AMÉRIQUE CENTRALE - AMIENS
et allemands) sont en très-petit nombre. — 2. Cosia-Bica, 185,000 habitants (i870), forme le diocèse de San^José de Costa-Rica, érigé en 1850. La masse de la population est hispano-américaine et catholique. 7,000 mulâtres et 3,000 Indiens sont également catholiques. Il y a environ 12,000 Indiens sauvages et païens. On évalue le nombre des protestants à 1,000 et celui des Chinois à 600. — 3. Honduras, 351,700 habitants, forme le diocèse de Tévêque de Comayagua, érigé le 6 septembre 1539. — 4. San-Salvador, 600,000 habitants. Le chef des catholiques est Tévêque de San^alvador, dont le siège fut créé le 28 septembre 1842. Le budget des cultes était en 1871 de 8,688 dollars. — 5. Nicaragua, 250,000 habitants. Evôché de Nicaragua érigé le 26 février 1531. La population catholique se compose de 90,000 ladinos, descendants des colons européens, 100,000 Indiens métis, 20,000 Indiens civilisés, 8,000 nègres. Le reste se compose d'Indiens de diverses races, aborigènes, Zambos, Mosquites, Aztèques et Caraïbes, encore païens. — Il faut rattacher géographiquement à TAmérique centrale la petite colonie du Honduras britannique peuplée de 24,710 habitants (1871), dont 377 blancs et 24,333 hommes de couleur; un tiers à peu près de la population se rattache au protestantisme. L'Eglise anglicane y a un évéque missionnaire. E. Vadchkr.
AMES (Guillaume), Amésius, né en 1576, étudia à Cambridge la théologie. Puritain rigide, il ne put obtenir un ministère dans l'Eglise anglicane; il se rendit en Hollande, où le commandant des troupes auxihaires anglaises à la Haye lui confia les fonctions d'aumônier. Quand eut commencé la controverse entre Gomar et Arminius, il publia contre ce dernier plusieurs écrits pour la défense du système calviniste. Lors du synode de Dordrecht parut un traité anonyme sur la servitude de l'Eglise en Angleterre; le gouvernement de ce pays crut, à toit, que l'auteur était le puritain Ames. Il perdit sa place d'aumônier, mais les Etats généraux lui accordèrent une subvention, pour qu'il put s'établir à Dordrecht et assister le président du synode de ses connaissances. En 1622 il fut nommé professeur de théologie à l'université de Franeker; appelé en 1633 connne prédicateur à l'Eglise anglaise de Rotterdam, il mourut avant d'être entré en fonctions. Ses écrits sont en partie polémiques — contre les Remontrants et contre le cardinal fiellarmin, — en partie dogmatiques. Ils parurent en 1658 à Amsterdam en 5 vol. in- 12. Ce qui constitue l'originalité d'Ames, c'est qu'il a été un des premiers à relever le côté pratique de la théologie; son ou\Tage principal, Medulla theologiœ, est divisé en deux parties, dont la piemière expose les dogmes calvinistes orthodoxes, tandis que la seconde traite la morale au point de vue strictement puritain. Ames n'admet point de morale indépendante ou purement philosophique ; le vrai bien n'existe que par la religion, la science qui l'enseigne ne peut donc être qu'une pailie de la théologie. — Voyez sa biographie par Mat. Nethenus, prof, à Utrecht, en tête de l'édition de 1658.
AMIENS [Samarobriva, Ambianis, Ambianum], évêché suifragant de l'archevêché de Reims (il fut rattaché à Rouen en 1790, et dépendit de Paris de 1802 à 1822); on le fait remonter à saint Firmin, marlyrisé