ALGÉRIE — ALLÉGORIE
chacune des trois provinces algériennes ; les laïques élus, en nombre double de celui des pasteurs, sont choisis par partie égale dans FEglise réformée et dans celle de la confession d'Augsbourg. La présidence du consistoire est annuelle et élective ; elle appartient tour à tour aux pasteurs réformés et luthériens. Les conditions d'éligibilité, la durée des fonctions et les attributions sont du reste les mêmes que pour les consistoires français, sauf que les membres appartenant à l'une des confessions ne participent pas aux actes qui intéressent exclusivement Tautre confession, tels que nominations de pasteurs, élections de délégués à des synodes , de professeurs de théologie, etc. : pour le reste, l'union administrative est complète; ajoutons toutefois que les provinces luthériennes relèvent de l'inspection ecclésiastique de Paris. Les pasteurs sont au nombre de 18:9 pour l'Eglise de la confession d'Augsbourg, et 9 pour l'Eglise réformée. Le recensement de 1872 donne pour les protestants le chiffre de 6,006; nous croyons qu il était déjà alors au-dessous de la vérité, et l'émigration alsacienne a dii l'augmenter depuis dans une proportion assez considérable. Parmi les établissements religieux protestants en Algérie, nous citerons l'orphelinat de Dely-lbrahim, le poste d'évangélisation de Miserghin, un poste d'évangéliste espagnol, et un missionnaire parmi les israélites. — Budget des cultes. Nous n'avons pas d'éléments pour déterminer dans le budget des cultes la part qui revient à l'Algérie ; nous pensons qu'elle doit être de 800,000 à 1,000,000 de fr. Dans le budget des communes* pour 1872, nous trouvons sous la rubrique : Dépense des cultes, 170,837 fr. aux dépenses ordinaires et i,256 fr. aux dépenses extraordinaires. Rien ne nous permet de faire dans ces chiffres la part qui revient à chaque culte. — Bibliographie» Statistique générale de l'Algérie. Années 1867 à 1872. Imprimerie nationale, 1874. La France ecclésiastique pour 1876, etc. E. Vaucher.
ALLATIUS ou ÂLLÂGGI (Léon), savant grec, né à Ghio en 1586, mourut en 1699 à Rome, où il était bibliothécaire du Vatican. W publia un grand nombre de textes classiques, et fut l'auteur de divers écrits de théologie, dans lesquels il s'applique, non sans parti pris, à démontrer Taccoid inaltérable de l'Eglise grecque avec celle de Rome, à laquelle il s'était rallié. Nous mentionnerons : De eccl. occid, et orient, perpétua co/isefiâione, Col., 1648, in-4''; Grxcia orthodoxa (recueil d'auteims grecs favorables à l'Eglise romaine), Rome, 1652-59, 2 vol. in-4o; De utriusq. eccl. de purgatorio comensione^ Rome, 1655, in-JB; De process.SpiritusS., Rome, 1658, in-12 (en grec); Vindicix synodi Ephes. de process. Sp. 5., Rome, 1661, in-8.
ALLÉGORIE. On nomme ainsi en rhétorique un trope ou une figure de style, par laquelle on dit une chose et Ton en fait penser une autre, en sorte que le discours du commencement à la fin et dans toutes ses parties a un double sens. L'allégorie est très-voisine de la parabole. Mais elle s'en distingue en ce qu'une analogie générale suffit pour constituer celle-ci, chaque trait du récit n'ayant pas besoin d'avoir un sens particulier ou une application spéciale : ce qui doit être le cas d'une allégorie bien faite. H résulte de là que