MICHEL-ANGE - MIGNOT
la pureté de sa théorie esthétique se trouve admirablement décrite dans le septième madrigal de ses Rime. Quelques littérateurs, Fanfani et Boito en particulier , ont trouvé l^s Rime de Michei-^Ange froides et guindées à cause des réflexions religieuses qu^elles expri* ment : si ces auteurs, entraînés par leur purisme excessif, avaient compris Tâme religieuse du grand artiste, ils ne lui auraient certainement pas fait ce reproche, quoiqu*on doive avouer qu'au point de vue purement littéipaire ses poésies soient médiocres. Michel-Ange, d'ailleurs, n'a jamais posé comme poète, puisque ses Rim^ ne furent connues que de quelques amis intimes et qu'elles coururent le risque d'être perdues pour toujours. — Sources : Rïme e lettere dï Mlchelangtlo Buonarrati^ Firenze, 1860 ; P. Fanfani, Spigolature MichelangiO' lesehe, Pistoja, 1876; E. Grimm, Michelangelo, Milano, 4875 (trad.); G. Boito, Leonardo e Michelangelo, Milano, 1879. Parmi les nombreuses études publiées en 1875 à l'occasion du centenaire de Michelange, voyez surtout l'excellent article du prof. A. Revel, La mente di Michelangelo, Rivistà cristiana, sept, et octobre 1875, et Riccardo Bamffi, Michelangelo poeta, Firenze, 1875. P. Long.
MICHEL D'ARÂITOE. Voyez Arande.
MICHEL GÉRULABnJS. Voyez Cérularius.
MICROCOSME. Voyez Macrocosme.
MI6NE, abbé, né à Saint-Flour (Gantai) en 1800, fit ses études théologiques au séminaire d'Orléans, et, après avoir rempli les fonctions de professeur dans le collège de Ghâteaudun, fut ordonné prêtre et occupa successivement plusieurs cures dans le diocèse d'Orléans. A la suite de vives controverses avec son évoque au sujet de son livre sur la liberté du prêtre, il se rendit à Paris et y fonda V Univers religieux, journal qui est devenu plus tard YUnivers et qu'il vendit en 1833. Il se retira à Montrouge, où il créa un vaste établissement de papeterie, d'imprimerie et de reliure, qui occupait plus de trois cents ouvriers. Il a édité une bibliothèque immense ou plutôt une série de bibliothèques, qui embrassent, dans plus de 2,000 volumes, les patristiques grecque et latine, les liturgies, les conciles, les mystiques,, les livres sacrés de toutes les religions, les dictionnaires, encyclopédies, démonstrations etc. L'intention était excellente et le bon marché des publications a contribué à leur diffusion rapide ; mais, sans parler du côté matériel imparfait, le travail a été trop précipité pour être sévère ; l'élément commercial Ta emporté sur l'élément scientifique et ces éditions n'ont presque pas de valeur critique. Esprit indépendant et entier, Tabbé Migne refusa de se soumettre à la décision de l'archevêque de Paris, qui lui interdisait de continuer son œuvre, dont le caractère trop industriel pouvait porter atteinte à sa dignité de prêtre. Mis pour ainsi dire à l'index du clergé, il vit son immense établissement dévoré par un incendie et mourut en 1875 au moment où il reprenait ses travaux.
MIGNOT (Etienne) naquit à Paris le 17 mars 1698 et mourut le 25 juillet l'Ai. Après des études qui le firent distinguer, il devint docteur de Sorbonne. Ayant une connaissance profonde de l'anti-