IRVING — ISAAC LE PARTHE
dernier apôtre^ mort récemment (1879). — Sources : Mrs Oliphant, Life of Edward Irving, 2 vol., Londres, 1862; Robert Bdixier, Narrative offaclSj etc., Londres, 1833; Baxter, Irvingismin Us Rise^ Londres, 4836; L'Eglise de Jésus-Christy Londres, 1836; Guers, VIrvingisme et le Èfùrmonisme^ Genève, 1853; W.W. Andrews, TheCatholic Apostolic Church^ itsHxstory^ Organizatior^, Doctrine and Worship, London, 1877.
Matth. Lelièvre.
ISAAG (Yiçekbâk ou Yisekhâk; l(raax, laaxoç), fils de la vieillesse d'Abraham et de Sarah. L*étymologie du nom est douteuse. Le mot Isaac signifie probablement le rieur, le joyeux, mais la tradition le rapporte tantôt au rire incrédule d*Abraham quand Dieu lui promet un fils (Gen. XVII, 17), tantôt à celui de Sarah (XVIII, 12), tantôt encore à celui des voisins à Tome de la nouvelle de sa naissance (Gen. XXÏ, 6). Nous possédons, sur l'histoire des événements les plus importants de la vie d'Isaac, une tradition plus ancienne, renfermée dans de courtes notices éparses dans la Genèse (XVII, 16; XXI, 2-5 ; XXV, 9-19 ; XXVI, 26-34 ; XXVIII, 1-9 ; XXXV, 27-29 ; 1 4, 31). A part l'histoire bien connue de l'annonciation de sa naissance et du sacrifice projeté par Abraham, la narration n'ofi're aucun trait •saillant. Il y est caractérisé comme l'héritier des promesses de Dieu, dès avant sa naissance; il est marié à Rebecca, la fille de son cousin araméen Béthuel et meurt à Hébron à l'âge de 180 ans (Gen. XXV, 9 ; XXXV, 27). Les traditions plus récentes, en tant qu'elles ne font pas partie de l'histoire d'Abraham, n'ajoutent aucun détail important. Le mariage d'Isaac est représenté comme l'œuvre de Dieu, ainsi que la naissance de ses deux fils, survenue après la longue stérilité de Rebecca (XXV, 21). La bénédiction di\ine se révèle encore dans Falliance que les voisins recherchent avec Isaac (XXVI, 21 ; XXI, 28). Tout le reste de l'histoire du patriarche tourne autour de la proclamation de Jacob, comme l'héritier des promesses de Dieu, au détriment de son frère aîné. La narration n'est pas la môme dans la relation plus ancienne. Sans doute Isaac y est encore représenté comme le serviteur de Jéhovah (Etode XXXII, 13), entièrement soumis à la volonté divine (XXVI, 2); il est l'objet de révélations divines, sa prière est exaucée (XXV, 21), et, malgré la parole de bénédiction que le mensonge de Jacob^ incité par Rebecca, a su lui soustraire, il reste le porte-voix des dispensations de Dieu. D'un caractère faible, dominé absolument par Rebecca, il est, malgré toute sa soumission théorique à Dieu, en opposition avec les plans divins; cette opposition se montre par sa tendance au mensonge vis-à-vis des gens d'autres tribus (Gen. XXVI, 7), par sa prédilection pour Esaû et par ses appétits sensuels (Gen. XXV, 28 etc.). Son opposition inconsciente aux plans de Dieu montre, une fois de plus, que l'Ecriture n'a nullement envie de diviniser les personnages dont elle raconte l'histoire. En ne pas cachant leurs faiblesses et leurs péchés, •elle veut nous faire comprendre que Dieu sait tout faire tourner à la réalisation de ses desseins. " E. ScnGRDLiN.
BAAC LE PARTHE (Saint), patriarche d'Arménie, né à Constanti-