‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 37 sur 226 · ADOPTION · texte numérisé non relu

ADOPTION

inamissibilité : « Ex immutabili electionis proposilo Deus suos non çf* usque prolabi sinit ut gratta adoptionts excidant » [Can, Syn. Dordï^eeki^ V. 6). b) C'est en Christ que Dieu adopte ses enfants, car c'est en lui que sont pardonnes leurs péchés qui s'élevaient, comme une barrière, entre eux et lui. L'adoption a donc pour condition (non pour cause) la foi en Jésus-Christ (Gai. III, 26). Quand le pécheur a été justifié par la foi, c'est-à-dire déchargé de l'accusation portée contre lui par ses œuvres, et de la crainte de la condamnation que ces œuvres avaient méritée. Dieu l'admet dans sa famille (2 Cor. VI, 18) (voy. l'art. Justification). Le baptême est le signe extérieur de cette adoption divine, c) Enfin, la garantie de l'adoption, inséparable de cette adoption même, c'est le témoignage intérieur de l'Esprit de Dieu, appelé l'esprit d'adoption, ou l'esprit filial (Rom. VIII, lo). « Parce que vous êtes fils (fils adoptifs), Dieu a envoyé l'esprit de son Fils dans vos cœurs, lequel crie abba, Père » (Gai. IV, 6). Les fils de Dieu sont « tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu. C'est cet Esprit qui rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rom. VHÏ, 14-16). — m. Les caractères de la fiUalité peuvent se ramener aux suivants : a) La paix. Elle est entretenue dans le cœur des enfants de Dieu en dépit des épreuves et des secousses de la vie, par l'assurance inébranlable de Tamour de leur Père céleste (Rom. VIIÏ, 31-39). Tous les événements de la vie leur sont un témoignage de cet amour. « Les bénéfices que les fidèles reçoivent journellement de la main de Dieu proviennent de son adoption secrète » (Calvin, Imtit.^ III, 24,4). De même, les afflictions sont pour eux des avertissements paternels de la part de Celui « qui les traite comme ses enfants, car quel est l'enfant que son père ne châtie pas? » (Hébr. XII, 5-11). b) L'amour pour Dieu, Il se montra par l'ardent désir d'entrer avec Dieu dans une communion toujours plus intime de sentiments et de volonté, de ne point toucher à ce qui est impur (2 Cor. VI, 17, 18), de tendre à la perfection, parce que notre Père céleste est parfait (Matlh. V, 48), en un mot « d'être ses imitateurs » (Ephés. V, 1), comme un fils respectueux et dévoué cherche à marcher sur les traces de son père, c) La liberté. Celle-ci n'est pas seulement promise dans l'avenir; elle est réalisée dans le cœur de Tenfant de Dieu : « Tu n'es plus esclave, mais fils » (Gai. IV, 6). L'âge de Tenfance qui est un temps d'esclavage (Gai. IV, 3) a fait place à l'âge de la majorité. Ceux que Dieu a adoptés pour ses fils ont secoué le joug provisoire, bien que salutaire, des tuteurs et des régisseurs (Gai. IV, 1, 2). Ils sont affranchis du péché et de la mort (Rom. VIII, 2) en même temps que de la loi, et ont désormais un libre accès auprès du Père (Ephés. II, 18). Toute crainte a disparu (Rom. VIII, 15). « Si nous sommes enfants de Dieu, dit Calvin, il nous induit et pousse par son Saint-Esprit à nous retirer familièrement à lui, comme à notre Père. » d) Uespérance. Bien que le chrétien soit dès à présent un enfant de Dieu, ce qu'il sera n'a pas encore été manifesté (1 Jean III, 2). Il a devant lui un héritage de pardon, de justice et de vie éternelle; parce qu'il est enfant, il est aussi héritier de son Père céleste (Rom. VIII, 17). Cet héritage du salut, impérissable et sans tache M Pierre I, 4), il le possède virtuellement.

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