (1 Rois, I, 1-4). Après la mort de David, le prétendant Adonia la fit demander pour femme par Betsabée, mère de Salomon ; mais Salomon prit ombrage de cette démarche qui coûta la vie à Adonia (1 Rois n, 13-25).
ABISAI [Abîchaï, 'Aéecaa], fils d'une sœur de David et frère de Joab, était un des principaux officiers de David à qui il rendit de nombreux et éclatants services (1 Sam. XXVI, 6-12; 2 Sam. XVI, 9; XVIII, 2; XXI, 17). Le premier livre des Chroniques (XVIH, 12) attribue à Abisaï, et non pas à David (2 Sam. VIO, 13), la défaite de 18,000 Edomites (ou Syriens) dans la vallée du Sel.
ABJURATION, serment par lequel un hérétique déclare renoncer à ses erreurs et faire profession de la foi catholique. — Les législations modernes sauvegardent le droit pour chacun de changer de religion, tout en veillant à ce que ce changement ne se fasse ni par contrainte ni par ruse< Pour cela elles exigent certaines conditions d'âge, de maturité;