‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 2)Chapitre 99 sur 226 · AMÉRIQUE — AMÉRIQUE CENTRALE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE — AMÉRIQUE CENTRALE

25,386,800 habitants, dont 23,500,000 catholiques et environ i50,000 prolestants. — La population de TAmérique peut donc être évaluée à 84,U9,019 habitants, dont M,000,000 de catholiques, 38,000,000 de protestants, et à peine 2,000,000 de païens. E. Vaucher.

AMÉRIQUE CENTRALE. (Statistique ecclésiastique.) On connaît sous le nom d'Amérique centrale un groupe d'Etats situés au sud du Mexique, sur le continent américain. Ces contrées, colonisées au seizième siècle par des Espagnols, restèrent sous la domination de leur mère patrie jusqu'au grand mouvement d'indépendance qui, vers 1820, priva l'Espagne et le Portugal de presque toutes leurs colonies américaines. Le 21 septembre 1821, le pays se déclara indépendant de l'Espagne et se joignit h la république du Mexique. Au bout de peu de temps il s'en sépara (1" juillet 1823), et forma une confédération de l'Amérique centrale, qui fut constituée en 1824. Des divergences d'intérêt firent dissoudre la confédération en 1839. Depuis lors, les divers Etats qui la composaient ont vécu dans des rapports, quelquefois amicaux, plus souvent hostiles; mais quoique chacun d'eux ait désormais sa vie indépendante, la communauté d'origine et de destinée ont fait conserver l'habitude de les voir comme un tout et de les appeler Amérique centrale. Leurs destinées religieuses sont du reste assez semblables. La population primitive composée d'Indiens de diverses races a perdu peu à peu du teiTain, qu'ont occupé les colons européens et les nègres, leurs esclaves. Avec les Espagnols, le catholicisme s'y implanta et l'inquisition y fleurit longtemps sans partage. La déclaration d'indépendance amena une réaction, dont l'Eglise eut souvent à souflFrir. En 1831 les ordres monastiques y furent supprimés, à l'exception des Bethléémites, et les moines des couvents dissous furent incorporés au clergé séculier. En 1835 les couvents de femmes furent menacés à leur tour, et ne purent subsister qu'en consentant à une visite annuelle de l'autorité civile, destinée à s'assurer qu'aucune religieuse n'est retenue dans la maison contre son gré. Les corporations enseignantes, qui seules avaient longtemps échappé aux rigueurs du pouvoir, en sont depuis quelques années atteintes. Les catholiques forment la majorité de la population. Ils avaient en 1840, dernière année pour laquelle nous ayons pu nous procurer des chifiFres, 2-13 cures, 4 postes de missions et 716 églises. Les Indiens païens sont encore assez nombreux dans l'intérieur. 11 n'y a que peu de protestants. La tolérance religieuse est complète dans tous les Etats. Les deux universités de Léon et de Guatemala donnent l'enseignement supérieur. Voici maintenant ce que nous pouvons dire de particulier de chacune des cinq républiques de l'Amérique centrale. — I. Guatemala^ 1,190,754 habitants (1872). L'archevêque de Guatemala est métropolitain de toute l'Amérique centrale. La création de l'évêché date du 18 décembre 1534; il fut érigé en archevêché le 16 décembre 1743. Le budget de 1871 porte sous une seule rubrique (cultes et instruction publique) une dépense de 99,100 dollars. Les blancs, créoles et métis, au nombre de 360,608, sont presque tous catholiques, ainsi que la plupart des 830,146 Indiens. Les protestants (anglo-américains, anglais

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