ANTHROPOMORPHISME — ANTIENNE
se passer d'anthropologies. La science religieuses doit, il est vrai, épurer la notion divine, écarter les enveloppes qui retiendraient Tàme à un degré inférieur de la vie religieuse, mais elle doit aussi maintenir les traits essentiels, les mettre vivement en lumière, et, dans ce travail, ♦^lle confirme toujours plus le mot de Jacobi : Dieu, en créant Thomnie, a théomorphisé; c'est pourquoi Tliommc anthropomorphise nécessairement (V. Image divine), A. Matteb.
ANTIBES (Alpes-Maritimes) [Antipolis]^ évéché d'abord dépendant d'Aix, puis d'Embrun, et connu depuis 506. Saint Armentaire (vers 451) est vénéré comme premier évoque d'Antibes, mais son existence n'est pas c^^rtaine. En 124i, Innocent IV, à cause de la dépopulation du pays, transféra l'évêché d'Antibes a Grasse (Gallia^ III).
ANTmiGOMARÎANITES ou Antidicomarites , Ântimarianites , Antimariens, c'est-à-dire adversaires de la Vierge. Us soutenaient que la Vierge n'avait pas cx)ntinué de vivre dans un état de virginité, mais qu'elle avait eu plusieurs enfants de Joseph. Ëpiphane {Hxres. 78) cite un long écrit qu'il adressa à ces hérétiques pour les persuader de revenir de leur erreur. On les place tantôt en Ai*abie, où commençait alors à se produire la dévotion superstitieuse* dont la Vierge était l'objet, tantôt à Rome, où saint Jérôme aurait victorieusement réfuté leurs cliefs, Helvidius et Jovinien. On s'accorde à dire (pfils ont vécu à la lin du (fuatrième siècle.
ANTIENNE (Antipkonx, du grec ût/tI çwvi^). On désignait par là le chanl alternatif de deux chœurs dans l'église. On affirme que les psaumes étaient originairement chantés parmi les Juifs de telle sorte qu'untt partie de rassemblée disait une strophe et. l'autre partie la strophe suivante. Cela semble avoir déterminé la composition de certains psaumes où il y a évidemment deux personnages en présence, dont chacun prend la parole tour à tour. Voyez, par exemple, le psaume XCI. On ne peut pas prouver que les Juifs chantassent ainsi les psaumes, mais il est certain que ce chant antiphonaire s'introduisit de très-bonne heure dans l'Eglise chrétienne. Socrato {Hist, eccL II, 8) en attribue Tintroduction à Ignace d'Antioche, c'est-àdire qu'il la fait remontera l'an 116 de notre ère; il est vrai ({ue l'assertion de Socrate n'est pas appuyée de preuves, et (fu'il affirme ({u'Ignace aurait introduit ce chant après l'avoir entendu exécuter par des anges en l'honneur de la Trinité. Théodoret, par contre (Hi$t. tccl.f 11,24), attribue cette introduction à deux moines, Flavien et Diodore, (|ui vivaient sous Constantin (337-361). Basile le Grand, dans son £p. 63, ad yeocrs., dit : « Tantôt rassemblée, divisée en deux parties, chante en alternant, tantôt l'une des parties entonne et Tautre la suit. » Il ne faut donc pas confondre les antiphones avec les répons. Kaban Maur {de Inst. cleric, I, 33) indi<|ue déjà clairement cette différence ; i( Dans les répons, dit-il, un seul dit un verset et le chœur répond, tandis i\iw dans les antiphones deux chœurs se répondent. » Peu à peu, cependant, le mol antienne désigna uniquement le verset qui précède l'intonation du psaume (Amaiar., IV, 7), verset (jui convient à la fête que Ton célèbre ; il désigne aussi ceux qu'on chanti^ à l'introit,