‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 185 sur 263 · CALDERON — CALEB · texte numérisé non relu

CALDERON — CALEB

jurisprudence. De retour à Madrid en 1619, il entra au service d'un grand seigneur, probablement le duc d'Albe. Peu d'années après (1625), nous le voyons embrasser la carrière militaire et servir dans les années de Sa Majesté Catholique en Italie et en Flandre. A son retour en Espagne, il fut chargé par le roi Philippe IV de la composition de comédies destinées à faire l'ornement des l'êtes splendides de la cour de Madrid, dont la mise en œuvre était la préoccupation principale de ce souverain léger et fastueux. Cette distinction prouve que la réputation de Calderon comme poëte dramatique était déjà établie, bien qu'il n'eût encore écrit que quelques drames. En 1641, Calderon reprend les armes pour combattre les Catalans révoltés. La paix faite, nous le retrouvons à la cour, et c'est à partir de cette époque qu'il s'adonna exclusivement aux lettres, et en particulier à la composition de ces comedias qui l'ont rendu célèbre. Comme d'autres poètes de son temps, Calderon comprit bientôt que la laveur du public s'éteindrait dès qu'il ne produirait plus, et qu'il se trouverait alors sans ressources. Aussi se tourna-t-il, comme son prédécesseur Lope de Vega, vers l'Eglise, dont il avait déjà reçu longtemps auparavant les premiers ordres, et qui l'ordonna prêtre en 1651. Il occupa dès lors diverses charges ecclésiastiques, soit à Tolède, soit à Madrid, san. renoncer pour cela au théâtre. C'est à partir de cette époque qu'il composa aussi ses Autos sacr amentales, drames religieux destinés à glorifier le "mystère de l'Eucharistie et qui se représentaient le jour de" la Fête-Dieu. Calderon mourut à Madrid le 25 mai 1681 . — Les Comedias de Calderon. qui ont été souvent imprimées, se trouvent dans la Bihliotheca de autores espanoles de Rivadeneyra (éd. de D. Juan Eugenio Hartzenbusch). L'édition la plus connue des Autos sacramentales est celle de Juan Fernandez de Apontes (6 vol., Madrid, 1760). La biographie la plus complète de Calderon se trouve dans le Catatogo del teatro antigue espanol, publié par D. Cayetano Alberto de la Barrera (Madrid, 1860). Morel-Fatio.

CALEB (Kàlëb), fils de Jéphunné, l'un des chefs de la tribu de Juda (Nombr. XIII, 6; XXXIV, 19), joua un rôle important lors de la conquête de la Palestine. Chargé par Moïse de la mission d'éclairer le pays, il se montra partisan de l'attaque immédiate, ce qui lui valut, seul avec Josué parmi les Israélites qui avaient quitté l'Egypte, de pénétrer dans la terre promise (Nombr. XIV, 24 ; XXVI, 65 ; Deutér. I, 36 ; 1 Mach. II, 56). Il reçut à titre de propriété la ville de Hébron comme prix de ses exploits contre les redoutables Enacites (Jos. XIV, 16 ss.; XV, 13 ss.; Jug. I, 12 ss.); il dut la céder plus tard aux Lévites, mais il garda tout le districtqui l'avoisine (Jos. XXI, 11 ss.; 1 Sam. XXX, 14). Dans un certain nombre de passages (Nombr. XXXII, 12; Jos. XIV, 6, etc.), Caleb est appelé un Kenizien, ce qui ne peut s'expliquer que par le mélange intime qui se produisit après la conquête entre la portion de la tribu de Juda à la tête de laquelle se trouvaient Caleb et ses descendants, et la tribu des Keniziens au milieu de laquelle elle s'établit. — Voyez: Bertheau, Comment, z. Buch der Richter^ p. 20 ss.; Ewald, Getch. des Volkes Israël, II, p. 288 ss.

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