‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 3)Chapitre 157 sur 157 · OLIVA · texte numérisé non relu

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furent publiés pour la première fois par son neveu Ambrosio de Morales (Cordoue, 1585, in-4o) et réimprimés en 1787 à Madrid (2 vol. in-12). L'inquisition les avait mis jusqu'après correction à Tindex. — Sources : Rezibal y Ujarte : BibUotkeca de los Scriptores qui liun sido individuad sos CoUegios Majos, Madrid, 1808, in-4**; Nicolo Antonio, Bibliolheca Hispania Nova.

OnVA (Jean). Un autre personnage du même nom, mais dans un autre pays et à une époque postérieure, se distingua également dans la carrière des lettres : Jean Oliva, né le 14 juillet 1680 à Ronzio, dans les Etats vénitiens. Ses talents précoces lui valurent une dispense d'âge pour être admis à la prêtrise et enseigner les belles-lettres au collège d'Azolo. Les loisirs que lui laissaient ses fonctions officielles furent consacrés par lui à la traduction en italien du Traité des Etudes publié par Tabbé Fleury. Appelé en 1725 à Rome' par la faveur de Clément XI, Oliva avait conquis à la mort de ce pontife assez de crédit pour être nommé secrétaire du conclave. Cette position influente le mit tout naturellement en rapport avec le cardinal de Rohan, qui apprécia ses connaissances philologiques et lui confia la direction delà* magnifique bibliothèque de la famille de Thou, qu'il venait d'acheter au président de Ménars. Le savant italien passa les trente dernières années de sa vie à Paris, au milieu de cette précieuse collection qu'il compléta et dont il régularisa les acquisitions pour la maintenir à la hauteur de son antique renommée: grâce aux soins intelligents de son gardien, elle servit de point de ralliement aux érudits français et ouvrit libéralement aux étrangers ses trésors. Le catalogue, à la rédac-' tion duquel il avait voué ses labeurs, ne comprit pas moins de 25 vol. in-fol. Le cardinal de Rohan se montra généreux envers son protégé et obtint sa naturalisation en France, afin de lui faciliter l'acquisition de riches bénéfices ecclésiastiques. Parmi les ouvrages dont nous sommes redevables à ses connaissances et à son zèle, nous mentionnerons : VHisloire du Poggio^ ainsi que 57 Lettres du môme auteur, PoggiBracciolini Florentini hisloriss de varietateforiunœ libriquatuor; cette publication, faite peu après son arrivée à Paris, donna l'idée la plus avantageuse de sa sagacité philosophique ; De nummorum veterum cognitione cum historia pingenda oratio, Venise, 1716, in-8<>; De antiqua in Romanis Sçholis grammaticorum disciplina disseriatiOy Venise, 4718, in-8'*; In Marmor Isiacum Romse nuper e/fossum exercîlationes ^ 4715; un bas-relief qui venait d'être découvert à la bibliothèque de la Minerve et dont Oliva fait remonter la présence à l'époque de l'érection de cet édifice. Les trois dissertations précitées furent réunies en 1758 sous le titre d'Œwvrw diverses de l'abbé d'Oliva, bibliothécaire de M. le prince de Soubise, Paris, in-8». Le même savant fit en outre paraître un éloge de son compatriote Camille Sylvester : Epislola devita Camilli Sylvesiri à la tête de llnterprélalio in Anaglyphum que ce dernier laissait manuscrite, Rome, 1710, in-S"*. Une notice sur un médecin de Clément XI, De morte Lanscii brevis dissertatio ; GTiHn la traduction d'un livre de Lancelotti sur les Impostures de l'Histoire, â vol. in-12. Oliva mourut à Paris le 19 mars 1759. — Sources :

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Charles-Armand Lescalopier, Eloge d'Oliva en tête des Œuvres diverses, ' Montfaucon, L'Antiquité expliquée, supplément, t. II; Mémoires deTrevoux, août, 1768; Acta Erudilor^um, Leipzig, 1720. E. Strcehlin.

OLIVETAN (Pierre-Robert) appartient à cette' région priNilégiée (Picardie, Artois, Ile-de-France) qu'ont illustrée les travaux bibliques de Guyarsdes Moulins, Raoul de Prestes, Jean de Rély, Lefèvre d'Etapies, Vatable, Calvin, sans parler deGérard Roussel, Louis de Berquin, Ramus, ni des imprimeurs Pierre de\Vingle,Crespin et de Tournes. 11 naquit à Noyon, sans doute peu d'années avant Calvin (1509;, qui lui donne le titre de cousin et vieil ami, dans la préface latine de la Bible de Neuchàtel (Serrières, 1535). Bien qu'il .ait figuré avec éclat parmi les premiers prédicateurs de la Réforme en Suisse, Parel, Froment, Viret, Saunier, Fabri; bien que sa version des saintes Ecritures ait rendu au protestantisme de langue française les mêmes services que celle de Luthec rendit aux Eglises d'Allemagne ; bien que Bèze lui attribue la conversion de Calvin ; bien que les Eglises vaudoises du Piémont lui doivent en grande partie leur réformation ; bien que Fabri lui eût voué une sorte de culte ; pas une de ses lettres n'a été conservée, non plus qu'aucune de celles qui lui furent adressées*. Sa vie reste, malgré l'admirable érudition de M. Herminjard, comme enveloppée ^'un voile mystérieux, à travers lequel on entrevoit cependant l'inaltérable affection, peut-être un instant partagée, que lui portait une pieuse jeune fille, tenue en haute estime par des hommes tels que Fabri et Calvin. La famille du savant apôtre s^appelait Robert. Calvin le nomme Robert us nostery dans la préface latine déjà citée, et« feu maître Pierre Robert», dans la préface française substituée à la latine en tête d'un.e des premières revisions de la Bible des vaudois, devenue bientôt la Bible genevoise ; dans sa Vie de Calvin (édit. Franklin, 1869, in-16, p. 12), Bèze l'appelle « M. Pierre Robert, autrement Olivetanus ; » lui-même se désignait ainsi : « P. Robert 01ivetanus,rumble et petit translateur. » 01ivetan(a2ià5 Olivetain, Oliveteau , D'Olivet) n'est donc qu'un de ces noms de fantaisie si nombreux alors, ou un sobriquet dérivé d'olivète, abondance d'huile, et pouvant signifier grand brûleur d'huile, c'est-à-dire grand travailleur ; il serait alors l'équivalent du jeu de mots : Bas suetus aratro, que des écoliers firent au siècle suivant sur leur camarade Bossuet. — Pierre Robert apparaît, dans la Correspondance des ré formoteurs, comme réfugié à Strasbourg vers le mois d'avnl 1528, et s' adonnant particulièrement à l'étude du -grec et de l'hébreu sous Bucer et Capiton. C'est de lui sans doute que Bucer parle à Farel, dans sa lettre du premier mai : « J'ai ici un jeune homme de Noyon, que la persécution a chassé d'Orléans où il étudiait les lettres. » Trois ans plus tard, en novembre 1531, on le trouve à Neachàtel, exerçant les fonctions de maître d'école, comme Farel aTaît fait à Aigle, pour y répandre plus sûrement la bonne nou.vei!e; purs à la fin de 1532, dans les vallées vaudoises qu'il évangélisa durant plusieurs années. Aux premières nouvelles de la Réforme, les Tandois du Piémont s'étaient émus, avaient envoyé des députés ea

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AUemagae pour s'enquérir de la doctrine et de l'organisation de TEglise nouvelle. Bientôt ils avaient rougi de la dissimulation dont ils usaient vis-à-vis de TEglise romaine aûn d'éviter, la persécution. Ayant convoqué pour le 12 septembre 1532, à Chanforans au milieu du val d'Angrogne, une assemblée générale de leurs barbes ou ministres et des principaux membres 'de leurs communautés, ils y invitèrent Farel et ses collaborateurs. Le colloque de Granson, devant lequel les députés vaudois exposèrent leur demande, décida que Farel et Saunier les accompagneraient au synode. Olivetan s'y rendit avec eux. Frappée de la nécessité de mettre en usage tous les moyens propres à réveiller le zèle et la fidélité, l'assemblée du val d'Angrogne n'en, vit pas de plus puissant que la multiplication des livres de piété, au premier rang desquels elle plaçait l'Ecriture sainte ; aussi, désireuse de réaliser l'idée caressée dès 1524, à Meaur Strasbourg et Bàlô, par Roussel, Farel et Bentin, savoir celle d'uub imprimerie exclusivement religieuse, prit- elle des mesures pour en subventionner une établie en Suisse, Gomme la traduction de Lefèvre d'Etaples n'avait pas pénétré dans les vallées, où l'on ne trouvait que quelques exemplaires manuscrits d'une très ancienne version, la publication d'une Bible nouvelle « repurgée selon les langues hér braïque et grecque en langage françois », fut résolue. Farel et Saunier, témoins des travaux d'Olivetan qu'ils savaient très versé dans l'hébreu, le supplièrent de se charger dé cette tâche ; mais leurs importunités ne purent vaincre sa modestie et sa défiance de lui-même. Force fut donc de se rejeter sur la Bible de Lefèvre, sauf à la reviser en quelques endroits. A leur retour les trois réformateurs passèrent par Genève; ils y prêchèrent en secret et faillirent être victimes d'un guet- apens. Expulsés de la ville le 4 octobre, ils rejoignirent Froment à Granson. Cependant en conséquence de l'importante décision prise à Chanforans, deux barbes, Martin Gonin (envoyé dès 1526 en Allemagne, martyr à Grenoble en 1536) et Guido, s'étaient acheminés vers la Suisse, afin de s'entendre avec l'imprimeur qui leur serait désigné par Farel. Ils regagnèrent les vallées dans la seconde moitié du mois d'octobre, emmenant avec eux Olivetan et Saunier. Celui-ci rendit compte à Farel de leur voyage, par une lettre du o novembre dont voici la substance : « Partis d'Yvonand (sur les bords du lac de Neuchâtel), nous nous dirigeâmes sur le Valais par Vevey, Aigle et Bex. Ne trouvant pas à Bex de Ut pour Martin, tombé malade, nous retournâmes à Ollon ; mais l'inhumanité de ' la femme du pasteur nous contraignit à repartir aussitôt, bien que Martin fût à demi-mort, Olivetan affaibli par la dyssenterie, et Guido accablé de fatigue. Quand nous arrivâmes au pied des Alpes (à Martigny), je fus à mon tour pris d'une attaque de choléra qui faillit, m'emporter. Comme yétais un peu mieux le lendemain, nous nous remimes en route et. rencontrâmes près de Thospice dti Saint-Bernard, dans une auberge de Verret, un moine du couvent. C'était un cuisinier. Nous l'exhortâmes si bien qu'il nous promit de quitter l'Antéchrist, et que je lui remis une lettre pour toi. A notre arrivée nous fûmes reçus avec une

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grande joie. Nous instruisons les barbes et le peuple dans des réunions auxquelles on accourt de très loin ; mais nous ne les tenons pas ouvertement à cause des opposants. Des écoles seront bientôt établies. Cinq cents écus d'or ont été remis à Martin pour le typographe, afin que Timpression de la Bible ne souffre aucun retard. Envoie-nous les livres que j'ai oubliés et. le bagage d'Olivetan. Fais revoir el imprimer la Bible comme je te Tai dit, c'est-à-dire sur deux colonnes, la plus large pour le français en gros caractères, l'autre pour le latin en caractères plus petits (disposition empruntée aux Episiole Pauliûe Lefèvre, où la Vulgate et une autre traduction sont imprimées en regard). Prie François Martoret du Rivier de nous envoyer des ouvrages français de l'imprimeur Pierre, les meilleurs qu'il connaîtra. » — Malgré ces instances, l'exécution du projet relatif à l'imprimerie fut ajournée. Le 13 mars 1533, P. de Wingle sollicitait du Conseil de Genève l'autorisation de mettre sous presse une Bible française (Merle d'Aubigné, Hist, de la Réf. au temps de Calvin, III, 472) ; mais rien n'indique s'il s'agissait ou non de la Bible française-latine destinée aux vaudois. Au mois d'avril, Olivetan remplissait encore les fonctions de maître d'école évangéliste dans les vallées, d'où il retourna en Suisse en mars ou avril 1535. Dans l'intervalle avait eu lieu la (< conversion subite » par laquelle « Dieu dompta et rangea à docilité le cœur de Calvin » (CommêiU, sur les Psaumes). Gomment Pierre Robert put-il en être l'instrument ? Sans aucun doute Bèze a placé celte conversion plusieurs années trop tôt ; cependant on ne peut conclure de là qu'il se soit également trompé en l'attribuante l'influence d'Olivetan. Le fait paraît donc acquis, en raison de l'intimité de Bèze avec Jean et Antoine Calvin. Mais fut-ce par correspondance ou dans des entretiens avec Jean, que, vers l'automne de 1533, Olivetan lui fit « goûter quelque chose de la pure religion '>, de sorte qu'il commença « de se distraire des superstitions papales m (Bèze, Vie de Calvin, p. 12)? Les deux cousins se seraient-ils vus à Paris, où Calvin était alors étudiant? On l'ignorera probablement toujours. — Par une autre lettre adressée à Farel, le 23 septembre 153:{, de Morans en Dauphiné, Saunier nous apprend qu'il vient de faire un nouveau voyage dans les vallées, et s'est entretenu avec quelques uns des barbes réunis en synode au val Saint-Martin, le 15 août. «J'ai eu des reproches, écrit-il, à cause de l'imprimerie; car ils disent que je suis le promoteur de l'afi'aire, et qu'il y a un an passé que les deniers sont délivrés, et qu'il n'y a rien de fait. Ils seraient d'avis de me bailler la charge des afi'aires, et que je me tinsse auprès de Pierre pour donner ordre aux livres. S'il vous semble que cela soit nécessaire et expédient, il vous plaira leur en écrire tout à plein... Je vous prie écrire particulièrement à frère Loys le vieux (l'un des modérateurs de la table ou synode), le admonestant à parte et de l'imprimerie; car lui et Estève me veulent bailler la charge de vendre les livres et me tenir auprès. » Un an s'était donc écoulé sans que Farel et Viret se fussent livrés à la revision qu'on leur demandait. Sans doute ils auraient pu alléguer pour excuse leurs occupations

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incessantes, leurs courses perpétuelles; mais au fond la principale cause de leur abstention était autre : ils préféraient de beaucoup une version faite sur les originaux à une traduction de la Vulgate, telle que celle de Lefèvre , et ils conservaient le ferme espoir qu'Olivetan finirait par céder à leurs sollicitations. En effet, quatre ou cinq mois plus tard, ils triomphaient de ses scrupules. Au mois de janvier ou de février 1534, Olivetan se mit à Tœuvre, et bientôt l'impression de la Bible commença. Après avofr travaillé toute Tannée, il écrivit les préfaces dans lesquelles il rend compte à ses amis du sentiment auquel il a obéi, de la méthode qu'il a suivie, des sources qu'il a coftsultées et des difficultés qu'il a eu à vaincre, n'ayant voulu jurer en la personne ou la parole d'aucuns, et s'étant adonné seulement à la vérité du texte, parce qu'il voulait « vivre de sa foi, » non « par opinion d'autrui, qui n'est pas chose fort certaine. » Ce travail d'une année fut accompli dans les vallées, témoin la dédicace datée « des Alpes ce douzième de février 1535, » et ces lignes de « l'apologie du translateur »: « Ayant jà longuement traîné ce joug tout seul, ai été contraint entre ces montaignes et solitudes, user tant seulement des maîtres muets, c'est-à-dire livres, vu que ceux de vive voix... me défaillaient. » L'inscription finale est ainsi conçue : « Achevé d'imprimer en l'a ville et comté de Neuchâtel par Pierre de Wingle, dit Pirot Picard, l'an 1535, le quatrième jour de juin. » L'ouvrage est un in-folio en caractères gothiques.Vu la distance et la difficulté des communications entre Neuchâtel et les vallées, à une époque où la poste n'existait pas, il est évident que la plupart des feuilles furent tirées sans passer sous les yeux de l'auteur. Aussi s'empressa-t-il de se rendre près de l'imprimeur dès que l'achèvement de sa tâche le lui permit, c'est-à-dire probablement en mars. Il trouva à Neuchâtel son « loyal frère et bon ami » Bonaventure Despériers, chargé non seulement de mettre au net la copie {amanwnsis interpves), mais aussi de dresser la table des noms hébreux et des noms propres, ainsi que Matthieu Malingre, auquel était confié Tindex des nlatières. Celui-ci devint pasteur de la ville dans le courant de l'année. Jusque-là les épreuves avaient sans doute été corrigées par ces deux savants, aidés de H. Hosa. L'impression tirant à sa fin, Saunier était aussi accouru pour s'occuper des comptes et du placement de l'ouvrage, conformément au vœu des vaudois. Fabri écrivait, en effet, le 6 mai, à Farel et à Viret : « Saunier est arrivé sain et sauf, et s'occupe activement de l'affaire qui nécessitait sa présence. On imprime en ce moment la traduction des noms hébraïques et les tables de la Bible. » Au milieu de juillet, Olivetan et Saunier repartaient pour les vallées, accompagnés de huit autres français, qui allaient intercéder pour leurs frères deProvence et duDauphiné cruellement persécutés. Quelques-uns de ces « notables personnages » habitaient Morat depuis longtemps; d'autres, parmi lesquels se trouvait vraisemblablement Despériers, étaient « serviteurs de la royne de Navarre. » Ils furent épiés à leur sortie de Genève et dénoncés aux genevois catholiques réfugiés à Peney, dé sorte que, arrivée le 16 à

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Faverges, petite ville située à environ deux lieues sud-est d'Annecy, toute la troupe fut arrêtée, à l'exception de Saunier qui s'évada, se cacha dans un champ d'avoine, et regagna Genève à pied, laissant son cheval et sa Bible aux mains des ennemis. Moyennant treize ou quatorze écus, les autres furent relâchés malgré les livres compromettants « fines Bibles et?îouveaux Testaments, etc., » trouvés dans leurs valises. C'est de Turin que les deux frères de Farel lui anoncèrent leur délivrance par des lettres du 22 et du 24 juillet. Au mois de septembre, Saunier essaya de nouveau de passer en Piémont ; mais plus malheureux encore que dans son précédent voyage, il se laissa arrêter en Savoie, et subit, dans les châteaux de Turin et de Pignerol, une captivité qui dura tout l'hiver. Il ne fut échangé qu'après le mois de mars 1536, contre le moine Furbity, emprisonné à Genève. Pendant que son ami gémissait dans un cachot, Olivelan avait repris aux vallées sa vie habituelle de missionnaire. On l'attendait à Genève au mois d'avril. Fabri, qui venait d'y organiser la Réforme, suppliait le Conseil de réserver au savant professeur une place dans le collège récemment institué. Olivetan occupa cette place dans Le courant de mai. Son arrivée fut bientôt suivie de celle de Calvin, qui, à la fin d'août, commençait à donner des leçons de théologie. Durant près de deux années, Olivetan ne quitta pas Genève ; son nom figure dans un grand nombre de lettres, parmi les salutations que les réformateurs s'envoyaient réciproquement en leur nom et en celui de leurs amis. La dernière que nous lui voyons adresser est du mois de mars 1538. 11 partit peu après pour un voyage dont il ne revint pas. L'Italie, berceau de la Renaissance, attirait alors les lettrés ou humanistes aussi puissamment qu'elle attire aujourd'hui les peintres et les sculpteurs. Calvin lui-même avait cédé à cette attraction sans pourtant aller plus loin que Ferrare. Olivetan s'arrêta évidemment aussi quelque temps auprès de la pieuse Renée de France et de son entourage de savants et de femmes d'élite gagnés à la Réforme ; mais il pénétra certainement plus avant dans la Péninsule. La nouvelle de sa mort, apportée dans la seconde moitié de janvier 1539 par une lettre de Françoise Boussiron, femme de Sinapi, médecin de la cour de Ferrare, frappa Calvin et ses amis comme un coup de foudre. Au reste, nul détail; où, quand, comment le « fidèle serviteur de l'Eglise chrétienne, de bonne et heureuse mémoire » (préface française de Calvin déjà citée) avait-il succombé ? On l'ignore. Fabri affirme que ce fut au mois d'août 1538, et comme Françoise, très attachée à Calvin, n'aurait pas attendu quatre à cinq mois pour l'en instruire, si l'accident était arrivé à Ferrare, il y a tout lieu de penser qu'Olivetan mourut dans quelque autre ville, peut-être à Rome. Les bruits d'empoisonnement qui circulèrent à cette occasion parurent sans doute à Calvin dénués de fondement ; car il ne les mentionne même pas. — A son arrivée en Suisse, Olivetan s'était lié avec François Martoret du Rivier, appelé à Moudon en 1536, mais alors ministre à Saint-Biaise, dans le voisinage de Neuchàtel. Celui-ci avait près de lui une sœur ou une parente, que les visites du jeune instituteur et pasteur rcn-

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Paient à la fois pensive et joyeuse. La noblesse de caractère de rhomme, qui pour obéir à sa foi restait éloigné de son pays, son entier dévouement à la science et à' la sainte cause qu'il avait embrassée, sa piété, son extrême modestie, sa timide fierté, touchèrent le cœur de Johanna. Put-elle payée de retour ? Inspira-t-elle à celui auquel elle se sentait si étroitement unie, un sentiment plus tendre que Tamitié? On serait tenté de le croire ; car lors de son premier départ pour les vallées, Olivetan, laissant ses livres et son bagage chez François, légua par testament la moitié du peu qu'il possédait à Christophe Libertet, dit Fabri, et Tautrê moitié à Johanna. Elle attendit patiemment son retour. Mais une fois revenu et établi à Genève, soit qu'il n'éprouvât pour elle qu'un sentiment tout platonique, soit qu'il fût hésitant ou rendu quelque peu farouche par la solitude et l'amour de l'indépendance, il ne la demanda point en mariage. Leur inclination n'était un mystère pour personne. A plusieurs reprises Calvin interrogea son ami, pour savoir s'il n'avait fait aucune promesse à Johanna. Olivetan le nia toujours, particulièrement au mois de février 1538, lorsque le ministre Arenarius (Bertrand Gravier) fut décidé à se rendre à Moudon pour offrir sa main à la jeune fille qui la refusa. Avant d'entreprendre son fatal voyage d'Italie, Pierre Robert avait séjourné quelques jours à Thonon chez Fabri. Là, vivement pressé de renoncer à son dangereux projet, dans un moment de trouble extrême, il avait rédigé à la hâte de nouvelles dispositions testamentaires constituant les deux Calvin héritiers de la moitié de son bien, et chargeant Papillion, Pierre de la Fontaine et Fabri, de distribuer le reste aux pauvres. Bien qu'il fût réduit à une pénurie très voisine de la misère, Calvin, toujours mû par un sentiment de générosité et d'exquise délicatesse, voulut partager avec Johanna sa portion d'héritage, ainsi que celle de son frère, et pria Farel et Fabri de prendre des mesures en conséquence. Le dernier écrivait à Farel, le 8 mai 1539 : « Je réponds enfin à la lettre par laquelle tu m'annonçais que notre cher Calvin se repose entièrement sur nous du soin de vider la question d'héritage, approuvant d'avance ce que nous déciderons. Bien loin d'ôtre une demanderesse importune, la pieuse sœur ne m'a parlé absolument de rien ; mais François estime qu'une partie de ce qu'a laissé notre ami doit lui être accordée, en raison de la fidélité qu'elle lui a témoignée par une longue attente finalement déçue. Je ne doute pas qu'il lui eût légué quelque chose, s'il se fût souvenu d'elle au moment d'écrire ses dernières volontés ; mais moimême accablé de douleur et tout occupé à le dissuader de partir, j'oubliai Johanna... Je ne parle pas de ce qu'il m'avait légué par son premier testament. Je désire seulement conserver trois ouvrages en souvenir de mon âme. Je l'appelle ainsi, parce qu'il m'était plus cher que moi-môme. Plût à Dieu qu'il me fût permis de verser mon sang pour rendre à l'Eglise un si digne ministre ! Le Seigneur veuille nous ^n susciter de semblables, maintenant plus nécessaires que jamais î » — La Bible d'Olivetan est un présent d'inestimable valeur que les -vaudois ont fait à l'Eglise réformée. Calvin, dont on s'étonne de

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doué^d'un esnïw/'»'?Tr '""^ ^''^'"^^ '»'"'•« «J^menU) qu'il est Si n'a én^rn/^'P^'^M ''■'"'' "î"'^' "'«^^ P"»* P*"'--* d'érudition, rofflce JZT , *'"*''^''' "• '•««l^erches, ni soins, qu'il a rempl n?fn don.i h " "J"" ^"^ """ P"^^"« «««^«lé. Toutefois il est, je sdt nar suL H^r»'!'' ""^.TÏ' '"' '^^ P'*^^""» P*« ^ tout le mondl. de si Ion J^.! h ? • ^T'''^^ ^^' «°û*«' ««it parce que dans un travai fe lecZ nnnrl''".' !^ est difficile de ne pas faibliï quelquefois.» Que des étuïL^^^T • " î!/?^':''°'"« P«« »n savant qui a bien mérité rendra iîLif 1 " \ "^^ u ^^ J"»* P'^^ôt avec modération. « Ce sera nentes sont Sm ""T '^''' ^""^"''^ '*'>°' '«« ««^res quaUtés émi- Sne humîLnnMf \' '..P^'x'* ""'*«''*«' 1«« j'appellerais volontiers orendre rPH^r ^ ^ •".'^'' Puisqu'elle a failli l'empêcher d'entre- 5e neut 1X11''^^^': •„^"^"* ^ ^«"^ qu'aucune considération vLSuTF / f^ *!.".'"'"*'■' ^*'"» '«s P'-évient qu'ils n'ont ni

^tTanToH-f .**"?? impunément, ni gloire à espérer de leurs îéSr : r ""f "*'!"'•.««' Pl»« facile de critiquer un auteur que de a sernnl ! if * "T"* /'?'"P'«'" "«' «'^'^ «o« ûem a^mu/an. „ Dans Calrin îmrmll '^""^T^, composée quelques années plus tard. d,Ï.P /p o. /T°™ ^"^ ^^ ^**'^"'" <*« f«" »»"••« Pierre Robert « est ShSf /'"•"«',"•• "^'^«'■^*' »j««t«-'-"' il n'y a homme

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i'enîpnl " , '^ f^'^^P^ beaucoup de fautes en un tel ouvrage. iruTuV T Tlf tïï'"'- " "'^P'-^^ '« P- ^«chard Simon (ffli. comn^P 1 ' P* ;-^* ^'''- "■'■'• '^" ^- ^•' P-326), qui n'a tenu aucun l'œ^vip ^m *''«'"*?««™«"t« «t n'a examiné que superficiellement nST, ? w',** «'.u' "'^ ^*°''*'ï"« <=«l"i-«i se donne pïur le premier

Tu'H ^t .ni' ^ '"' 'nterprète ait travaillé sur le texte hébreu" ni mêmp din, •^°^'?«ntateurs juifs qu'il cite parfois en note. On peut S^e HP l" ^" ^''T''^" *'^ ^" '« 1*°^« hébraïque. Son projet n'est ïrhommp'T- '^if^'-r''' ^' ""« ^'' P™<^édés critiques ; mais un DOuvari^«-^H " ^^^'* P.*' ™*™' ^'^'•' «^««-«^é en celte maU4re. ne rZLlT''.*'""' ""r' «'■^''d^ entreprise, à laquelle d'aiUeurê U celle d'învprrr/""^.'.;^* ^^'■^'«" "'«^^ à proprement parler que Suëlaupl PnH ^^'^^'7 ^^^^^^''^ retouchée, ou plutôt altérée en ti-ain., n ''; "^ ^f .™°^"'"°"^ «'^t '"^••'^J^é aveuglément sur les

tre n.S .'"' •* P^'^l'^ ^" " °'=*^"P« '^''"s 1«« dictionnaires qu'au nnprpf. t , "'"'"P-^ ''^ premier traducteur de la Bible... U ne fit que retoucher la version de Lefèvre d'Etaples. 11 n'en eut pas moin». 1 impudence de se vanter d'avoir traduit sur les originaux. On le crut

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sur parole, et Th. de Bèze, pour expliquer la rapidité du travail d*01ivetan, assure qu'il fut aidé par Calvin. Cette première édition de la Bible à Tusage des protestants est très rare ; mais elle n'a guère d'autre mérite. » « On ne doit pas oublier, dit à son tour la France protestante, d'ailleurs beaucoup plus éclairée et plus équitable, que, pressé par les circonstances, Olivetan ne mit qu'un an à ce grand travail, qui ne doit donc être considéré que comme une ébauche. » Ce sont là autant d'erreurs séculaires dont M. Reuss a fait justice, dans sa patiente et lumineuse étude sur la méthode et les procédés de traduction d'Olivetan. L'illustre professeur de Strasbourg a clairement et définitivement prouvé, par une foule de citations, qu'Olivetan a traduit sur l'original tous les livres hébreuii^ de la Bible, que la langue d'Israël lui était familière, et que sa science était véritablement prodigieuse. Quant aux livres apocryphes et à ceux du Nouveau Testament, M. Reuss n'y voit avec raison qu'une revision trop hâtée de la traduction de Lefèvre, non d'après le texte grec^ mais d'après la Yulgate pour les premiers, et d'après la version latine d'Erasme pour les autres. « Je n'hésite pas à déclarer, dit-il, que l'Ancien Testament d'Olivetan est non seulement une œuvre d'érudition et de mérite, mais un véritable chef-d'œuvre, bien entendu quand on a égard aux ressources littéraires et philologiques dont l'exégèse disposait à cette époque, et surtout quand on compare cette traduction à ce qui existait antérieurement... Il est tout d'abord évident qu'il y a là une traduction toute nouvelle et non une retouche de celle d'Anvers. S'il reste encore des traces non méconnaissables de l'ancienne version, au moyen desquelles on peut prouver qu'Ollvetan l'a eue sous les yeux, cette circonstance, loin d'étayer l'hypothèse d'une dépendance foncière et permanente, servira plutôt à faire ressortir le soin que le traducteur deNeuchâtel a mis à la contrôler et à la corriger... Olivetan avait lu les rabbins, les grands commentateurs juifs du douzième et du treizième siècle... Outre ces rabbins et presque aussi fréquemment qu'eux, Olivetan cite le Chaldée, c'est-à-dire les Targoums ou paraphrases en dialecte araméen (babylonien, chaldaïque), qui sont pour nous, en partie du moins, et après les Septante, les plus anciens monuments de l'exégèse juive. » — Un tel travail a-t-il pu être accompli en un an, ou même en « deux ans et demi, » ainsi que le pense M. Pétavel ? Certes non, et M. Reuss l'a proclamé le premier. Il ne sera contredit sur ce point par aucun de ceux qui ont mis la main à une traduction ou seulement à une revision de la Bible. Calvin lui-même s'exprime ainsi sur le compte du théologien (Des Gallars, Malingre ou quelque autre) qui avait une première fois corrigé l'œuvre d'Olivetan, et n'était pas encore satisfait du résultat : « Son désir serait que quelqu'un ayant bon loisir, et étant garni de tout ce qui est requis à une telle œuvre, y voulût employer une demi-douzaine d'ans, et puis communiquer ce qu'il aurait fait à gens entendus et experts. » Pourquoi Olivetan ne parle-t-il que d'une année? Parce qu'il s'adresse à des amis, Farel, Viret, Saunier, qui, fort au courant de tout ce qui le concerne, le

794 OUVETAN

comprendront à merveille: « Vous ayàns quelque estime de moi, autre que je ne pensais, m'avez tant prié^ sollicité, importuné et quasi adjuré, qu'ai été contraint entreprendre cette si grande charge, laquelle toi Gusemeth (Farel) et Ghlorotès (Yiret) eussiez pu faire trop mieux que moi, si Dieu vous eût voulu permettre et donner le loisir... Si vos persuasions n'eussent été plus puissantes que mes excuses, je ne devais jamais accepter telle charge, vu la grande difficulté de la besogne et la débilité et faiblesse de moi, laquelle ayant bien connue, avais jà par plusieurs fois fait refus de me aventurer à tel hasard... Partant à vous qui m'avez mis en œuvre et ôtes cause de >tout cet affaire , qui m'avez si bien donné à entendre et fait accroire par vive raison que j'en viendrais à bout et le ferais si bien, je viens maintenant, après avoir travaillé toute l'année^ rendre compte de la besogne faite, rendant grâces et donnant gloire à Dieu seul, si elle :si bien achevée et parfaite que vous l'entendiez, et si ai aucunement satisfait à l'espérance que vous aviez de moi, de mes labeurs et vacations, etc. » La postérité, au contraire, devait se tromper jusqu'au moment où un examen approfondi de la Bible révélerait ce qui est nécessairement sous-entendu dans la préface. L'obscurité de la phrase soulignée a été là principale cause du jugement injuste porté contre Olivetan. Celle que nous avons citée plus haut : v< Ayant Jà longuement traîné ce joug tout seul, » indique, il est vrai, qae l'œuvre était commencée longtemps avant l'arrivée de l'auteur dans les vallées ; mais elle est aussi tellement obscure qu'elle a'passé inaperçue. L'explication se présentera d'elle-même, quand nous aurons justifié notre assertion relative aux motifs qui engagèrent Farel et Viret à laisser tomber le projet d'une revision de la Bible de Lefèvre, et quand nous aurons montré pourquoi ce fut à Olivetan qu'ils demandèrent une traduction nouvelle. Quant au premi^ point, ils partageaient le double sentiment exprimé, dès le mois de décembre 1525, par Gérard Roussel, dans une lettre adressée de Strasbourg à Le Sueur : « Nous sommes ici plusieurs occupés à traduire la Bible entière en français, non sur la Yulgate, mais sur les textes hébreu et grec et en nous aidant des versions allemandes, immense travail qui sera, j'espère, en grande édification. Coracinus (pseudonyme de Lefèvre) persiste dans son dessein, voulant exécuter pour l'Ancien Testament ce qu'il a fait pour le Nouveau (publié en 1523), et nous n'avons pas réussi à l'effrayer en lui parlant de la difficulté de l'entreprise et de son ignorance des langues, au point de l'y faire renoncer et de l'amener à ne s'occuper *que de ce dont il est capable, ni même en ajoutant qu'il y a ici des savants qui ponrraient mieux faire ce travail, sans rencontrer plus de difficultés dans l'Ancien Testament que dans le Nouveau, et qu'il ne manque pas de gens qui sont mécontents de sa version du Nouveau Testament, qui trouvent qu'elle n'est pas assez pure et qu'elle s'écarte la plupart du temps du texte grec. » Ainsi, tandis que Lefèvre continuait sa traduction de la Yulgate, plusieurs de ses disciples, Roussel, Farel, Michel d'Arande, Simon Robert et Yadaste, réfugiés comme lui chez

OLIVETAN 795

Capiton, en entreprirent une autre d'après Toriginal, durant Thiver de 4525-1526. Au mois de juin suivant, Roussel, rentré en France et ayant repris ses fonctions d'aumônier de Marguerite, priait Farel, resté à Strasbourg, de lui envoyer des concordances. Il lui écrivait «ncore le 27 août :« J'ai offert une partie de notre travail à la duchesse d'Alençon, qui l'a reçue avec joie. J'en active la transcription, pour le mettre enfin sous presse, si je puis en obtenir l'autorisation. Je désirerais qu'on nous renvoyât d'abi.rd la Genèse, qui est entre les mains de notre ami Bentin. J'estime que notre frère Simon et toi, vous rendriez un grand service en poursuivant l'œuvre commencée ; de mon côté, je ne manquerai pas à mon devoir et je révciilenii le zèle de mes amis... Fais que la Genèse nous revienne au plus tôt. » Ce travail comprenait sans doute le Pentateuque dont, au mois d'ociobre, Farel espérait encore la prochaine impression : « Je croi que brief on aura les cinq livres de Moïse nouvellement traduits. » Nous ne pensons pas qu'ils aient jamais vu le jour; mais ils ont pu être communiqués par Farel à l'homme d'énergique volonté et de persévérance inflexible, qui, arrivé à Strasbourg, en 1528, lorsque l'entreprise était définitivement abandonnée, ne tarda pas à la reprendre. Toutefois il ne traduisait l'Ancien Testament que pour son usage . personnel et sans songer le moins du monde à l'imprimer. En voyant le travail d'Olivetan approcher de sa fin au mois d'octobre 1532, Farel et Saunier se persuadèrent qu'ils réussiraient un jour à contraindre l'auteur de le mettre sous presse; voilà pourquoi ils l'en firent supplier par les vaudois. Il résista, mais acheva la besogne. Ce fut alors, c'est-à-dire au commencement de 1534, qu'il consentit enfin à l'impression. Mais il fallait une Bible complète. Olivetan fut donc obligé de revoir rapidement les livres apocryphes et le Nouveau Testament de Lefèvre. C'est cette revision, accompagnée très probablement d'une dernière lecture de l'Ancien Testament et de l'adjonction d'un certain nombre de note^, qu'il appelait le travail d'une année. Le langage tenu à diverses reprises par Olivetan, exclut toute idée de collaborateur ; ce ne fut qu'après l'impression de la Bible quUl pria Calvin, plus savant que lui en grec, de retoucher le Nouveau Testament. Celui-ci écrivait de Bâle à Fabri, le 11 septembre 1535: « Avant son •départ de Neuchàtel, Olivetan m'a éciit qu'il remettait à un autre temps la publication du Nouveau Testament; je ne me suis donc pas •occupé de la revision que je lui avais promise. D'ailleurs, un cahier manquait au volume qu'on m'a envoyé à cet effet, il y a trois mois, et le travail du relieur n'est pas môme terminé. Mais je me propose de consacrer une heure par jour à cette revision et de te confier mes notes jusqu'au retour d'Olivetan. » Il est permis de penser que Calvin n'a donné suite que plus tard à ce projet. Le Nouveau Testament .paru en 1536 in-8% a été revu par Olivetan lui-môme, qui publia encore, en 1537, sous le pseudonyme hébraïque de Belisem de Belimakom (sans nom de sans lieu) une revision des Psaumes (Genève, in-8") €t, Tannée suivante, une revision des Proverbes, de TEcclésiaste et •du Cantique, sortie des presses de Jean Gérard, in-8°. La re vision du

796 OLIVETAN — OLIVIERS

Nouveau Testament, publiée à Genève en 1638, in-8», paraît avoir été imprimée par Jehan Michel. L'édition petit in-8* de 1539, qu'on attribue à Fim primeur Froschouer, de Zurich, a pour marque Tépée flamboyante encadrée dans cette légende: Non venipacem mitiere^ sed fjfladium.Feui'èiTe existe-t-il plusieurs éditions de cette année. L'exemplaire de la biblioth^que de Genève est inscrit au catalogue comme (t revu parN. des Gallards »; celui de la bibliothèque de Stuttgard contient Tinscription suivante : v Pin du Nouveau Testament translaté par Belisem de Belimakom. Sine nomine el loco. » Nous ignorons si ces détails se rapportent à une seule et même édition. Le titre du Nouveau Testament de Lyon (Nie. Petit, 1540), porte : « Nouvellement revu et corrigé », et celui de la Bible entière de la même date, dite Bible de Tépée, mentionne « une diligente collation non seulement aux anciens et fidèles exemplaires, mais aussi à Toriginal, et signement des canoniques. » Les mots: « Revu par M. Jehan Calvin », complètent le titre du Nouveau Testament imprimé à Genève, en 1543, par Jean Gérard. L'excessive riareté de ces éditions et de quelques-unes^des suivantes a jusqu'ici empêché de les étudier et de les comparer. Depuis 1543, l'œuvre d'Olivetan a été perpétuellement revisée par les pasteurs et les professeurs de Genève. La revision de 1588, l'une des plus considérables, est la première à laquelle ils aient . travaillé en corps et attaché leur approbation. Parmi les revisions postérieures voici, croyons -nous, les principales : Paris 1652, Charenton 1669, Martin 1707, Roques 1736, Ostervald 1744, D. Durand 1750, Lausanne 1822, Paris 1824, Matter, Cuvier et Verny 1849, G. Frossard 1869. A côté de ces revisions ont paru diverses autres versions protestantes : la Bible de Gastalion 1555, la Bible de Diodati 1644, la Bible de Lecène 1741, la Bible de Genève 1805, l'Ancien Testament de Perret-Gentil 1847-1861, la Bible de Lausanne 1854, la Bible de Paris inachevée 1864-1874, l'Ancien Testament de Segond 1874, la Bible de Reuss et la Bible annotée de Neuchàtel, ces deux dernières en cours de publication; le Nouveau Testament attribué à Dolet 1852, ceux de Leclerc 1703, Beausobre et Lenfant 1718, Genève 1726, Genève 1802, Genève 1835, Lausanne 1839, Arnaud 1858, Rilliet 1858, Darby 1859, Oltramare 1872 et Segond 1880. — Voir Herminjard. Correspond, des réformateurs, 18661878; Ed. Reuss, dans la Revue de théologie de Strasb., 3« série, III, IV et V; BuUel. de la Soc. d'hist. duproL, I, 76; XII, 113; 2« série, X, 328; Calvini opéra, édit. de Brunswick, in-4'»; Graf, dans le Lien du 15 juillet 1843; Dardîer, dans le Lien de 1868, p. 290; Pétavel, La Bible en France, Paris, 1864, in-8«; Lelong, Bibliotheca sacra, I, 343; Lalouette, Hist. des traductions françaises, ch. m ; Bœrner, Bibliotheca sacra, II, 93 ; RosenmûUer, Handbuch der liiteratur, IV, 106 ; Home, Introd. to the cril. study of the Scriptures, Londres, 1822 ; notre Hist. de la Soc. bibliq. prol. de Paris, 1868, in-8°, et notre Catalogue raisonné de la bibliothèque de ladite Société, 1862, in-8°. 0. Douen.

OLIVIERS (Mont des) [bar hasetim, Zach. XIV, 4; ^e<K tÔv r/atôv], ainsi appelé à cause de la grande quantité d'oliviers dont

OLIVIERS — QLSHAUSEN 797

«si couvert. Il est situé à un quart de lieue au N. E. de Jérusalem (Act. I, 12; Josèphe, Aniiq., 20, 8. 6; Debellojud., 5, 2. 3), dont il est séparé par la vallée de Cédron. C*est une masse calcaire de 2,500 pieds au-dessus du niveau de la mer, qui se termine par trois pointes d'où Ton jouit d'une vue étendue. La pointe méridionale est aussi appelée, montagne de corruption ou de scandale^ parce que Salomon y éleva des temples aux dieux des Ammonites et des Moabites (i Rois XI, 7 ; 2 Rois XXIII, 13). Jésus, pendant les séjours qu'il fit à Jérusalem, monta souvent sur la montagne des Oliviers (Matth. XXIV, 3 ; Marc XIII, 3 ; Luc XXI, 37 ; Jean VIII, 1), s'arrôtant de préférence à la ferme de Oethsémané située sur le versant occidental et dans les bourgs de Bethphagé et de Bétbanie qui n'en étaient pas éloignés. La tradition a placé l'ascension de Jésus sur cette montagne. Ëusèbe rapporte qu'à l'endroit où elle eut lieu, il y avait une caverne dans laquelle le Sauveur était entré pour communiquer à ses disciples ses dernières volontés. Plusieurs Pères nous apprennent que Jésus, montant au ciel, avait laissé sur la terre les traces de ses pieds, et qu'on les y voyait encore de leur temps. Ëusèbe ajoute que l'on ne put jamais couvrir exactement la terre, ni fermer le toit de la magnifique église qu'avait fait bâtir l'impératrice Hélène, à l'endroit où ce miracle s'était opéré. — Voyez Thilo, Apocrypken, I, 619;Reland, Palœstinay p. 337 ss.; Ritter, Erdbeschreibung, XVI, p. 319 ss.; Giebelhausen, Disseri, démonte Olivarum, Lips., 1704; Die Siloahqvelle u. der Œiberg, St-Gall, 1852.

OLUER (Pierre), pasteur et professeur de théologie à Montauban, naquit dans cette ville dans les premiers jours de janvier 1573. U fut d'abord pasteur de Saint-André-de-Valborgue, de 1606 à 1610, ensuite d'Alais, de 1610 à 1621, et enfin de Montauban, de 1621 jusqu'au 5 octobre 1645; date de sa mort. Il succéda à Pierre Bérauld dans une des deux chaires de théologie ; il remplit ces fonctions un peu plus de deux ans. Dans les agitations presque incessantes qui troublèrent Montauban jusqu'en 1629, il se rangea toujours du côté de ceux qui s'opposaient aux prises d'armes ; il essaya plus d'une fois, du haut de sa chaire, de faire comprendre les dangers de la guerre civile pour la cause protestante ; et plus d'une fois aussi il manqua d'être écharpé par le peuple qui prenait ces conseils de prudence pour un acte de trahison. On ne connaît de lui qu'un petit volume intitulé: La conférence de St-Antoine entre Pierre OUier, pasteur de Montauban, et Pascal, gardien des Capucins, Montauban, 1624, in-8**. — Il n'y avait aucun lien de parenté entre lui et OUier (Jean), pasteur du Mas-d'Azil.

OLSHAUSEN (Hermann), théologien protestant, né à Oldesloe, dans e Holstein, en 1796, mort en 1839, fit ses études àKiel sous Twesten, etàBerlinoùil subit l'influencedeNeander. Il attiral'attention publique sur lui par une monographie couronnée »nT Mélanchthon (Berl., 1818), et fut nommé en 1821 professeur à l'université de Kœnigsberg, et plus * tard à celle d'Ërlangen. Après une courte excursion dans le domaine de l'histoire de l'Eglise, dont le fruit fut ses Historim ecclesiasticxmonur

798 OLSHAUSEN — ONAN

menfa pr^ecipua, Biri., 1820-1822, 2vol.,01shausense voua exclusivementàTétudeexégétiquedes écrits du Nouveau Testament Lepremier ouvrage qu'il publia sur cette matière, traite de VAut/ienticité des quatre Evangiles canoniques , Kœnigsb., 1823. Il fut bientôt suivi de deux autres sur V H&rméneuiiqne bibliq^ie (1824 et 1825), dans lesquels l'auteur, sans rejeter Texégèse grammaticale et historique* défend les principes de l'interprétation allégorique et/ typologique. Il insiste en particulier sur la nécessité d'étudier la Bible dans Tesprit même de la Bible, c'est-à-dire dans un esprit religieux, suivant celte maxime que le semblable seul perçoit le semblable. L'ensemble merveilleux des révélations divines dont la Bible est le document, ne serévèle qu'à celui qui la lit avec foi et en invoquant les lumières de l'Esprit de Dieu. Le sens propre, élucidé par la grammaire, cache un seni spirituel qui ne se découvre qu'à celui qui se trouve placé dans le courant de vie et de luînières surnaturelles, introduit dans le monde par Jésus-Christ. Olshausen résuma les mêmes pensées dans un petit opuscule qui eut un grand retentissement. Christ le seul maîirc, Kœnigsb., 1826, et les appliqua dans son plus vaste ouvrage, Commentaire biblique sur tous les écrits du N. T. ,1830-1840, 4 volumes, restjé incomplet et continué depuis, dans le même esprit, par d'autres théologiens, en particulier par Ëbrard et par Wiesinger. Olshausen» publia également une brochure contre les vieux luthériens, sur Usf récents événements ecclésiastiques en Siièsie, 1835.

OMER (Saint). Voyez Thérouanne.

OMBI. Voyez i4mri.

OU, ville de la Basse-Egypte, construite $ur une digue, la Héliapvlis (HXiou^ToXiç) des Crrecs, célèbre par son temple du soleil (Hérodote, 2, 59) et son nombreux et savant collège de prêtres, logé dans de ,vastes dépendances. Jérém. XLlll, 13, faitallusfon à la magnificence de ce temple. Le nom d'On est plusieurs fois mentionné dans la Bible (Gen. XLl, 45 ; Ezéch. XXX, 17 ; Exode I, 11, etc.). Déjà du temps de Strabon (17, 805), la ville était détruite, mais il en restait de superbes ruines que l'on peut admirer encore aujourd'hui près du village de Matarée, à 2 lieues N.-Ë. du Caire, à 6 heues de l'ancien Memphis. — Voyez* Pococke, Morgenland, I, 37; Niebuhr, Reise, I, 98 ; Ritter, Erdbeschreibung, I, 822 ss.

ONAN, fils de Juda et petit-fils de Jacob. Il fut frappé de mort pour avoir empêché que Thamar, veuve de Her, son frère aîné, qu'il avait été obligé d'épouser, ne devint mère (Gen. XXXVIII, 8).

FliN DU TOME IX.

ERRATA. —Dans Tarticle Nérac, p. 577, 1. 5, lisez Douaaan; 1. 35, lis^x Merraet; p.» 579. 1. 9, lisez Hordosse; p. 580, 1". 3, lisez Masparant; 1. 3, lisez Vi^er; 1. «9. lisez dépoiition! 1. 48, lises Qaatrail-; p. 681, 1.6, lisez Davila;mème ligne, lisez G£coa. au lieu du Acon.

TABLE DES MATIÈRES

Mathlide d'Ecosse 1

Mathilde d'Allemagne. . . 1

Mathilde de Toscane. ... 2

Mathurins 7

Matines 7

Matter 7

Matthœi 8

Matthias 9

Matthieu (Saint) 9

Matthieu Paris. 12

Mathurin 12

Maultrot 14

Maupertuy 15

Maur (Congrégation de St-) 16

Maures (en Espagne). ... 19 Maurice (Saint), v. Légion

thébaine.

Maurice, Télectear de Saxe. 26 Maurille (Saint), v. Rouen,

Maurj, le cardinal 28

Maxence 30

Maxime de Turin (Saint). . 30

Maxime le Confesseur. . . 31

Maximien 32

Maximin 32

Mayer 33

Mayeui (Saint) 33

Maynooth 36

Mazarin (Ministère de). . . 34

Meaux 35

Mechitar, y.Mekhitar.

Médard (Saint) 36

Médecine (chez les Hébreux) 36

Médicis (Les) 38

Médie 45

Méditerranée 45

Méguiddo 45

Méguilloth 4ft

Meiners 46

Mekhitar 46

Mélanchthon 47

Melchisédec 56

Melchites 57

Mélèce d'Antioche 57

Mélôce de Lycopoiis.-. . . 58

Melôce Syrigue 58

Méiiton 59

Melkart, v. Phénicie,

Ménandre 59

Menasseh-ben-Israël 60

Mende 60

Mendéens 61

Mendelssohn (Moïse). ... 66

MendelssohnBarthoidi. . . 69

Mendiants (Ordres) 73

Mendoza 74

Ménélas 85

Ménius 75

Menken 76

Mennonites 77

Ménochius 80

Ménologe. 80

Menot 81

Méphibosethy v. Miphibo^ se th.

Mer d'airain 82

Mer Morte 82

Mer Rouge 84

Mercator 85

Merci (Ordre de la) 86

Mercier (Jean) 80

Mercier (Josias) 87

Mériadec 88

Mériba 88

TABLE DES MATIÈRES

Mérichon

Mérite

Merle d'Aubigné. , . . . .

Merlin (Jean-Raimond).. .

Merlin (Pierre)

Merlin (Jacques)

Méroé, V. Saba.

Mérom . .

Mésa, V. Moab.

Meschec

Meschinet deRichemond. .

Meslier

Mesnards

Mésopotamie

Mesraïm, v. Egypte,

Messaliens

Messe • • • •

Messie, v. Oint,

Mestrezat (Jean)

Mestrezat (Philippe). . . .

Mesures (chez les Hébreux), V. Poids et mesures,

Métaphraste, v. Siméon le Métaphraste,

Métaux (dans la Bible). . .

Métempsycose

Méthode, évéque de Tyr. .

Méthode, apôtre des Slaves.

Méthode le Confesseur. . .

Méthodisme

Métrophane

Métropolitains, v. Eglise catholique.

Mets (chez les Hébreux) . .

Metz, évôché

Metz (La Réforme à) , . . .

Meulen (Jean ver), y.Molanus.

Meurtre (chez les Hébreux).

Meusei, v. MusCulus,

Mexique

Meyer (Jean-Frédéric de) .

Mey er (Henri-Auguste-Guillaume)

Meyer (Louis-Qeorge-Prédéric)

Mezzofante

Michaëlis f Jean-Henri) . . .

Michaêlis (Jean-David). . .

Michée

Michel (Saint)

Michel-Ange

Michel d'Arande, V. Arande,

Miche) Gérularitts, v. Céru-

larius.

Microcosme, v. Macrocosme

Migne 163

Mignot 163

Milan. . J64

Milet 167

Mill (John) 167

. Millénaires, v. Chiliasme,

Milner 167

Miltiade, l'apologiste. . . . 168

Miltiade, le pape 168

Miltitz. 168

Milton 169

Mineurs (Ordres) 175

Mineurs (Frères) 175

Minimes 175

Ministère, v. Sacerdoce,

Minucius (Félix) 175

Miracle, v. Surnaturel,

Miramion (M»« de) 182

Mirandole, v. Pic de la

Mirandole, Mire (Le), v. Lemire,

Mîrepoix 182

Mischna 182

Miserere 184

Miséricorde ( Œuvre de

la) 184

Miséricorde (Ordre de la). 185 Misraïm, v. Egypte,

Missel. 186

Mission intérieure 185

Mission (Prêtres de la), v.

Lazaristes

Missions 199

Misson è46

Missy (de) 252

Mithra, v. Perse.

Mitre 253

Mittarelli 253

Mitylène 254

Moab 254

Modalisme 256

Mœhler 257

Mogilas 261

Moines 261

Mois (chez les Hébreux). . 289

Moïse 290

Moisson (chez les Hébreux). 293

Molanus (Jean) 293

Molanus (Gérard- Walter) . 294 Molay (Jacques de). • • . . 295

TABLB DBS MATIÈRES

MôIdo-YAlaohie , v. Roumanie,

Molina

Molines !!*.!!

Molinos. ...

Moiiio .';; ;

Moloch, Y.Phénicie.

Mômiers

Monaco \ [

Monapchiens, ▼. kn/tYrtnitaires.

Monastère, ▼. Moines.

Monoada

Monde !!!.'.'.

Mongols !.'!'.!

Monique (Sainte) .,...] Monition, Monitoire. . .' \ Monnaies (chez les Hébreux)

Monnard

Monod fPierpe). ..*.'.'.!

Monod f Jean) ..,.*,'.. 1 Monod fFrédéric). .

Monod (Adolphe). . .' . ] ]

MoDophjsitisme ' ]

Monothélitisme. .....']

Montagu. ! . !

Montaigne

Montalembert [ [

Montanisme

Montanban

Montazet \\ [

Montbéliard ' ' '.

Montbrun

Montcalm.

Montesquieu ]

Montfaucon .' ! !

Montgeron

Montgommery

Montluc

Montmorency (Louise de).

Montpellier, r^véiphé. . . , Montpellier (Le protestantisme à)

Montpensier [

Morale [

Morata \ \ ]

Moraves

More [

Morel (François de). . . ] Morel (Jean)

Morel (Dom Robert) ... . !

Morelli

Moréri

Morgan : . , .

Morigia

Morija ,* ! ! !

Morin ^ean). ...!.',*,' Morin (Etienne).. ..'!!!

Mormonisme

Mornay

Morone [ ]

Morrison ' ! !

Mort

Mort (Peine de). . .' * .' .* [ Morte (Mer), v. Mer Morte.

Morts (Fôteoujour des). .

Morus (Alexandre)

Morus J Samuel)

Morus (Thomas)

Mosaïque (Loi)

Moschus

Moscou

Mosellanus *

Mosheim ,

Moulinié * . ]

Moulins

Moutiers, v. Tarantaise.

Mozarabes

Mulhouse

Mûller (André)

Mùller (Henri)

Mûller (Julius)

Munier ]

Miinscher

Munster

Mûnter

Mûnzer

Muratori

Murillo ]

Murner.

Musculus . . .

Musique (chez les Hébreux).

Musique d'Eglise, v. Cfiant

d'Eglise et Plain Chant.

Mussard (Pierre)

Musulmans (Religion des).

Mjrconius ' . . . .

Mysie ]

Mystères, v. Drames reli"

gieux.

Mysticisme

Mythologie

Naaman. .

Nabal. , . , Nabathéens.

TABLE DES MATIÈRES

Naboth 524

Nabuchodonosor. 524

Nachman 526

Nadab 527

Nahum 527

Naigeon 527

Naïtn 528

Naïoth 528

Nancy, v. Toul.

Nangis, v. Ouillaume de Nangis.

Nantes. 528

Nantes (Edit de), v. Edit de Nantes.

Narbonne 529

Narcisse 530

Nardin 530

Natal 532

Natalis 532

Nathan 533

Nathanaël, v. Barthélémy.

Nathinéens 533

Nativité, V. Noël.

Nau (iMichel) 534

Naudé (Philippe) 534

Navarre, v. Béarn.

Navigation (chez les Hébreux) 535

Naviile (Louis) 537

Nazaréens 542

Nazareth ; . . . 544

Naziréat 545

Neander (Joachim) 545

Neauder (Auguste) 546

Neapdlis 557

Neau(Elie) 557

Nébo 501

Nécessité , v. Déterminisme. ' . '

Néchao 561

N«ckam,v. Alexandre Neckam.

Neciver (Jacques) 502

Neclver de Saussure (M°>*^). 505

Nectaire de Gonstantinople. 508

Nect;iiré de Jérusalem. . . 508

Nell^Féhx) 508

XSéliémie 570

iiéiiicsius 571

Nenirôd 571

NênaiuTs. ' . . . 571

Néophyte*. 571

Néo-pla'tonisme, y. Alexan-

drie (Ecole philosophique d*).

Nephtali '.

Népomucène

Népos

Népotien.

Nérac -- . . .

Néron

Nersès IV . . •

Nersès Lampronet<i ....

Nerva

Nesttor, Thistorien

Nestorianisme

Néthinim, v. Nathinéem.

Neuchâtel (Histoire religieuse)

Neuchâtel (Statistique ecclésiastique)

Neufville (René-Claude). .

Neufville (Charles)

Nevers

Newton (Isaao)

Newton. (Thomas). ....

Newton (John). /

New-York.

Nice .

Nicée (Concile de). . ^ . .

Nicéphore

Nicétas

Nicète

Nicodôme

Nicolaï • •

Nicolaïtes

Nicolas pf

Nicolas II

Nicolas III

Nicolas IV

Nicolas V

Nicolas Studite

Nicolas de xMéthone. . . .

Nicolas de Lyre, v, Lt/re.

Nicolas de Cusa

Nicolas deBâle. v. Amis de

Dieu.

Nicolas de Strasbourg. . ^

Nicole

Nicopolis

Nider

Niemeyer

Nifo . . . .

Nihilistes

Nikon

Nil, V. Egypte.

TABLE DES MATIÈRE

Nil le Sage

Nil le Jeune.

Nimbe

Nimes, Tévôché

Nimes (Eglise réformée de).

Ninian

Ninive

Nisibe.

Nitzsch

No

Noailles. .

Nob

Nod

Nôé

Noô de Lescar

Noël

Noël (Alex.), V. Natalis,

Nœsselt

Noet

Nogaret, v. Boniface VIII.

Nombres (Livres des), v.

Pentateuque.

Nombres (chez les Hébreux] .

Nominalisme, v. Scolastique.

Noms (chez les Hébreux). .

Nonce, y,, Légat,

Non-conformistes

Nonnotte

Norbert (Saint)

Normandie (Le protestantisme en]

Normands (Les)

Norris

Norwège, v. Scandinavie,

NotkerdeSaint-Gall. . . .

Notker de Liège

•Notker Labeo . . .

Nourry (Le)

Novalis

Novatianisme

Noyon

Nuée

Gates 714

Obédience 716

Obéissance 716

Oberkampf . 719

Oberlin 722

Obit 727

Oblat 727

Oblate

Oblates

Oblation, v. Sacrifices,

Oblats de Marie-Immaculée.

Obrégon

Observance

Occam

Océanie

Ochino (Bernardine) ....

Ochosias

O'Gonnell

Octaples, V. Polyglotte^

•Octave

Octavien, v. Victor IV.

Odet de Golignjr, v. Chatillon ,

Odille (Sainte)

Odiion de Mercœur

Odoacre

Odoh

Œcolampade

Œcuménique, V. Conciles ai Symboles,

Œcuménius

Œhler

(Etinger

Œuvres (Bonnes)

Offerte •

Office divin, v. Culte et Liturgie,

Offîcialité, y. Juridiction ecclésiastique.

Offrandes, v. Sacrifices.

Og

Oint ou Messie

Oken

Olaf (Saint)

Olavide.

Oléron

Olévian

Olier

Oliva (Fernand-Perez) . . .

01iva(Jean). :

Oiivetan (Pierre-Robert). .

Oliviers (Mont des)

Ollier (Pierre)

Olshausen (Hermann). . . .

Omer, v. Thérouanne,

Omri, V, Amri,

On.. .

Onan

Saint-Germain. — Imprimerie D. Bardin, rue de Paris, 80.

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