‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 68 sur 226 · ALEXANDRE VI - ALEXANDRE VII · texte numérisé non relu

ALEXANDRE VI - ALEXANDRE VII

les atiribulions et les pouvoirs de Tinquisilion (Raynaldus, 1498, n° 25), qu'il est inten^enu, comme aurait pu faire un grand pontife du moyen âge, entre le Portugal et la Gastille, et qu'il a tracé sur le globe une ligne au delà et en deçà de laquelle devaient s'arrêter les découvertes et les possessions de ces deux pays. Il n'a guère été que Tennemi politique de Savonarole et, dans ses négociations avec la seigneurie de Florence au sujet du réformateur dominicain, il a obéi, soit en cédant, soitçn menaçant, à des considérations purement temporelles. — Sources : Raynaldi (Oderici), Annate ecclesiastici Jiamx, 1667; âtefano Infessura, Z^iano Bt/mafw (ap. Muratori et Eccard) ; Burchardi, Diarium, (ap. Leibnitz, Eccard), publié, en partie par Gennarelli, Flor., 1854; Guicciai'dini, Jstoria d'Itûlia^ lib. I-VI; Gregorovius,' Geschichte der Stadt Bom; A. de Reumont, idetn; Chevrier, Histoire des guerres de Charles VIII ; Gordon, Histoire du pape Alexandre VI et de son fils César, trad. en français, Amsterdam, 1732;Tomasi, Vita di Cesare Borgia ; Gregorovins, Lucrezia Borgia, 1874, trad. française, chez Sandoz et Fischbacher, Paris, 1876 ; P. Villari, Savonarole et son temps, trad. Gruyer, Paris, 1874. G. Lkser.

ALEXANDRE VU, Fabio Chigi, cardinal et secrétaire d'Etat, élu pape le 8 avril 1655, avait assisté en qualité de nonce aux négociations du traité de Westphalie, et fut depuis cette époque en mauvais termes avec Mazarin et la cour de France. Mazarin voulait traduire le cardinal de Retz devant les tribunaux ordinaires ; il en demanda l'autorisation au pape, mais celui-ci, quoiqu'il traitât Retz de brouillon, fit tant de difficultés pour régler la forme des poursuites et le choix des juges, que le minisire français ajourna le projet. Un peu plus tard, le traité des Pyrénées fut signé sans que le pape eût été consulté ; enfin l'affaire des gardes corses qui avaient insulté l'ambassadeur de France, Créqui, mit aux prises Louis XIV et le pape. Le roi, repoussant la médiation de la reine Christine récemment convertie, fait occuper le comtat d'Avignon et le Venaissin, dirige des troupes au delà des Alpes, exige des satisfactions qu Alexandre hésite à lui accorder. Après avoir sollicité en vain les souverains catholiques de se liguer en sa faveur, il se résigne à souscrire le traité de Pise, 1664, et à envoyer le cardinal-neveu à Fontainebleau avec les satisfactions demandées. Alexandre, adversaire déclaré des jansénistes, avait insisté auprès d'Innocent X, pour qu'il condamnât formellement leur doctrine; dès après son avènement, il impose le fornmlaire rédigé par les évoques français, repousse les tentatives de conciliation de l'évêquc dp Comminges et du président du parlement de Toulouse. Les jansénistes signent le formulaire avec cette réserve que les cinq propositions condamnées ne se trouvaient pas dans Jansénius. La paix ne fut conclue qu'en 1668 sous le pontificat de Clément IX. En 1685, il donna une bulle contre les censures que la Sorbonne avait faites des erreurs de Jacques Vernant et d'Amédée Guiménius. Le parlement s'unit à la Sorbonne et interdit dans tout le royaume la bulle pontificale sur la demande des gens du roi. Alexandi*e fait défense par des bulles d'écrire ou de prêcher contre Timmaculée conception de la sainte Vierge et d'écrire sur la matière de l'attrition ; il

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