‹ Encyclopédie des sciences religieuses; (volume 4)Chapitre 165 sur 170 · LARROQUE — LA RUE · texte numérisé non relu

LARROQUE — LA RUE

Porl-Roval, Larroque se maria deux fois et eut deux fils, dont le premier, nommé, comme lui, Matthieu, se fit capucin à Annecy. Le secôAd, nommé Daniel, venait d'embrasser la carrière pastorale, et s'était déjà fait connaître par plusieurs publications : Le prosélyte abusé ou fausses vues de M. Brueys, Rotterdam 1684 , in-12 ; Lesv^ttables motifs de la conversion de l'abbé de la Trappe, Cologne, I680, in-12. lorsqu'il fut chassé de France par l'édit réyocaloire. Il se retira à Londres et devint l'un des pasteurs de l'bglise réfugiée de Gastle-Street ; puis il passa en Danemark, et de là en HpUande où^ fût chargé pendant quehjue temps de la continuation des y<»iva^ de la république des lettres, et revint abjurer en France, en 1690. Réduit à vivre de sa plume, il se fit enfermer au CMtelet, pour avoir composé la préface d'un écrit satirique relatif à la famme de 1693 Il fut ensuite transféré au château de Saumur, et nen sortit qu au bout de cinq ans, sur la recommandation de 1 abbesse de Fontevrault qui lui procura une place dans les bureaux du ministre des ïa"res étrangères, Torcy. Il mourut en 1731. A la Révocation, sa mie Jeanne de Gênes, avait été arrêtée à la fronUère, comme elle essayait de passer en Suisse avec une de ses filles. On conserve à Genève dans les manuscrits Court, plusieurs lettres qui lui furent adressées par des forçats pour la foi, notamment par Elle Maurm. - Voir la notice biographique que Larroque fils a p acée en tête des Adlmariorum sJorum libri III, Lugd. Bat., 1688, in-8-. œuvre posthume de son pkTe;Nouvellesdelarépublu, deslHlres,mi,m;^^^^ art. 5; Bayle, Dietionn. historù,.; Niceron, Mem. TOÎ ; Hist.des ou- Zages dei savants, 1688, avril; France prot; Bullet de eh»t. du pror./r..XI, 84,85;IX,216. 0. Douem.

LABBOQUE (Patrice) [1801-1879], né à Beaune, mort à Pans, philosophe spiritualiste, professa avec succès dans divers collèges et Ivcées et devint successivement recteur de Cahors, de Limoges et de Lyon II occupait ces dernières fonctions lorsqu'il eut, en 1849, un différend avec l'archevêque, Mgr de Bonald, etfut mis en disponw bilité Après le coup d'Etat de 1851, il demanda sa mise à la retraite. Il avait déjà publié un Cours de philosophie, et se consacra dès lors à de nouveaux travaux littéraires et scientifiques. Son Examm critique des doctrines delà religion chrétiennem, en 1839, l'objet de poursuites iudiciaires qui aboutirent à une ordonnance de non-lieu : il peut être considéré comme le manifeste du déisme, s'insurgeant contre 1 idée d'une doctrine révélée. Dans sa Rénovation religieuse (1860), 1 auteur trace le programme du culte de l'avenir, destiné à unir tous les hommes sur les ruines des religions positives qui n'ont réussi qu'à les diviser. — Voyez un article de F. Dumur, dans la Bévue chrétienne, 1861, p. 581 ss. . . , • 4 LA RUE (Charies de), jésuite français, avantageusement connu pour

sa culture littéraire et ses dons oratoires, né à Paris en 1643, entra de bonne heure chez les jésuites et fut admis dans leur compagnie en 1659 11 aurait voulu, dans sa première ferveur de néophyte, s'engager aux missions du Canada, mais ses supérieurs, qui avaient as-

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