AQUAVIVA — AQUILA
vocable de Notre-Dame et de saint Castor (ce saint fut évêque d'Apt vers 419, il est fêté le 21 septembre), mais elle a pris le nom de Sainte Anne, dont elle contient les reliques. Saint Auspice, martyr, dont la la tradition fait un sénateur romain, est cité connue le premier évéque d'Apt (2 août). Un synode fut tenu dans cette ville en 1365 (Mansi, XXVI; Hefele, VI, 619; tr. fr.,IX,606; Ga//ifl,I; Boze, Hist. de f Eglise d'Apt, Apt, 1820, in-8^.
AQUAVIVA (Claude), Napolitain, fils du duc d'Atri, entra en 1567, à vingt-cinq ans, dans la Société de Jésus, et il en fut le général de iSSi jusqu'à Tannée 1615, où il mourut. Son histoire se confond avec celle de la Compagnie, qui doit à Thabileté de son général, poussée jusqu'au génie, rétablissement de sa puissance en Europe et particulièrement en France. Aquaviva se vit attaquer avec passion par son Ordre même, et Mariana se fit Torgane de la haine des Espagnols contre lui; mais il sut sortir victorieux de la grande Congrégation de 1592, convoquée pour sa ruine. Le meurtre d'Henri IV l'obligea de publier un décret « contre la pernicieuse doctrine d'attenter aux sacrées personnes des rois », mais il ne faisait que défendre de prêcher publiquement le régicide, et il avait lui-même approuvé une édition du trop fameux livre de Mariana. On doit à Aquaviva les Indus trtœprosuperwrtbus,cOBr seils pour la direction de la Compagnie (1606), et la célèbre Batio stth dïorum^ qui fut rédigée de son autorité en 1584 ; ses épitres ont été imprimées en 1615 avec celles des autres généraux. — Voy. l'Historiographie de la Société, pars V, par les PP. Sacchini et Jouvency et SoutliwcU, BibL soc. Jesu.
AQUILA et PRISCILLE ('AxuXaç; np(axa, dimin. IlpCjxtXXa, noms d'apparence et probablement d'origine latine = Aquila etPrisca^ Prisetïïa), couple apostolique que nous trouvons attaché à la personne et à h cause de Paul, à partir de l'arrivée de ce dernier à Corinthe dans son second voyage missionnaire (Act. XVIII, 23). Le métier manuel qu'ils exerçaient, le même que celui de Paul, axT^voxotcç (faiseur de tentes), a été sans doute la cause de leurs premières relations. L'apôtre les fait saluer dans plusieurs de ses épitres (Rom. XVI, 3; 1 Cor. XVI, 19; 2 Tim. IV, 19). Juif de naissance et originaire du Pont, Aquila s'était d'abord établi à Rome, qu'il dut quitter à la suite d'un édit de Claude, expulsant tous les Juifs de cette ville. C'est en arrivant à Corinthe qu'il rencontra Paul ; il partit avec lui et l'accompagna jusqu'à Ephèse (Act. XVlll, 18) , où il demeura avec sa femme. Apollos y fit leur connaissance et fut initié par eux à la doctrine de Paul (Act. XVIII, 24). Si Rom. XVI appartenait réellement à l'épitre aux Romains, il faudrait admettre qu' Aquila et Priscille étaient retournés à Rome et y avaient précédé Paul. Mais conune il est probable que nous avons ici les derniers feuillets d'une autre épitre adressée à Ephèse ou à*une Eglise d'Asie, et que, d'ailleurs, d'après 2 Tim. IV, 19, ils paraissent encore être à Ephèse, il est vraisemblable qu'ils n'auront plus quitté cette ville. La fin de leur vie est inconnue.
AQUILA ( *AxuXaç), traducteur grec de l'Ancien Testament, né à Sinope, dans la province du Pont, était un prosélyte juif. C'est la seule